ACTE
DE MAYRAC.
M’humilier!
MADAME DE BARGES
Je maintiens le mot... car, pour moi, je ne connais rien de plus humiliant que d’être vaincu... n’importe où... même au jeu !
DE MAYRAC.
Marquis, décidément le cœur ne vous en dit pas?... Plus on est de joueurs... plus on perd ! *
MADAME DE BARGES
Laissez le marquis... il a des raisons d’être circonspect !
UN MONSIEUR, àdeRupiera.
Pourquoi refuser cette provocation ?
ESTHER
En effet, monsieur le marquis, pourquoi ?
DE RUPIERA.
Je l’accepterais si... un aimable auxiliaire m’était donné... DE MAYRAC, jouant.
Vous perdez, comtesse!... Allons, allons, monsieur do Rupicra !
DE RUPIERA i» Esltter.
Jouez pour moi, mademoiselle!
ESTHER, à part.
Pour lui?
MADAME DE BARGES, à part. ‘
Elle hésite!
DE RUPIERA
Eh bien?
LE LUXE
ESTHER
C’est que...
DE MAYRAC.
Vive le jeu! c’î&tla guerre!...
Les caries sont des armes I
ESTHER, très-émue.
Elle me défie...
DE MAYRAC, à de Rupiera.
Vite ! vite ! le temps presse... Le jeu public va commencer... cl il me faut le temps de vous dévaliser. — Votre jeu, comtesse... mille francs!
MADAME DE BARGES
Vingt-cinq louis.
DE MAYRAC.
Misère !
MADAME DE BARGES, à Esthcr.
Et vous, mademoiselle?
Moi?...
ESTHER, se levant avec agitation.
DE RUPIERA.
Je complète 1
DE MAYRAC, taillant.
Gagné!... Très-bien 1 continuons.
MADAME DE BARGES
Eli bien ! mademoiselle Morel ne met pas? Est-ce qu’elle a. peur ?
ESTHER
Pardon, madame, je mettrais... mais en l’absence de ma mère...