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Billet de service de la Comédie-Française. Grave par Duplcssi-Bertaux. en 1816.
LA RESTAURATION
point de vue, la façon d’y assister, le pontifical, la soirée aux Français diffère de l'Opéra par des subtilités de détail infinies. Hors certains soirs, l’usage n’est pas d’y être en cérémonie, et pour les soirées extraordinaires, on a volonté de n’exagérer quoi que ce soit, ni dans le train d'arrivée, ni dans la parure. Une robe de dîner ou de réception pour les femmes, rarement la tête nue, très peu de décolletage, une sobriété de bijoux et de diamants particulière. Si le roi assiste, l’uniforme est celui de cour, au moins dans les loges du premier rang, les manteaux, les barbes et les signes distinctifs. Les loges ont d’ailleurs moins de luxe que celles de l’Opéra ; elles se louent peu à l’année, et quand on y vient, on se doit contenter d’une case banale, moins spacieuse, et presque toujours sans le salon d’avant-loge. Postérieurement à 1822, la salle fut reprise et décorée à nouveau ; on fit disparaître les grandes colonnes massives qui gênaient la vue, et on les remplaça par des pilastres laissant en belle lumière les toilettes et les visages. Les fonds avaient été peints en rose vif. condition très seyante pour les robes claires et les carnations pâles.
Là règne Talma toujours, et près de lui, sur le même rang presque, Mlle Georges et Mlle Mars. Lui a grandi encore depuis l’empire ; les plus intransigeants pardonnent les attaches bonapartistes en faveur du talent immense. D’ailleurs, qui pourrait à cette heure porter la toque à créneaux, le bonnet romantique célébré dans Corinne, si Talma disparaissait ? Sous cette coiffure, il a, disent les bien renseignés et érudits, la grâce hautaine de François Ier ; sous la toge romaine, c’est au plus près César ou Pompée. Aussi quelle préoccupation et quelle stupeur pour les amoureux de la scène française, lorsqu’en octobre 1826 on sut tout à coup la maladie grave du « comédien sublime » ! A chaque représentation, le semainier faisait lever le rideau, et sans les saints obligatoires, d’un air fatal, il donnait aux assistants le récent bulletin de santé. Sur les paroles bonnes ou mauvaises, le public se levait dans un ronron bruyant, et s’écoulait en discutant la nouvelle. Quand le grand homme fut mort, Paris en eut un deuil très sincère. Le jour des obsèques, les magasins se fermèrent de bonne
Scène finale du comte Ory. Les principaux sujets et les figurants sur la scène. Le décor gothique. D'après le recueil de Martinet.
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heure, et les plus modestes admirateurs achetèrent un bouquet d’immortelles à mettre sur sa tombe au Père-Lachaise.
Nous voici loin un peu de l’Opéra où l’art se généralise et où l’on fait moins de compte des interprètes. Aux Français, l’engouement est plutôt des acteurs. Des deux déesses du lieu, Georges ou MUe Mars, la première est en déclin rapide sous la Restauration ; les chairs envahissent; bien à regret, « Georges » est condamnée aux rôles de mères
TaLMA DANS SON DOLE de Sylla.
Lithographie d’après nature, par Horace Vernet,
nobles. La vue est cruelle du joli portrait de Gérard, exposé en quelque endroit de la maison, si impertinemment décolleté, décolleté de trop on peut dire, où la pensionnaire de Sa Majesté l'Empereur et Roi se montrait toute dans sa maturité splendide. C’est, dans l’instant, une Agrippine puissante, taillée en Hercule, déjà bien proche de la charge méchante qui la fera pareille au Gargantua de Rabelais. Un jour, très tard, et il n’y a pas si longtemps de cela, Georges aura perdu son embonpoint. Elle sera une vieille dame édentée, caduque, coi liée en bandeaux, très grand’mère et inattendue, inattendue pour le moins autant que Marie-Louise en capote on la duchesse de Berry en cheveux gris.
Par contre, Mlle Mars gagne; les yeux sont alors d’une douceur infinie, le nez d’une line cambrure, la bouche rieuse, et un talent! Tous
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les costumes sont à sa taille, royaux ou paysans, gothiques ou modernes. En Russe « elle fait délirer » ; en Betsy c’est, au rebours du vrai, la candeur et l'innocence. Gérard ne se lasse point de la peindre; pour lui, c’est le type écrit et définitif de la beauté française. Use-t-elle du travesti? elle n’a point l’extravagante allure de ses rivales. Un soir on la voit en camerera mayor dans la Princesse des Ursins , en un costume grotesque; elle est adorable. Pour la Célimène du Misanthrope , elle n’a rien trouvé de mieux que le costume de Mme de Staël avec une toque ; on ne songe point à railler. Fort dépensière et prodigue si le théâtre paie, Mars a la sage économie des personnes ordonnées lorsqu’elle s’habille à ses frais. Chez Leroy, en 1818, elle commande une robe de tulle rose rayée de rubans, laquelle, tout compte fait monte à 282 francs, un prix de réclame. Et ce sont à son sujet des chroniques malignes où son avarice est mise en proverbe, ce qui ne l’empêche ni d’être la première au théâtre, ni de tourner â l’envers nombre de cervelles un peu mûres...
Ce monde n’a guère changé. Ce sont déjà dans la « maison de Molière » plusieurs querelles dans lesquelles le public a grand plaisir d’entrer, même là-bas, au faubourg Saint-Germain, des dames et des seigneurs qu’on aurait peine à croire. Sostbène de La Rochefoucauld, chargé de régenter l’art, a grand’peine de retrouver son latin perdu. Entendez les auteurs qui crient affreusement contre le comité, une réunion de comédiens et d’actrices, ceux-là bâillant, celles-ci faisant une broderie, et qui après avoir bâillé et brodé durant une lecture refusent une pièce « en parfaite connaissance ». Autre affaire grave : les costumes! chacune de ces dames se reconnaît un droit de contrôle, tout bonnement. Mlle Mars ne consent point à se coiffer au gré du costumier, ce sont des scènes à propos des rôles de Molière. Mlle Duchesnois sait mieux que quiconque la mode romaine de 200 ans avant l’ère chrétienne ; ce qu elle dit est mot d’évangile. Talma cherche le genre noble que le dessinateur est impuissant à comprendre. D’eux, les curieux bonshommes, le genre passe aux auteurs du grand monde, car le grand monde a un prurit singulier d’écriture sous la monarchie. Très
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sérieusement Mme de Duras, sortant de ses offices religieux, discute avec Alexandre Duval la guimpe religieuse à mettre à son Ourika la négresse. Le genre comédien n’est point si méprisé qu’on le veut penser ; il est une expression de romantisme glissé en bien des choses, il passionne comme une littérature. Sous ce couvert, on étiquette une foule de petites passions mondaines; on est, en fait de théâtre, progressiste ou réactionnaire, libéral ou ultra. Quand Victor Hugo donne Hernani , la famille royale n’est point là, mais le duc d’Orléans et ses enfants occupent deux loges grillées d’en bas ; les jeunes princesses en robes blanches assistent à la bataille romantique. On croit au théâtre alors, on ne s’en cache pas ; le pessimisme désabusé n’a soufflé ni sur les grands encore, ni surtout sur les humbles.
Avec l’Opéra et les Français, les Bouffes-Italiens constituent le troisième spectacle du bon ton, une de ces réunions ou l’on est chez soi, où l’on se salue, où l’on consent à se reconnaître. Longtemps nomade, la troupe italienne a fini par se fixer à la salle Favart, dans une assez coquette installation, touchant aux boulevards, jolie de façade et laissant aux voitures un suffisant parcours. En ce lieu, les curieux de musique ont introduit un code spécial du bon genre. Ceux de la société qui ont leurs places à l’année sont dits de fondation ; ils ont un des trois jours select, le mardi, le jeudi ou le samedi. Le lundi est réservé aux amateurs de circonstance, aux étrangers, à tous ceux qui passent et ne reviennent guère. En tant que décor, — la salle Favart n’est point de tout premier ordre; c'est presque un ton de n’y vouloir prendre garde. Des loges très découvertes, aux fonds vert sombre. Le balcon or et blanc, de petits salons simples, meublés sans luxe; pour le roi ou les princes, une avant-scène de six places entre deux colonnes; face à la scène, trois autres loges drapées et tendues de rideaux; rien de plus marquant. Seulement on en a proscrit le gaz hydrogène, abhorré des personnes délicates. Tout le grand lustre y est éclairé de quiuquets perfectionnés enfermés dans des globes, lesquels répandent une lumière douce. Le seul reproche à Favart, c’est le foyer un peu attirant, où l’on processionne volontiers dans les entr actes, et d’où l’on rentre avec fracas une
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fois le rideau levé. Puis le vestibule a trop d’ouvertures ; il manque un foyer en bas chauffé dans l’hiver, où l’on ait loisir d’attendre sa voiture.
Au regard des gens du monde, l’Opéra-Bouffe a le pas sur les autres spectacles. La raison qu’on en donne est d’une jolie sottise mondaine : c’est la difficulté de comprendre le dialogue qui en éloigne le public ordinaire. En outre, et ceci n’est pas la moindre condition de succès, les Bouffes ont un compositeur attitré, un « fournisseur de génie » Bossini, que Stendhal vient de mettre au premier rang dans un livre, et que Sosthène de La Bochefoucauld oppose « aux vétustés chantantes et dansantes » de la scène. Bossini est jeune alors, il a, comme on dit encore « l’oreille et le cœur » du spectateur, on compte en son honneur les faveurs doubles. Ce maître qui devait mourir en 1868, à quarante ans de là, a pour bien peu donné ce qu’il pouvait, tout ce qu’il pouvait, à la Révolution de 1830. Par essence, il est le musicien de la Restauration ; même Bellini ni Caraffa, deux concurrents, ne parviendront à l’égaler dans les admirations romantiques des raffinés. D’ailleurs, ses expressions personnelles d’art musical ont trouvé de merveilleuses interprètes. Giuseppa Grassini, autrefois remarquée par Napoléon, est à Paris dès la seconde entrée des Alliés en 1815 ; Judith Pasta s’y vient fixer au retour du congrès de Vérone; mais, avant toutes autres, Angelica Catalani révolutionne et entraîne. C’est entre 1820 et 1830 une femme peu douée physiquement que la diva italienne, maigre plutôt, commune d’aspect, et d’un âge certain, mais pourvue d’une méthode savante ensemble et charmeresse. Mme Catalani arrive chez nous de Vienne et de Milan; et la voici retenue à Paris pour la consécration d’un talent qu’elle juge insuffisamment apprécié au delà des monts. Un jour viendra qu’on l’oubliera en France, et que son visage ne dira plus rien; un graveur la fera passer avec sa couronne de roses pour l’impératrice Joséphine. Mais sous la Restauration il n’en est que pour elle au monde! A peine Mme Cinti est-elle à ce point fêtée, encore qu’une nuance se note en faveur de sa rivale. Lorsqu’en 1827, le prince d’Orange fait remettre à Mme Cinti un délicieux bracelet gothique dont les divisions ogivales servent à écrire les deux noms de Montalant et de Cinti , c’est peut-être
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que la Catalani n’eùt point accepté le cadeau. Hautaine et réservée, elle est la cantatrice sans pareille, mais cela seulement, il ne lui chaut rien d’autre.
Angelica Catalani, première chanteuse de l'Opéra italien a Paris. Dessine d’après nature et gravé par Flcischmann.
Le besoin pour la société de faire œuvre cosmopolite et d’afllrmer « une parfaite suavité » ne s’arrêta point au théâtre italien. Il y eut en 18:27 un imprésario anglais, M. Abbott, qui amena en France une troupe
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anglaise, et clans le nombre quelques célébrités de là-bas, miss Foote, miss Smithson — laquelle épousa Berlioz depuis — l’acteur Macready et Kean. Abbott vivait sur celle idée que les émigrés ayant habité Londres lui feraient à Paris une fortune. Il se trompa du tout ; les Français, dit-on, se sont récemment tout ainsi trompés, en allant à Londres. Ceux-là dont Abbott attendait le succès étaient par malheur trop âgés, et bien souvent désabusés des choses gaies. Ce furent les jeunes qui lui vinrent, par genre toujours, dans l’intention de prouver une sensibilité ou un snobisme. Cette troupe fut en vérité la plus nomade qu'on eùl encore vue. Par instant elle est à Favart, dans les accalmies des représentations italiennes ; à l’Ocléon les jours de relâche. Il est select d’y paraître, mais à la condition expresse de ne faire ni toilette ni cérémonie. Les mercredis et les vendredis anglais à la salle Favart sont justement de ces jours proscrits où, sauf pour les représentations excen triques, un gentilhomme ne consent guère à pénétrer dans une salle de spectacle. Au fond de l’indifférence assez vite marquée à l’encontre de la troupe anglaise, comme plus tard en avril 1830, de celle dont on accueillera le théâtre allemand, il faut chercher celle cause très banale : les spectateurs s’ennuyaient parce qu’ils ne comprenaient pas. Et comme ils n’avaient là ni le stimulant d’une réunion choisie, ni l’occasion de parader en bonne compagnie, ni la moindre assurance de jamais pouvoir tirer profit de leur contrainte et de leur gêne, ils ne revinrent plus.
En musique et eu prose vraiment françaises, c’est-à-dire joyeuses, vivantes, et débarrassées des préoccupations d’art supérieur , l’Opéra - Comique et le Gymnase se voient à la meilleure place. L'une s’incarne en Boïeldieu, l’autre dans Scribe. Sans rire, Sosthène de La Rochefoucauld lance à propos de l’Opéra-Gomique cette étrangeté : « C’est un genre de comédie cl de musique que le gros public semble
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encore favoriser! » Voilà qui est. parler d’or. Le gros public Parisien
Miss Foûte, dans un de ses rôles du théâtre anglais. D'après le tableau de Clinl .
tenait assez à ce genre pour qu’on lui consacrât la salle et qu’on eût tenté, aux environs de 1825, un aménagement coquet cl luxueux.
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Pour dire vrai, le spectacle n’en est point classé dans le grand monde, on lui refuse la qualité reconnue aux trois grandes scènes ; mais on y rencontre une bonne majorité d’amateurs vieillis qui en sont restés au Devin du village , et n’en sont point négligeables pour autant. Ceux du nouveau jeu qui y daignent prendre un siège, d’abord en rechignant, sont bientôt contraints d’avouer combien on y bâille moins que là-bas, àFavart, toute une soirée longue, ou même à l’Opéra pendant un récitatif.
Alors, tout en mettant une ironie dans leur appréciation, les galants seigneurs sont aises de venir cacher là, en une loge rôtie, dans l’ombre, un moment de gaîté simple. Un jour on eut, pour opposer aux phrases savantes des Rossinistes, cette chose délicieuse, cette troubadourerie exquise, tout naïvement tombée d’un vieux cadre du xvmc siècle comme Paul et Virginie , la Dame Blanche. On en parut étonné. Pas plus alors qu’aujourd’lmi on ne voulait avouer la puissance très sûre de l’œuvre simple, candide, comprise de chacun, et doucement émouvante. Ah! oui ce monsieur Boïeldieu ! Boïeldieu, ma foi, qui avait son histoire dont peu de mirlillors eussent été capables. En 1814, choyé par l’empereur Alexandre, circonvenu, sollicité par toutes les séductions les plus irrésistibles, Boïeldieu avait refusé de passer en Russie. Même le jour de la grande tentation il lui était arrivé cette aventure. Alexandre avait pour une soirée annoncé l’intention d’assister au spectacle de l’Opéra- Comique ; Chénard, Facteur, s’était allé poster à la porte d’entrée avec une quantité de flambeaux pour conduire l’empereur à sa loge. Mais tandis qu’on l’attendait d’un côté, Alexandre était entré de l’autre en costume de général tout simple. Tandis qu’il grimpait un escalier sombre il se heurta à Boïeldieu, et en sa compagnie gagna la place d’avant-scène qu’on lui avait réservée. Aussitôt que le prince parut, les applaudissements éclatèrent, et Chénard était toujours en bas au milieu de ses bougies. Au bout d’un instant, entendant les bravos, il monte, il trouve Alexandre dans la loge, et ne le reconnaissant pas lui crie : « Général, la salle applaudit, on vous prend pour l’Empereur. — Eh bien, dit Alexandre laissez-les faire. » C’était le moment précis où Boïeldieu
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venait de refuser l’ordre d’aller à Saint-Pétersbourg. Sans le savoir les
Léontine Fay a dix-huit ans. D’après la lithographie cle Grevedon.
vivats saluaient un des rares, des bien rares Français qui fussent
encore
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L’Opéra-Comique révèle le mouvement troubadour de la période, les châtelaines, les pages, les vilains chevaliers et les jolies pastoures. Il accroche au vol certaines idées éparses, et met un accord entre elles. C’est à tout prendre un seigneur de l’ancien régime mis à la mode récente, une mode bien française. Au contraire le Gymnase est le Parisien tout neuf, sans attaches, qui se construit une maison moderne, la meuble d’objets derniers venus, et y vit à sa guise. On le bâtit en 1820, à la montée du boulevard Bonne-Nouvelle, sous les auspices de la duchesse de Berry, douairière; on trouve cela un peu tôt après son deuil, mais sont-ce lâ des raisons â donner? C’est dans l’intention de se dérider, jugent les philosophes, car le programme a de singulières alléchances. Il comporte « des pièces grivoises (lire joyeuses), des vaudevilles, des comédies et des tragédies en un acte ». Oh ! peu de tragédies ! on a en tous lieux de ces histoires lugubres, poussées au noir. Un acte d’ailleurs ne saurait être bien menaçant, dans l’espèce.
Au point de vue de la construction, « la bonbonnière de Mme la duchesse » est une nouveauté. La façade s’en présente de biais sur le boulevard , « ce qui ne veut pas dire que ses affaires iront de travers ». Au dedans la salle blanc et or, des loges peut-être étroites de trop, mais d’une décoration pimpante, des sièges cramoisi et or. Au lustre et â la rampe le gaz hydrogène, et tout en haut, d’invisibles ouvertures destinées â la ventilation. Une innovation est surtout appréciée par les actrices, ce sont les décors â fermeture prévenant les courants d’air. Les portes des fonds s’ouvrent au lieu de glisser sur des coulisses échelonnées. Bien mieux, on ne s’est point contenté du naïf portant d’autrefois, où tout bonnement les accessoires se peignaient â la détrempe ; il y a au Gymnase de véritables cheminées, de vraies glaces, des pendules et des vases de fleurs.
L’ouverture se lit dans le courant de décembre 1820, sur une représentation un peu improvisée de la Somnambule, avec Perlef, Mlle Anaïs et Mme Perrin. Un mois après, le Gymnase a réalisé 77.000 francs de recettes, soif pour l’exploitation 69.000 francs net, si l'on défalque le
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droit des pauvres, tandis que, pour le même temps, l’Opéra avait à grand’peine encaissé 18.000 francs.
En mai 1821, la curiosité fléchit devant une autre attraction. Ce fut au Panorama-Dramatique un rideau de scène formé de vingt-quatre miroirs, lesquels, réunis, formaient une glace immense où la salle entière se représentait. Néanmoins, le Gymnase tint bon; il avait ses pièces, sa bonne administration, sa troupe surtout si homogène, si bien donnante d’un seul collier.
Une petite lille y retint la foule, une manière de Fanfan Benoiton, adorablement jolie, très enfant gâtée, Parisienne jusqu’au bout des ongles, Léontine Fay. On lui faisait des rôles spéciaux, où tout ce qu’elle pouvait de malice, de gentillesse, s’égrenait sans effort et transportait de joie les vieux amateurs. En elle, tout l’esprit gamin de la capitale avait son interprète, et ses mots terribles couraient les coulisses, celui-ci entre autres jeté au Sarcey du temps, qui l’avait appelé son petit citât en lui prenant le menton : « Monsieur, je ne suis pas un chat, car je n’égratigne pas, moi ! » Tous les peintres s’étaient amourachés d’elle. Alfred Johannot la dessinait dans un ciel nuageux ; Grevedon aussi la mettait sur des nues, on dirait mieux la portail aux nues, dans son rôle fameux de la Petite Sœur. Berthon dessinait auprès d'elle une poupée ; plusieurs la représentaient grandie déjà et les yeux ombrés de ses sourcils de lille jalouse rejoints en V. Lorsqu’elle vieillit sérieusement, quel ennui ! Elle va manquer au Gymnase, l’actrice principale, autrement difficile à remplacer que Mlle Anaïs.
La maison avait les honneurs de représentations fréquentes au pavillon de Marsan, quand la duchesse de Berry mandait la troupe pour une soirée improvisée. Même une partie des acteurs s’cn allait parfois à Dieppe pour l’agrément de la princesse, comme en 1824 du 29 juillet au 23 août, Bernard Léon, Numa, Ferville el Gonlicr. Ces excursions fournissaient un motif à Scribe d’intercaler dans un vaudeville quelque couplet de circonstance. A diverses reprises, M 1,0 Mars vint au Gymnase en représentation, soit en été pendant les voyages, soit en l'honneur d unepièce écrite ii son intention. Les Mariages tV urgent, de Scribe, joués
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dans le courant de décembre 1827, lui permirent de triompher doublement, comme actrice d’abord, comme femme élégante ensuite. Pour elle les dames allèrent jusqu’à s’habiller, ce qui ne se voyait guère au Gymnase quand la duchesse de Berry n’y était pas. Bref, on n’omettait rien de ce qui pouvait tenir la scène au premier rang des théâtres seconds. Lorsqu’en janvier 1828 on y représenta la Batelière de Brienlz avec Léontine Fay et Mlle Déjazet, on eut l’étonnement d’un décor naturaliste, chose imprévue ! et contrairement aux naïvetés habituelles, la toile exposait des accidents de terrain, des figurations vraies, dont les raffinés goûtèrent infiniment les intentions modernes.
Il ï
La surintendance de Sosthène de La Bochefoucauld, un peu orientée dans le sens réservé et pieux, indiquerait un progrès plutôt sous le rapport de la protection aux artistes. Lui-même a voulu défendre son administration, dans une lettre où ses qualités de Mécène reçoivent un éloge discret mais péremptoire. Sans doute, et pour l’honneur des bonnes mœurs, il a fait fermer les coulisses aux désœuvrés d’un certain monde, dont la présence en ces endroits n’était point bonne. Dès l’année 1820, il faut bien des raisons excellentes pour se faufiler au foyer de la danse ; mais la bonne volonté et l’extrême rigueur du surintendant n’en sont que plus sûrement tournées. On a chassé M. C. ; — M. C. se venge. Il donne en son hôtel des bals singuliers, rivaux de nos quatre Z' arts, où tous les sujets du corps de ballet ont été priés, et font à huis clos une contredanse à seize des plus insidieuses. Que pourrait-on dire? M. C. est chez lui, il reçoit qui bon lui semble, si le renom des rats en souffre, c’est bien qu’on les aura contraints à s’émanciper au dehors, sous le bizarre prétexte de les garder d’anicroches au dedans.
Pourtant, ce qu’on aura peine à admettre, Sosthène de La Roche-
Personnel des théâtres : l'actrice; la danseuse; l’ouvreuse; la bouquetière D’après Lanté et Gâtine.
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foucauld est un progressiste, presque un libéral dans la société. 11 n’a point, à l’encontre des artistes dramatiques, les préventions de son monde. Il aspire, cl il le dit assez, à tirer ces gens du rang intime où ils sont, afin de les élever dans la hiérarchie. Pour bien peu, il demanderait au roi la croix de la Légion d’honneur en faveur de Talma. Lorsqu’il a trouvé l’Opéra, celui-ci était dans la pire situation ; ni pièces, ni chant, ni chanteurs, ni public surtout. A force de promesses et d’allécbances, il est parvenu à retenir Rossini en France ; par lui, Mme Cinti et Nourrit sont devenus pensionnaires de l’Académie royale de musique. Mme Malibran a été engagée à 50,000 francs par an, deux mois de congé et 100 francs de feux, une misère! Et les chefs-d’œuvre sont venus naturellement : le Siège de Corinthe , Moïse , le Comte Or y , la Muette , Guillaume Tell , la Somnambule , Manon Lescaut. Est-ce en vérité avoir si peu fait que le proclament les détracteurs? On dit que l’Opéra est devenu un couvent de nonnes ; ceci, parce que le surintendant a réduit les entrées de plusieurs personnes et clos définitivement les coulisses aux vieux et aux jeunes faisant la fête.
Des comédiens se plaignent de leur situation; d’honneur, — voici qui serait à rire! Lui, Sosthène de La Rochefoucauld, directeur général des Beaux-Arts, et qui entend à la fois aux théâtres, aux peintres, aux sculpteurs, aux manufactures royales, aux littérateurs mêmes, reçoit de ce chef 25,000 francs sur le Trésor. Qu’on lui oppose MUe Mars par exemple, laquelle touche 20,000 francs de part, 5,000 francs de gratifications,
25.000 francs en une fois pour une représentation à bénéfice, en plus 00,000 francs d’une tournée autorisée à travers la province. Et l’on passe Talma, Mlle Georges, tous les chanteurs célèbres qui doublent leurs honoraires fixes par des soirées à domicile chez les banquiers ou les hauts fonctionnaires. MUe Cinti est, à l’Opéra, sur le pied annuel de
15.000 francs pour dix années, soit en tout 150,000 francs. Si elle perd sa voix, elle aura 40,000 francs d'indemnité, et dans tous les cas une retraite de 6,000 francs, — celle d’un lieutenant général. Eli bien, tout cela compte à peine, parce que Mlle Cinti a loisir dechanter partout où bon lui semble; et si l’on esl bien informé, scs cachets montent à
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100 louis la soirée. De plus, si bonne envie qu’on puisse avoir de toul connaître, on ignore les cadeaux extraordinaires, et c’est bien hasard que la renommée ait appris au public l’origine d’un bracelet merveilleux oifert à la cantatrice par le prince d’Orange.
Les auteurs ou les compositeurs auraient plus droit de se lamenter, ce que d’ailleurs ils font volontiers. Les pièces jouées dans un exercice théâtral atteignent au chiffre de 200 l’année. Pour récompense, les auteurs ont leurs gains sur la recette, quelques encouragements fournis par le ministère de l’intérieur jusqu’à concurrence de 150.000 francs. Malheureusement cet argent va plutôt aux commandes officielles, lesquelles ne se donnent qu’aux gens bien en cour. Rossini vend 1 5.000 francs à un éditeur la partition du Siège de Corinthe.
Aussi bien La Rochefoucauld, comme il se devait eu égard à la situation, manque d’idées générales et de goût. La mise en scène est pour lui lettre morte, et il se garde pour d’autres soins. Ni sur les travaux de la manufacture de Sèvres, ni sur les décors de l’Opéra, il ne formule d’opinion; la raison est que sa qualité de directeur des Reaux-Arts implique de sa part l’ignorance absolue. En aucun temps, même sous l’Empire où l’on ne se gênait guère, la figuration ne montra cacophonie pire. El pourtant des dessinateurs comme Garnerey, Lecomte et Lami, des décorateurs comme Debret, Ciceri ouDaguerre, eussentpu donner mieux si on les eût soutenus. Mais on les abandonnait aux caprices des directeurs, aux folies des acteurs ; d’une esquisse joliment troussée, on tirait la plus étrange et la plus niaise mascarade qu’on puisse. Garnerey a été chargé des costumes d’une Marie Stuart , il les soumet aux actrices désignées pour les rôles : « Une robe longue, quelle horreur! Moi qui n’ai de beau que ma jambe et mon pied. — Alors comment veut être habillée Madame ? — A la grecque. — Dans le siècle de Charles IX? — .le l’exige, ou je ne parais pas sur la scène. — Et vous, Madame? — Moi, par moitié à la romaine et par moitié à l’anglaise. — A la bonne heure ! »
Talma interprète le rôle de Clovis dans une pièce mérovingienne, d II a su découvrir, disent les réclames, le vrai costume des rois de la
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première race. Ils aimaient la couleur foncée. Le manteau est brun, les cheveux sont noirs, il y a dans toute celte figure quelque chose d’imposant et de rude qui donne à la fois l’idée d’une espèce de barbare et d’un héros! » Où le directeur des Beaux-Arts eût-il cherché des documents pour contredire celle restitution fantaisiste? L’ère de la bureaucratie avait commencé, laquelle, par grâce spéciale, a toujours mieux à faire que ce pourquoi on l’installe. Qu’importait à La Rochefoucauld la jupe grecque ou romaine d'une actrice, si les coulisses étaient assez bien fermées pour que les bonnes mœurs fussent sauves !...
Toutes ces histoires déjà lointaines semblent d’hier; on a quelque étonnement de retrouver en elles l'embryon de nos petites passions contemporaines. Les acteurs changés, le scénario s’est poursuivi jusqu'à nous tantôt arrangé à la mode bourgeoise, tantôt à la façon révolutionnaire ou césarienne. Au fond, tout mauvais gré que les émigrés restaurés en aient eu, ils furent et demeurèrent modernes absolument. Ni l’esprit, ni les goûts ne parvinrent à se rattacher à ceux du précédent siècle ; sur ce point la Restauration est bien du mxc siècle comme le premier empire, ou comme la monarchie de Juillet. Et n'en doutons pas, après soixante-dix ans passés, nous n’avons changé que peu ; les différences porteraient plutôt sur les intentions que sur les résultats. Une aristocratie s’est substituée à une autre, mais nous avons une aristocratie; nos snobs sont d’essence identique, nos prétentions égales. Nos hommes politiques ont la toute pareille naïveté, nos bureaucrates la semblable assurance. En matière d’art et de littérature, nous avons troqué le romantisme ancien et sincère, contre un autre romantisme plus avisé et moins convaincu. Nous avons mis des pédales aux vélocipèdes de 1818, et des hélices aux bateaux à vapeur de Fulton. Quant au reste, nous en sommes restés aux ennuyés de Longchamp, aux distinctions du temps de Charles X. Les étiquettes ont été remplacées par-
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tout, mais l’objet est demeuré immuable. Que Mme Récamier revienne, elle retrouverait sa clientèle de vieux messieurs ; Mme de Duras referait des pièces ; M. de Rothschild redonnerait les mêmes fêtes, il lui faudrait seulement agrandir sa maison. Et Paul-Louis Courier continuerait à payer l’amende...
Judith Fasta. Lithographie originale de Chasselat.
TABLE DES ILLUSTRATIONS
Une elegante de 1817. Miniature de L.-F. Aubry ( hors lcx(e) Frontispice
Dame au bivouac des Allies (1817) 7
Passage du roi sur le Pont au Change, en 1814. Dessin de Bélanger ( hors texte). 9
Louis XVIII et la France. Bronze ciselé par Thomire
Décoration de la porte Saint-Denis le jour de l'entrée de Louis XVIII. Dessin original de Bélanger
Marie-Tiiérèse-Ciiarlotte, duciiesse d'Angoulème. Peint par Caminade (hors texte).
La duchesse d’Angoulème en habit de ville (1815)
IIabit de cour
Grand habit de cour avec le manteau et les Barbes
Baptême du duc de Bordeaux. — Entrée de la duchesse de Berry a Notre-Dame. D’après Ilittorff, Lecointe et Chassclat
Épee du Roi. D’après un dessin de Lalïitle
Obsèques de Louis XVIII a Saint-Denis. Dessin de HiltorlT (hors texte)
Un voyage en poste. D’après un tableau de Swebach ( hors texte)
Habit habille
DiNER DU sacre A Reims (Fragment), d’après Chasselat
Broderie de l’iiabit du grand maître. Dessin original de Laffitte.
Costume de cour, vers 1825
Broderie de l’habit du grand écuyer. Dessin original de Lalïitle
Les gardes de la porte. D’après Chasselat
Spectacle a la cour en 1829. Robe de Mmc Mulot
Broderie de l’iiabit du grand veneur. Dessin original de Laffitte
L’hallali debout. Lithographie de Carie Vcrnet
Lïiallali du daim a Compïègne. D’après Carie Vernet (hors texte)
318 TABLE DES ILLUSTRATIONS
Boutique de l'armurier des princes rue de Richelieu. D’après Bary 51
Henri d’Orléans, duc d’Aumale, a six ans. Par Grévedon 52
Arrivée de Marie-Caroline a la Croix de Saint- Hérem. Peint par Hippolyte Lecomte ( hors texte) 57
La duchesse de Berry, en veuve, et sa fille. D’après la peinture de Kins'on (hors texte) Cl
La duchesse de Berry. Lithographie originale de Gérard Cl
Mme la duchesse de Reggio. D’après le tableau de Gérard G3
La duchesse de Berry. Peint par liesse en 1819 (hors texte ) C5
Naissance d’un enfant du duc de Berry en 1817. Décoration tour boite vendue chez Lavril. Dessiné et gravé par Duplessi-Bertaux , . . . G7
Le CHATEAU de Rosny. Lithographie de la duchesse de Berry ( hors texte) C9
Dieppe, 1821 G 9
La duchesse de Berry en 1827. Peinture de Dubois-Drahonnet; gravure de Normand. 71
Un page de bal costumé. Lithographie originale de Gavarni 79
Sortie de bal de Madame en 1828 80
Portrait de la princesse de Cünti , de la Galerie d’Orléans, qui servit au costume
de Marie Stuart 87
Quadrille de Marie-Stuart. Dessin de F. Courboin, d’après Eugène Lami (hors texte). 89
Miss Louisa Stuart tenant la bannière d’Écosse. D’après Eugène Lami 89
La duchesse de Berry dans son costume de Marie-Stuart. D’après Eugène Lami. . 91.
Mme de Podenas et M. de Vogué. (Entrée de la reine Catherine.) D’après Eugène Lami. 93
Lady Stuart, M. de Rosambô et les quatre Marie. D’après Eugène Lami 95
Le grand escalier du Palais-Royal. D’après le tableau de Bouhot ( hors texte). . . 97
Mademoiselle et le petit duc de Bordeaux en 1821. Par Hersent. Lithographie d’Aubry-Lecomte 99
Marie-Amélie, duchesse d’Orléans, et son fils le duc de Chartres en 1817. D’après le tableau de Gérard autrefois à la galerie d’Orléans 101
La duchesse de Berry vers 1830 104
Mmc de Bawr, par Crcspy le Prince 108
Jeanne, grande-duchesse de Russie. Gravé par Mécou, d’après la miniature de Renner. 109
Mmc du Cayla. D’après le tableau de Gérard 111
M'ne Récamier a l’Abbaye au Bois. Peint par de Juinnes (hors texte) 113
Mmo Récamier en 1829. D’après le tableau de Gérard 115
Mme Word. D’après Crespy Le Prince 117
Mme de Staël a Coppet. D’après une lithographie 119
Portrait de Mme de Mirbel. Peint par Champmartin (hors texte) 121
Mn,e de Nettancourt. D’après une miniature signée Neltancourt , gravée par B. Roger. 122 La duchesse Dorotiiee de Courlande. D’après le tableau de Jacob 123
TABLE DES ILLUSTRATIONS
La duchesse de Dino. D’après le tableau de Gérard 124
Mnie Pebregaux, par II. Vernet .... 12b
La maréchale Macdonald. Lithographie originale d’Horace Vernet 127
Lady Morgan, par Crespy le Prince 130
Nina Sontag. D’après Ilayter 131
Marie, grande-duchesse de Russie. Gravé par Mécou d’après la miniature de Benner. 133
La princesse Zenaïde Volkonski. Miniature d’Isabey, gravée par Weiss 135
Marie-Louise, ex-impératrice des Français, par Grévedon 130
Les filles du colonel Leclerc. Lithographie par Crespy le Prince 141
Un officier de l’armée royale, par Crespy le Prince . 143
Femmes de la société assistant a des manoeuvres de cavalerie. D'après Eugène
Larni (hors texte) 145
Robe de chez soi. 1810 145
Boudoir de la duchesse de Courlande. D’après Bary . , 147
Genre anglais 1814. D’après IL Vernet 148
Jeune femme dessinant a une fenêtre. D'après le tableau de Mmo Pagnière née
Drolling (de la galerie de la duchesse de Berry) 149
Les apprêts du mariage. D’après le tableau de Vigneron ( hors texte) 153
Type d’officier de l’armée royale. Dessin original d’Eugène Devéria, 1820 153
Souvenir, un jour de noces. D’après le tableau de Franquelin 157
Le mariage a l’église. La sacristie. Peint par Duval Le Camus [hors texte ) .... 101
Une mère et sa fille en 1813 environ. D’après le tableau de Mme Gérard. . . . 103
L’enfant a l’ombrelle. D’après le tableau de Le Gay 105
Type de costume en 1829. D’après Grévedon 173
Mme Vigée-Lebrun en 1820. Lithographie par Crespy le Prince 174
Redingote en gros de Naples de 1820 . . 175
Une mondaine. Mme de Sparre. Lithographie par Crespy le Prince 177
Chapeau de velours, robe a crevés. 1829 179
La duchesse d’Angoulême en grande parure 180
Une jeune femme en tenue de soirée, avec béret. Lithographie originale d’Achille Devéria 181
Janvier 1830 183
Portrait de Mme Pradiier en 1829. Lithographie originale de Vigneron 185
Le corset. Lithographie par Léon Noël 187
La blouse de soie. (Portrait de Mmo Aubry-Lecomte.) Lithographie originale par Aubry-Lecomte 189
TABLE DES ILLUSTRATIONS
Jeune dame dans son cabinet. Croquis original d’Achille Devéria pour une lithographie 191
Costume de ville 192
Costumes de ville : 1815; 1820 ; 1825; 1830. D'après La Mésangère (hors texte). . 193
Ciiateau romantique d’Argenson. D'après Berthauh 201
Dame dans son salon. Lithographie originale d'Achille Devéria 203
Dame a sa psyché. D'après Léon Noël 207
Un salon moderne au faubourg Saint-Germain (1826). D’après Eugène Lami
( hors texte ) 209
Femmes chez elles. 1826 210
Pendule de Lebrun 211
Salle de bains. Lithographie par Rumeau, peintre de Sèvres, 1822 213
Dame dans son cabinet de toilette. D'après Horace Vernet 215
Jeune femme en trière dans son oratoire. Lithographie originale d’Achille Devéria. 217
Une dame de l’aristocratie a table. D’après le « Bon genre » ( hors texte) 221
Plat monté. Gravé par Normand 223
Fontaine pour le roi. Dessiné par Laffitte 224
Costume de bal. 1829 231
Bal a la cour. Groupe exécutant la figure « a droite sur les côtés ». D'après Eugène Lami (hors texte) 233
Bal Roy en 1829 235
Le danseur Trénis alors a Charenton. Dessin original de Gabriel 237
Danse champêtre par des gens du monde. A droite Carle Vernet; au milieu Horace Vernet. D'après Eugène Lami 239
Dames chez elles préparant une liste 241
Costume de bal. Novembre 1829 243
Bal a la Chaussée d’Antin. Groupe exécutant « la queue nu chat ». D’après Eugène Lami (hors texte) 249
Fêtes de Stains en 1830. 249
Danseur en culottes. D’après Horace Vernet 252
Costume de bal 1821 253
Costume de bal en 1821. D'après Lanté (hors texte) 257
Robe de bal de Mme Bouiiot. Mars 1821 257
Sortie de bai 259
Toque a la Rébecca 262
Le théâtre des Variétés et le boulevard en 1828. Aquarelle originale de Civeton? . 267
L\ terrasse de Tortoni. D’après Henri Monnier (hors texte'' 269
Lf. traîneau du comte d’Orsay. Lithographie d’Aubry. 269
TABLE DES ILLUSTRATIONS
Carrosse attele a deux. Devant, le chasseur. D'après Eugène Lami
La voiture d’une élégante a la Chaussée d’Antin. D’après Eugène Lami (hors texte).
Longchamp. 1821
Longchamp. 1821
Cheval de course et son jockey a la promenade. D’après IL Vernet
Amazone au record de 1827
Calèche de longchamp conduite a grvndes guides. D’après Horace Vernet
( hors texte )
Cabriolet pour Longchamp. Par Eugène Lami
Toilette de Musée
L’escalier du Louvre. Aquarelle par J. -B. Isabey ( hors texte)
Costume d’Institut. 1826
Costumes a la réception de Lamartine. 1830
Portrait de femme, par Mansion, 1820. (Chapeau de velours plein, sur une cornette de tulle.)
Foyer de l’Opéra. Mort du duc de Berry ( hors texte )
Inauguration de la salle Lepelletier. D’après l’original de la Bibliothèque de l’Opéra (hors texte)
Billet de service de la Comédie- Franc aise. Gravé par Duplessi-Bertaux, en 1810. .