‹ Le Lymphosarcome médiastino-pulmonaireChapitre 13 sur 22 · LP ART · texte numérisé non relu

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sous-hépatique et périduodénale : plusieurs ganglions du volume d’une noisette, blancs, les uns durs, les autres ramollis en leur centre. Le tube digestif a été ouvert sur toute sa hauteur (œsophage, estomac, intestin) et ne présente absolument aucune altération. Prostate normale. Corps thyroïde, petit goître calcifié,

Examen histologique (Laboratoire d’histologie pathologique)

1° Poumon gauche (région-hilaire). Sur un point de la préparation on reconnaît le tissu pulmonaire normal avec ses travées anthracosiques et ses q'éoles dont beaucoup renferment des cellules desquamées. La plus grande partie de la préparation est formée par de vastes nappes cellulaires séparées par des tractus fibreux denses. Ces cellules sont arrondies, fortement pressées les unes contre les autres. À un fort grossissement, ce sont des cellules à noyau rond entouré d'une mince couche de protoplasma, suivant le type lymphocyte. Mais en outre, on voit disséminées çà et là d’autres cellules bien plus volumineuses multinucléées ou présentant des figures de divisions nucléaires. Ce n’est pas là l’aspect des cancers primitifs du poumon. Il s’agit d’une tumeur maligne du tissu Iymphoïde (lymphosarcome).

2° Ganglions. Nulle part, on ne trouve la structure normale du ganglion Iymphatique, mais on voit de vastes nappes irrégulières de cellules arrondies, très tassées, avec quelques cellules plus volumineuses, comme dans le premier fragment.

3° Foie. Nappes cellulaires analogues à celle déjà décrites. En un endroit de la préparation, on voit une limite de séparation très nette entre le tissu hépatique et la tumeur ; mais en un autre point, on voit des cellules néoplasiques s’infiltrer par petits amas dans les travées hépatiques voisines. Il s’agit en somme d’un lymphosarcome qui a peut-être pris naissance dans les ganglions médiastinaux et a envahi le poumon.

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