SCENE VIII
F ILI'P'PO, seul, après un instant de méditation douloureuse.
Eh bien, quoi? Tout est dit... c'est un autre qu'elle ainn
Et voilà d'un seul mot résolu le problème
De mon bonheur.. Un autre !... Qui, ce jeune ouvrier...
Pourquoi pas, après tout? Vas-tu te récrier.
L'accuser d'injustice et t'indigner contre elle ?
Mais, malheureux, la cjiose est toute naturelle.
A son âge, un amant^ comment le rêve-t-on?
Pareil ace jeune homme; et toi, triste avorton.
Qui fais sur ton chemin rire la populace.
Tu ne t'es donc jamais regardé dans la glace?
Et je n'ai rien vu, rien ! Aveugle ! Aveugle et fou !
Allons, va te cacher, bossu, dans quelque trou!
Elle aime ce Sandro? Qu'ils soient heureux ensemble!
Toi, va-t-en, souffre et meurs! Oh! quel vide! Il me sera
Que quelque, chose en moi s'est éteint pour toujours.
A quoi bon, maintenant, prendre part au concours?