‹ Le médicin de l'ouvrier [electronic resource]Chapitre 28 sur 52 · MALADIES DIVERSES · texte numérisé non relu

MALADIES DIVERSES

A. Hoquet.

Le lecteur sait que le hoquet est une inspiration convul sive, accompagnée d'un bruit particulier et qui se reproduit en général plusieurs fois par minute.

Il survient quelquefois, dans la journée, et surtout après ou pendant les repas, un hoquet, qui n'a, à la vérité, aucune suite fâcheuse, mais qui n'en est pas moins fort incommode. Il est sjartout commun chez les personnes voraces qui ne se donnent pas le temps de mâcher suffisamment leurs aliments, ou qui boivent avec trop d'avidité.

Le hoquet se dissipe ordinairement tout seul. Une émotion vive, la contention d'esprit, l'ingestion d'une boisson fortement acide et glacée, l'action de boire lentement et sans respirer, l'arrêtent quelquefois tout court. Si ces moyens ne réussissaient pas, on aurait recours au tabac fort, en poudre, qui, en provoquant l'éternument, fait presque toujours cesser le hoquet. Dans les cas opiniâtre, il faudra recourir à la mastication du sucre blanc, à l'éther, et mieux encore à la rompression, exercée avec les doigts, sur les clavicules de la

personne atteinte du hoquet. Ce dernier moyen est puissant; il réussit presque toujours quand tous les autres ont échoué.

B. Indigestion.

L'indigestion est un trouble subit et passager de la digestion.

Elle peut être déterminée par des causes fort nombreuses et très-dissemblables. Elle peut présenter une intensité plus ou moins grande, et les moyens curatifs à instituer doivent être en rapport avec cette intensité.

Lorsque l'indigestion commence, et qu'il n'y a encore que de la gêne à 1 epigastre, des renvois et un dégagement de gaz, on parvient quelquefois à conjurer les accidents en faisant prendre au malade une tasse d'une infusion aromatique, comme du thé de tilleul, de feuilles d'oranger, de camomille, ou bien du café, ou encore une petite quantité de liqueur spiri tueuse, celle que le malade boit de préférence.

Lorsque l'indigestion est complète, on favorisera les vomissements en faisant boire quelques verrées d'eau tiède au malade ou en lui titillant la luette avec le doigt et mieux avec la barbe d'une plume. Si l'anxiété était grande et si, nonobstant les nausées, les vomissements ne s'effectuaient pas, on devrait les provoquer par l'administration de 1 à 2 grains d'émétique. Si des coliques survenaient, si la diarrhée s'établissait, il faudrait soumettre le malade à l'usage des boissons adoucissantes; on lui conseillerait les lavements avec l'eau de son, les cataplasmes sur le ventre, et l'abstinence de toute nourriture jusqu'à ce que les accidents aient cessé corn plétement.

Dans tous les cas, pour peu que l'indigestion montrerait quelque chose d'insolite, il serait prudent d'appeler sans délai un homme de l'art.

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