SCÈNE VI
SUZANNE, MOREL, assis à gauche, HENRI, MADAME MOREL, ESTHER.
MADAME MOREL, entrant.
Henri, ici !
ESTIIER, émue.
Mon cousin!
HENRI, s’approchant.
Ma tante!
MADAME MOREL
C’est toi, mon neveu!... la lin! 1! paraît que tu le souciais peu île nous rencontrer à Wicsbatle!... Ne te voyant pas davantage ici, je te croyais reparti pour la Gallicic... l’Éthiopie... la Chine !
MOREL, riant à Henri.
Oh! oh ! on te tient rigueur !... Ma chère... votre neveu a terminé scs voyages... le dernier lui vaut une campagne... il montera en grade !
MADAME MOREL, allant à son mari.
Ah! bah!
HENRI
Qu’importe, mon oncle! Ici, on ne trouvera jamais que le parent dévoué... (AEsther.) l’ami sincère.
ESTHER, lui tendant la main.
Merci, mon cousin... merci!
LE LUXE
MOREL, qui les regardait, à part.
Allons, décidément, c’est fini !
MADAME MOREL, rassurée.
Tu seras toujours le bienvenu ici, mon cher neveu!
HENRI
A bientôt, mesdames ! (Il sort par la gauche.)
SUZANNE, A part.
Ils ont beau bouder... je crois, moi, qu’ils s’aiment toujours ! MOREL, lias à Suzanne.
Tu as entendu?
c SUZANNE, de même.
Oui, papa... Mais est-ce qu’il peut méconnaître ma sœur?
MOREL
Nous verrons !
SUZANNE, à part.
Est-ce qu’on peut l’oublier, lui?
M ADAME MOREL, bas à Eslher, à droite.
Allons, allons, sois donc moins triste devant ton père ! Tu as bien fait de tout m’avouer; Farju nous tirera de là. Il me doit tant, en échange du service que je vais lui rendre auprès de mon mari 1 Aujourd’hui même, je l’espère, cette impertinente madame de Barges sera payée.