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G. ENFLURE DES PIEDS ET DES JAMBES

Il est des personnes chez qui les pieds et les jambes s'enflent dans le courant de la journée, surtout chez celles que leur profession oblige à rester longtemps debout. Celte affection est causée par une circulation languissante dans ces parties. Il s'épanche plus ou moins de sérosité dans le tissu cellulaire. Il faut, pour faire cesser cet engorgement, rendre le ton aux parties, en y faisant des frictions avec une

décoction d'absinthe à laquelle on a associé l'alcool camphré (deux onces d'alcool camphré pour un demi-litre de décoction d'absinthe), ou bien encore avec le baume de Fioraventi.

Le thé et le café, dit-on, sont recommandables pour ceux qui sont sujets à l'enflure des pieds et des jambes ; l'exercice modéré leur est aussi très-salutaire, ainsi que l'usage des bas compresseurs.

H. DES CORPS ÉTRANGERS ARRÊTES ENTRE LA BOUCHE ET L'eSTOMVC.

Lorsqu'un corps étranger est arrêté à la gorge ou dans l'œsophage, plus ou moins avant, il faut aussitôt faire tous ses efforts pour le retirer, car il gène toujours; quelquefois même il peut causer la suffocation, lorsqu'il comprime la trachée-artère au point d'empêcher le passage de l'air. D'ailleurs si ce corps est une aiguille ou une épingle, ou une arête de poisson ou un fragment de verre, ou un os pointu, sa forme le rend encore très-dangereux, et il est très à craindre qu'il ne restera pas longtemps en place, ou qu'il ne tombe dans l'estomac.

D'ailleurs, nous prévenons qu'on doit, en pareil cas, appeler aussitôt un chirurgien, pour qu'il pourvoie aux plus surs moyens de délivrer le malade; mais, en attendant, on tentera de le secourir, et d'enlever le corps étranger, ou avec la main, ou avec quelque instrument : quand il est peu avancé et que l'œil le découvre bien, on peu le retirer avec les doigts. Pour opérer plus facilement, on place le malade sur un fauteuil, la tête un peu penchée; on lui met, entre les dents molaires, un morceau de liège pour tenir la bouche ouverte, et avec la main gauche, on appuie sur la langue le manche d'une cuiller, tandis qu'on introduit la droite au fond de la gorge.

Si le corps est tellement avancé qu'on ne puisse le saisir avec les doigts, on se servira d une petite pince ou d'un petit

crochet, qu'on peut fabriquer dans l'instant avec un fil d'archal, faisant tenir le malade dans la même position que nous avons indiquée.

Il est encore salutaire d'exciter le vomissement en promenant la barbe d'une plume au fond du gosier ou en faisant avaler, si le corps étranger n'interceptait pas tout à fait le passage, trois grains d'émétique dans un verre d'eau tiède : les efforts que le malade fera en vomissant, suffiront quel quefois pour chasser le corps étranger. On pourrait de même avoir recours aux sternutatoires, tels que le tabac, etc., pour provoquer de fréquents éternuments.

Si le corps engagé dans l'œsophage est de nature à pouvoir tomber dans l'estomac sans risque, comme sont le pain, la viande, les fruits, etc., et qu'il ne soit pas possible de le retirer, on le poussera dans l'estomac , après avoir placé le malade dans la situation prescrite plus haut, au moyen d'un instrument quelconque, imaginé pour la circonstance.

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