‹ Le luxe comedie en quatre actes et en proseChapitre 23 sur 103 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

Si je pouvais devenir monsieur... de Barges !... Faiju de Barges!... Qui sait?...

HENRI, entrant par ta droite avec Esther.

Non, ma cousine... non, c’est impossible... Je viens de le déclarer à votre mère... il faut que je reparte dans une heure !...

ESTHER

Pourquoi donc, Henri ?

HENRI

J’étais allé à Berlin, pour les intérêts dénia compagnie... De passage à Francfort, je me suis vu si près d’ici, que je n’ai pu résister au désir de porter de vos nouvelles à votre père... à votre sœur Suzanne... restée auprès de lui.

ESTHER

Mais on n’arrive pas ainsi à Wiesbade tout juste pour s’en aller!... C’est un endroit charmant, où il fait bon s’arrêter un peu... Tenez, demandez à monsieur Farju !

HENRI

Ah ! encore monsieur Farju !

FARJU, à part.

Décidément, chez celui-là mes actions ne sont pas jiu pair ! (naut.) Monsieur Dauvray ne sait probablement pas que ce soir il nous arrive de Paris tout le personnel d’un opéra... qu’on dit très-comique? et un chef-d’œuvre... on y a mis le prix. Monsieur Dauvray ne peut sc dispenser d’entendre... ,

HENRI

Monsieur... j’ai déjà entendu ici plus de choses que je n’eu voulais écouter!...

ESTHER

Comment?

LE LUXE

HENRI

Mes devoirs me rappellent à Paris, ma cousine... Votre père m’apprend que la chambre est enfin saisie du projet de loi qui concède à notre compagnie le grand boulevard de la Gironde.

F A RJ U, vivement.

Que dites- vous ?... Quoi ! sitôt !... Ce projet est déjà sorti du conseil d’État?

HENRI

Oui, monsieur !

FARJU.

Mais alors le rapport de monsieur Morel sur le choix de l’entrepreneur des travaux... N

Mon oncle m’appelle pour l’étudier avec lui !

FARJU, il pari.

Diable!... plus un instant à perdre !... Je pars, (il remonte vers le fond.)

ESTHER, àFarju.

Vous paraissez tout bouleversé !...

FARJU.

C’est l|ue... moi aussi... ma présence à Paris... il faut que je sache à quelle heure partie plus prochain convoi!...

ESTHER

Mais vousjae vous évaderez pas ainsi sans voir ma mère ?

FARJU.

Non, certainement ! Dites-lui que plus que jamais je dois l’obliger... (a part.) Imbécile !... je le lui dirai moi-môme, puisque je vais la voir! je perds la tête! (A pari, s’en allant ii gauche.) Allons, mon pauvre Farjtt... voici !a crise!... tout ou rien !... Le

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