‹ Le MaduréChapitre 143 sur 172 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

quelques noms, qui feront sourire le lecteur : Oudeyakoulam, Ielankoulam, Soupramaniabouram, Ilanganadabouram, Ayoudabouram, Vepelody, Poudiampoutour, Latchimibouram, Pattini, Poudour, Vepankadou, etc., possèdent une église neuve, où s'assemble chaque jour une troupe de néophytes arrachés à l'hérésie ou au paganisme. Quelques-uns des noms que nous venons de transcrire, sont ceux de divinités païennes ; triste témoignage de l'ancienne condition des habitants. Le nombre des néophytes augmentant, les villages prendront des noms chrétiens.

V. C'est ainsi que sous l'administration du Vicaire Apostolique, aidé du Supérieur général, les œuvres de la Mission se sont étendues, en même temps qu'elles se sont affermies. Sous la sage conduite de leurs guides, les missionnaires, chacun dans le champ qui lui fut assigné par l'obéissance, n'ont cessé de faire l'œuvre de Dieu, au milieu des épreuves accoutumées. La plus longue de ces épreuves, et la plus cruelle, fut la terrible famine qui désola la plus grande partie de l'Inde, et principalement le Maduré, dans le courant des années 1877 et 1878. Nous dirons brièvement la cause de ce fléau, ses ravages et ses conséquences.

L'immense majorité de la population de l'Inde se compose de petits agriculteurs, qui tirent du produit de leur champ leur maigre subsistance. Le sol desséché et durci par un soleil brûlant, ne donne de récoltes qu'autant qu'il est bien arrosé. Dans les terres qui avoisinent les grandes rivières, l'irrigation se pratique au moyen de canaux qui versent leur eau dans les rizières, fécondent le sol naturellement fertile, et font

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