‹ Le luxe comedie en quatre actes et en proseChapitre 21 sur 103 · A CT K · texte numérisé non relu

A CT K

aux bains de mer, aux eaux fasliionables où errent des étrangers opulents... on prend enfin pour un moment le rôle qu’on voudrait jouer toute sa vie... oubliant qu’au retour chez soi, on peut trouver l’abîme creusé par tant de folie... et y tomber, ruiné... et peut-être plus!

FARJU. %

Ah! dame...

DE RUPIERA.

Ce portrait...

Est ressemblant ! Le luxe n’est-il pas le mensonge des gens qui n’ont pas de fortune ?

FARJU.

On dépense si facilement l’argent qu'on aura!... .Mais la famille Morel...

DE RUPIERA.

Ne la défendez pas!... Il est convenu qu’elle a tous les ridicule, tous les travers!...

MADAME DE BARGES

Et un cousin!... je l’oubliais! Monsieur Farju, le marquis tient sans doute à savoir quel est cet ingénieur... ce monsieur Henri Dauvrav !

FARJU.

Le digne neveu d’un oncle irréprochable... un Morel jeune !

MADAME DE BARGES, remontant.

Il aime mademoiselle Esther !

FARJU.

Heu!...

MADAME UE BARGES

Il songe à l’épouser?

FARJU.

Heu !... lieu !

MADAME DE BARGES, regardant ît droite.

Tenez, marquis, cessons d’interroger!... Le ramier fidtlc a rencontré j^&olombe... ils viennent de ce côté... Je pense bien que vous n’allez pas troubler ce doux tôte-à-tête !

DE R U P I E R A , piqué.

Moi! Et de quel droit?...'

MADAME DE BARGES, à part.

Il l’aime!... Mais je sais maintenant où frapper pour me venger !

DiS RUPIERA.

Si vous voulez être sûre que la jalousie ne fait pas battre mon cœur... prenez ce bras... et allons étudier la fortune de monsieur de Mayrac, qui doit être à jouer quelque part !

MADAME DE BARGES, bas à Farju, on prenant le bras du marquis.

Merci, Farju ! (Ils sortent par la gauche.)

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