‹ Le Luxe et les Lois SomptuairesChapitre 8 sur 35 · ONE · texte numérisé non relu

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néessaire; il a le superflu. C'est qu'il obéit aux mêmes penchants que l’homme civilisé, bons ou mauvais.

L’âge de la pierre a son art: ainsi l’attestent ces silex et ces défenses de mammouth ou de renne, incrustés avec une habileté remarquable. Le luxe de parure est, à peu près, le seul, mais ses manifestations sont déjà très variées : vases,colliers,pendants d'oreilles, haches, boucliers, travaillés avec un goût surprenant.

Avec l’âge de fer, l'homme sait travailler les métaux ; il fabrique des casques, des bracelets, des vases en bronze, en or, en fer. Certains de ces objets dénotent, dès ces époques reculées, une adresse et un fini extraordinaires. Les ustensiles de toilette sont déjà très nombreux.

Le luxe funéraire existe aussi; c'est même gràce à ses vestiges que l’on a pu arriver à une certaine connaissance de ces âges préhistoriques. Les tombeaux que l’on peut vraisemblablement attribuer à cette période sont ornés d’emblèmes et de sculptures variés. Les sarcophages contiennent presque tous des objets précieux, déposés là, en signe d'hommage et de souvenir.

On peut faire les mêmes remarques à propos des sauvages.

Leur demeure consiste en une case grossièrement construite ; comme vêtement, un simple pagne : beaucoup même vont entièrement nus. Eh! bien, chez presque tous, le luxe de parure et d’ornemen-

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