ACTE III
HENRI
Je sais tout... ù Wicsbade...
SUZANNE
Oui, ce vilain pays où tout le monde fait semblant d’ètre riclie...
HENRI
Estlier a joué... et... nécessairement...
SUZANNE
Elle a perdu !
C’était moins honteux encore que de gagner!... — Quelle somme ?
SUZANNE
Dix mille francs !
HENRI
Dix mille francs? Que faire!... et mon oncle... ü qui je voulais venir en aide à son insu...
SUZANNE
Ah ! Henri ! si vous saviez comment cela est ari ivé !
HENRI
Ne me dites lien ! — A qui doit-elle?
SUZANNE
A... une... comtesse...
HENRI
Ah! madame de Barges!... l’héroïne de cette histoire, où monsieur de Rupicra...
SUZANNE
Eh bien ?
HENRI
Oh! l’hésitation n’est plus possible!... c’est elle qu’il faut sauver!... Oui, oui, Suzanne, comptez sur moi!... Que votre sœur le sache... dans une heure elle aura la somme entre les mains !...
LE LUXE
SUZANNE
Oli ! Henri, merci ! Je n’ai, pas douté do vous, allez ! Et quand, auprès de cette famille que le monde veut flétrir, on verra un brave jeune homme... aimé... estimé de tous... qui revendique le droit de la défendre...
HENRI
Sans doute!... mais attendez donc!... je puis mieux encore I
SUZANNE
Quoi donc?
HENRI
Oui, mon oncle m’a permis de l’espérer... L'honneur d’être son gendre... c’est aujourd’hui que je dois le réclamer !...
SUZANNE, à part et pleurant.
lia la même idée que moi... Eslhcr...
HENRI, avec entrainement.
Quand on me verra échanger mon titre de neveu contre celui de iils...
SUZANNE
Oui, c’est cela !
Les injurieux soupçons, les accusations calomnieuses, tout disparaîtra...
SUZANNE
Oui! tout disparaîtra !...
HENRI
Oui, oui, il faut que désormais chacun honore la famille Morel, comme Henry Dauvrav prouve publiquement qu’il l’iionore lui-même !
SUZANNE
Certainement... lui-même...
HENRI , lui prenant les mains.
Oh ! ma petite Suzanne !... Oh ! ma femme !...