ACTE II
MOREL, regardant.
Voyons... Ah ! une carte : le marquis de Rupiera, grand écuyer de Sa Majesté l’empereur du Brésil!
MADAME MOREL, joyeuse.
Le marquis !
EST H ER, avec émotion.
Lui!
SUZANNE, allant à Esthcr qui est il droite.
Ce marquis dont tu m'as parlé?
ESTHER
Oui. (Elles s’asseyent sur le canapé et prennent leurs broderies.)
MADAME MOREL, à son mari.
Vous savez, celui qui a sauvé Esthcr !
MOREL, se levant.
Oh! j’irai certainement remercier... le marquis, puisque le voilà à Paris! Monsieur de Rupiera est un noble cœur; sa conduite à Lisbonne, pendant l’épidémie...
ESTHER, attentive.
Sa conduite...
MADAME MOREL
Qu’est-ce donc?
MOREL
Les journaux nous l’ont appris... Comme il arrivait en Europe au plus fort du fléau, au lieu de quitter Lisbonne, où réside sa famille, il s’y arrêta... et ouvrit son palais pour servir d’hôpital aux malades...
SUZANNE, à Esther.
Ah ! c’est bien !
MADAME MOREL
Cœur magnanime!
LE LUXE
EST II EK, à part.
Ce n’était donc ni son nom ni ses richesses que j’aiinais en lui!
MADAME MOREL
Plus que jamais je suis heureuse que monsieur de Rupicra nous tienne parole !
MOREL
Comment cela?
MADAME MOREL
Sans doute... il nous avait bien promis de venir nous voir... de continuer nos relations ..
MOREL
Yos relations... avec ce grand personnage?
MADAME MOREL, U Eslher.
Nous l’aurons à notre bal de rentrée!... (Elle s’assied à droite.)
MOREL
Un bal?... un bal de rentrée?... Vous parlez, ma chère, comme la femme d’un ministre!... Nouscauscrons.de cela plus lard, je vous prie!...
MADAME MOREL, prenant aussi une broderie.
Mais dès à présent...
MOREL
Non! J’éprouve assurément pour monsieur de Rupicra beaucoup de reconnaissance, s’il a préservé notre lillc d’un danger... d’un accident!... Mais pour ce qui est de l’ajouter à la série des gens trop haut placés que vous voyez déjà..; ma chère, je crois que c’est parfaitement inutile !
Un sermon?