Le vieillard , Sidrac
3. Sibylle , 2'.êuX).a (de aïoç, inusité pour ^so; , et poviXiQ , conseil de la divinité), prêtresse que Tinspiiation d'une divinité jetait dans des accès d'enthousiasme, pendant lesquels elle prédisait l'avenir, l.actance, saint Augustin et Yarron reconnaissent dix sibylles, et voici dans quel ordre Yarron les a classées : 1" la Persique (nommée aussi Baltylonique ou Glialdéenne) ; 2° la Libyenne; 3" la Delphique ; 4° la Cumée ou Cimmérienne ; 5" TÉrytliréenne ; 6" la Samienne;7° la Ciimane ou Lucanienne, ou Italique; 8° l'Hellespontine ; 9° la Phrygienne ; 10" la Tiburline.
4. Le pilier ùW. alois des consiiltotiom '^ les avocats s'y rassemblaient, et c'est là qu'on venait les consulter.
LE LUTBIN, V. Îû7
Sans cesse feuilletant les lois et la coutume, 45
Pour consunièr"âiltrui , le monstre se consume ;
Et, dévorant maisons, palais, châteaux entiers,
Rend pour des monceaux d'or de vains tas de papiers.
Sous le coupablé*cÏÏort de sa noire insolence,
Thcmis * a vu cent fois chanceler sa balance. 50
Incessamment il va de détour en détour;
Comme un hibou, souvent il se dérobe au jour :
Tantôt, les yeux en feu , c'est un lion superbe;
Tantôt, humble serpent , il se glisse sous l'iicrbe.
En vain, pour le dompter, le plus juste des rois ^ 55
Fit régler le chaos des ténébreuses lois :
Ses griffes, vainement par Pussort' accourcies.
Se rallongent déjà, toujours d'encre noircies ;
Et ses ruses, perçant et digues et remparts,
Par cent brèches déjà rentrent de toutes parts. CO
Le vieillard humblement l'aborde et le salue ; Et faisant, avant tout, briller Tor à sa vue : « Reine des longs procès, dit-il, dont le savoir Rend la force inutile et les lois sans pouvoir, Toi , pour qui dans le Mans * le laboureur moissonne , 65 Pour qui naissent à Caen ^ tous les fruits de l'automne : Si, dès mes premiers ans, heurtant tous les mortels, L'encre a toujours coulé pour moi sur tes autels. Daigne encor me connaître en ma saison dernière. D'un prélat qui t'implore exauce la prière. TO
Un rival orgueilleux, de sa gloire offensé, A détruit le lutrin par nos mains redressé.