ACTE I
jeunes opulences étalant pompeusement leur enseigne, qui est le luxe!... Mais encore faut-il que ce luxe naisse d’une opulence véritable... d’une fortune éprouvée au contrôle de la Banque... autrement, ce serait abuser de l’égalité... Et si nous sommes dans un siècle où l’argent est devenu une royauté.» on n’a pas encore, que je sache, inauguré celle de la fausse monnaie I
DF. RUPIERA.
Ainsi... vous niez la fortune des dames Morel?... Les connaissez-vous depuis longtemps?
MADAME DE BARGES
Moi?... par exemple! depuis Wiçsbadc; je les ai vues... ce qu’ont vécu les roses... de leurs trois chapeaux neufs!
DE RUPIERA.
Et cela vous suffit pour les connaître ?
MADAME DÎÎ DARGES.
Sans doute! (En CO moment f'arj ;i reparaît, teignant toujours de lire.) Mais tenez... voilà monsieur Farju, leur ami, qui m’a promis de me trahir obligeamment quelques-uns de leurs secrets... Si vous voulez être édifié, nous pouvons entendre l’affaire de compte à demi !
DE RUPIERA.
Monsieur Farju!
MADAME DE BARGES
De pareils hommes sont parfois utiles... vous allez voir que celui-ci peut nous servir!...
DE RUPIERA.
Mais, non, non...
MADAME DE BARGES
Monsieur Farju?
FARJU, quittant son journal.
Madame la comtesse ?