Tome IX. — 36* Livraiiun. CG
Mt REVtJE DES SCiEt^CBS.
iastinots sédentaires et pacifiques, se réduisait daûs M p\xA belle Ipériode de son histoire, avant Lào-tseu et Bouddah, k des pratiques de sorcellerie, au culte des ancêtres sous forme de rcTenants, de génies, et à l'adoration d'objets fabriqués. Le fétichisme et la sorcellerie des lettrés ne différait de ceux du peuple qu'en ce qu'ils se portaient particulièrement sur les signes de l'écriture. Aucune trace d'un dieu en une ou plusieurs personnes.
Ce fait, mis en corrélation avec le polythéisme naturel aux races militaires, explique l'état religieux de la France. En tant que peuple latin, nous sommes catholiques, parce que le catholicisme, avec là Vierge et les saints, avec la présence charnelle du Christ dans la 'messe, avec ses splendides cérémonies inspirées de celles de la Rome païenne, est l'élément polythéiste, à la fois sociable et militaire du ehristianisme, dont le protestantisme représente l'élément mono* théiste et froid. En tant que peuple fabriqué depuis quarante ans peur la vie industrielle et pacifique, et considérant les mots : gagner êàvie,$e faire une pùntioriy comme le résumé de l'existence et son but le plus élevé, nous nous éloignons du catholicisme. L'idée de Dieu et de la Tie future sort entièrement de notre pensée pendant plusieurs années; mais un beau jour, au moment où on aurait cru devoir le moins s'y attendre, les instincts chinois se manifestent en nous: une véritable adoration fétichiste pour les chifi'res, les écritures, les bureaux, l'argent en tant qu'argent, les collections de livres que nous ne lisons pas, de vieux meubles, de vieilles reliures, de vieilles faïences, de tableaux que nous achetons pour la signature ; Fadoration de notre quartier, de notre rue, de notre cercle, et de toutes nospetites habitudes. Comme l'empereur de la Chine, nous faisons tous les jours la même chose à la môme heure. Nous avons aussi la sorcellerie, les esprits frappeurs, les rebouteurs, et la foi la plus robuste au merveilleux. . Enfin, chose plus grave t le fétichisme chinois se manifeste chc2 nos savants. Nous avons dit que la science positive est une constatation suivie de classification. Ce qui caractérise la science des races militaires, de la race grecque, c'est l'instinct de classification. Cet instinct de classification, que les Grecs ont eu plus que toute autre race, s'explique facilement, chacune de leurs cités étant un certain nombre d'êtres classés sous une même loi ilécouverte par la raison* L'idée de loi scientifique dérive de l'idée de loi civile, et celle-ci de l'idée de la tactique', d'un tout divisé en masses, classé par groupes, tendant é un but unique avec des éléments multiples, idée inconnue aux hommèi
1 . n est probable que les Romain», qui ont tout pris aux Grecs, leur ont mArae prfi ridtfe ds factiqup.
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jii8^% la fondation des républiques grecques^ et qui est toujours restée étrangère aux races Domades.
Quanti l'instinct de constatation, sans être absent de la race grecqua, car alorselle n'auraitpoint en de science, il est chez elle peu développé : jusqu'au jour où elle vint se fixer dans la pacifique Egypte, la Grèce raisonna plutôt qu'elle n'observa en astronomie. Hipparque est le vrai fondateur de l'astronomie grecque, parce qu'il put consulter des tables recueillies par d'autres races» Chez les races pacifiques, au contraire, llnstinct de constatation est très-développé ; elles ont pour le fait, et surtout pour sa notation, une adoration fétichiste, mais elles en restent à peu près là, l'idée de loi leur manque. Les Chinois, qui avaient des tables astronomiques mille ans avant Jésus-Christ, n'ont jamais eu d'astronomie. C'est en combinant l'instioct de classification propre aux races militaires avec l'instinct de constatation qu'avait développé en nous la vie pacifique, que les Français ont tenu une si belle place dans la science, sinon la première, pendant tout le dix-huitième siècle et b commencement de celui-ci; mais aujourd'hui, constater des faits pour le plaisir unique de les écrire i côté les uns des autres, à la façon des lettrés chinois, c'est i quoi se réduit l'instinct scientifique de beaucoup de nos savants.
Par sa seule division des instincts de l'Ame en quatre classes, même avant d'avoir fixé ses sous^divisions, la morale scientifique pose complètement le problème de l'éducation, soit des races, soit des individus :
— - Pour élever une race sauvage, viv<int de chasse, parlant une langue synthétique plus ou moins mélangée d'agglutination, ayant pour religion «n panthéisme confus, il faut la faire passer à la vie nomade, en changeant simultanément la chasse en élevage, le synthétisme en agglutination complète % le panthéisme confus en fétichisme monothéiste, c'est-k-dire porter le culte principal sur un fétiche dirigeant et symbolisant la tribu en marche.
C'est en ménageant les mœurs sauvages, qu'on peut espérer d'ai^ réter, par exemple, la disparition imminente des Indiens de l'Ame* rique du Nord. L'idéal de vie pastorale qu'il faut leur présenter n'est pas celui que montre la Bible, il est trop élevé pour qu'ils le*comprennent, et ne convient qu'aux pays aimés du soleil ; mais la vie pastorale mêlée de chasse des Tongonses et autres peuplades sibériennes avec lesquelles ils présentent de grandes analogies anthropologiques, et ont probablement une origine commune. La religion des Tongouses *
1 . Sott par le perfectloimement de u langue^ aolt par rimporduion d*ime lasgoe étno- 8%r9 t^glatliunite.
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paraît occuper le rang immédiatement supérieur h celle des lodiens d'Amérique , c'est un panthéisme auquel Tinfluence bouddhiste a imprimé une forte tendance vers le fétichisme-monothéiste. Avec leurs troupeaux de chiens et de chevaux tlont ils se servent à la fois comme hôtes de somme , comme auxiliaires à la chasse et comme nourriture , les Tongouses peuvent à nombre égal vivre sur un espace dix et vingt fois plus resserré que les Indiens.
— Pour élever une race nomade , vivant d'élevage , parlant une langue agglutinante ou à imparfaite flexion , ayant une religion qui tend vers le monothéisme , il faut la faire passer à la vie sédentaire et militaire en changeant simultanément l'élevage en agriculture, le langage en flexion parfaite, la tendance monothéiste en tendance polythéiste. Encore aujourd'hui , développer simultanément chez les Anglo-Saxons d'Amérique les instincts militaires et les tendances polythéistes serait le meilleur procédé d'éducation.
— - Pour élever des races qui , comme les Hindous brahmaniques , sont arrivées d'elles-mêmes à un état social, non pas analogue, mais correspondant à celui de l'Europe au moyen âge , c*est-à-dire à une féodalité guerrière (mais non militaire) centralisée par une forte unité spirituelle k des langues analytiques , à une théologie savante et raisonnée , fondée comme celle des Alexandrins et des Pères grecs sur la théorie des nombres et l'astrologie , il faut montrer un profond respect pour les livres sacrés et le clergé, soutenir presque toujours l'influence des prêtres , encourager chez eux la scolastique et la controverse, aller s'instruire dans leurs collèges et se pénétrer de leur esprit, et faire peu à peu passer leur théologie par les phases correspondantes à celles qui ont transformé la théologie chrétienne depuis les Pères jusqu'à nous.
Enfin pour élever la race européenne, qui, après avoir parcouru toutes les phases intermédiaires, est arrivée à la vie sédentaire et pacifique, il faut maintenir par des procédés artificiels la permanencedes bons instincts qu'a développés dans son âme la vie sauvage, nomade et militaire. Les Français sont les mieux placés pour cela; l'Afrique peut devenir pour nous, si nous savons le comprendre , une mine inépuir sable et Régulièrement exploitée de conquêtes à la façon des Romains, de caravanes et de voyages d'exploration et d'influence à la façon des Arabes , de grandes expéditions de chasses à la façon des Indiens.
Mais c'est surtout par l'éducation des enfants que nous pouvons espérer de maintenir notre supériorité sur les autres races humaines. Deux erreurs capitales et fertiles en maux et en méprises de toute sorte régnent en France à ce sujet. La première consiste à développer chez nos enfants les instincts qui dominent en nous ; le monde, la vie
sociale et pratique ne les développera que trop, ce sont ceux*Ià qu'il faut laisser sommeiller en eux jusqu'à la virilité. La seconde consiste à confondre l'éducation avec l'instruction. Loin qu'un adolescent soit d'autant mieux élevé qu'il est plus instruit, l'idéal de l'éducation (idéal qu'on ne peut pas atteindre mais dont il faut chercher à s'approcher ) serait qu'il n'eût acquis aucune connaissance particulière , qu'il ne sût pas même lire , mais qu'en même temps on eût mis ses instincts dans une si belle harmonie , son raisonnement à un si bon point de vue pour apprécier sainement toate chose, qu'il eût, à la fois, le désir et la facilité d'acquérir toute connaissance spéciale qui pourrait Ii|i être utile. Qu'il se destine aux sciences , ou aux arts qui s'appuient sur des sciences comme le droit, l'économie politique, la médecine , la construction des machines, des bâtiments et des routes, ou aux arts manuels industriels ou agricoles , ou aux beaux*arts, l'éducation gêné* raie peut être la même. Car un adolescent qui a la santé physique et morale , la force et l'adresse musculaires ,1a délicatesse et la précision des cinq sens, la volonté, et enfin une méthode pour distinguer les connaissances sérieuses des connaissances vaines se mettra en état , en quatre ou cinq ans au plus, de remplir bien une profession quelconque, non pas sans secours et sans leçons , mais véritablement sans maitre. Les protestants, étant en ce moment beaucoup plus avancés que les catholiques dans la conciliation des croyances religieuses et des croyances scientifiques, le sont par suite beaucoup plus dans l'éducation des enfants, non pas, il est vrai, en masse, mais exceptionnellement. Il s'est trouvé parmi eux de vrais moralistes , des maîtres en éducation, dont les idées sont aujourd'hui normalement appliquées » qui font consister l'éducation jusqu'à l'âge de huit ans dans le dfiyeloppement des intincts que manifestent avec tant de supériorité les belles races sauvages, et qui sont si honteusement absents chez la plupart des hommes civilisés. Ils font vivre les entants dans les jardins et les bois, ils leur apprennent à juger des dislances à l'œil, des poids à la main, à reconnaître les animaux par leurs traces ou leurs cris, les arbres par une feuille , un morceau d'écorce ou de branche tombé à terre. Ils leur racontent des histoires merveilleuses empruntées aux mythologies primitives. Enfin ils développent en eux ces facultés d'expression qui seules ont permis à l'homme primitif de créer le langage , en leur apprenant à correspondre entre eux à des distances où la voix ne serait plus distincte, soit par la mimique , soit par cette espèce de siffllement, imité de la vocalise indéfinie des oiseaux, qui permet aux sauvages de se communiquer toutes les nuances de leurs pensées presque aussi facilement qu'avec leur langage habituel.
De huit à douze ans ils développeot chez Tenfiint les instincts de médîialion , de rêverie, de flerlô des races nomades i par des voyages à pied, par des nuits passées à la belle étoile, par les premières obser* valions astronomiques. Les élèves ont aussi entre les mains des abaques et des figures régulières en bois et en métal qu'ils s'amusent à combî* ner, à composer et à décomposer. Us acquièrent ainsi « comme les anciens Phéniciens et les Grecs d'Asie au temps de Thaïes, la vision des premières vérités géométriques et arithmétiques. C'est en guidant les enrants dans cette vie d'indépendance et de liberté, au milieu des tableaux changeants du voyage , que les maîtres leur racontent la Genèse, la vie des patriarches (dont de jeunes esprits ainsi préparés peuvent apprécier tout le naturel et l'idéale beauté), les promesses d'alliance de Jéhovah et d'Abraham en face des étoiles.
La prédominance des instincts nomades chez les peuples d'origine germanique arrête habituellement à ce point le génie de leurs insti* tuteurs; cependant, en Angleterre, le docteur Arnold a compris, qu'on pouvait all^r plus loin. Il a institué ,. pour les enfants de douze à seize ans , de véritables cités où ils vivent sous une législation consentie, où la punitioii suprême est l'exil, où le mallrt n'apparatt que de temps en temps, comme un Lycurgue ou un Solon, pour rappeler les citoyens à l'esprit de la loi. L'Angleterre s'accorde à compter le docteur Arnold au nombre de ses plus grands citoyens. Puisse-t-il paraître parmi nous un tel maître en éducation! Mais le docteur Arnold^ en sa qualité de Germain et de protestant,, ne pouvait et n'aurait pas voulu compiendre que pour rendre ses élèves égaux à l'admirable jeunesse grecque des guerres médiques, il ne Dallait j)as seulement développer le côté monothéiste du christianisme qui n'est en corrélation qu'avec les instincts de fierté et d'indépendance des nomades, mais aussi le côté polythéiste qui est en correspondance avec les instincts de sociabilité et d'élégance des races militaires; qu'il ne fallait pas seulement les nourrir de rosbif et de bière, et réduire leur gymnastique à la boxe anglaise, mais leur donner une nourriture plus légère et faire pour eux du gymnase ce qu'il était pour les jeunes Grecs : l'école des beaux-arts; qu'il ne fallait pas isoler les cités d'eniiints au milieu de l'Angleterre, car elles ne sont plus que des communes du moyen ftge, mais les réunir comme les cités grecques dans une même contrée, les dresser à la tactique, exciter entre «lies des rivalités, faire aspirer chacune d'elles à Thégémonie, et donner ainsi aux élèves l'instinct de la loi civile et militaire.
Un docteur Arnold qui voudrait réussir parmi nous devrait tenir coihpte de toutes ces nuances, ne jamais oublier que les peuples néolatins, qu'ils aient à en rougir ou à s'en glorifier, sont les héritiers des
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Greq« par l'intermédiaire des Roroaios. Bien ne peut noua être meil-< leur aujourd'hui que dlmiler les Anglais, mais pourvu que vous ne les copiions pas seniiemcnt et que nous tenions compte des înslinots domioauts chez les races latines.
Ne craignons pas, par un tel procédé d'éducation et par l'énergie d'initiative qu'elle développe, d'avoir rendu nos adolescents sibeaui, si artistes, si completset si indépendantsqu'ilsne viennent à méprisernotrç laideur et nos habitudes mesquines ; il suffira, pour les mettre à la rai* son, de leur .faire, de seize à dix-sept ans, un cours de philosophie, qui consistera dans le développement de cette unique vérité, prouvée pat l'unité actuelle de la science, la corrélation et l'histoire des grandes découvertes scientifiques : — l'erreur des républicains de la Grèce a été de concevoir l'univers : — l'olympe, la nature et l'État, comme obéissant à des lois consenties ou votées, entre lesquelles ils s'efforçaient d'établir une harmonie '. L'univers obéit à des lois nécessaires, rigoureuses, dont l'harmonie est toute faite et toute résumée d'avance dans une loi \inique; ni les dieux ni les hommes ne font ces lois, ils s'y soumettent et les connaissent ; les hommes ne peuvent les connaître par le senti* ment du beau et du bien, par la raison pure, mais par les classifications méthodiques de faits observés, et ils arrivent ainsi à les connaître de mieux en mieux, au fur et à mesure que les faits observés sont en plus grand nombre et mieux classés.
En développant successivement dans les enfants tous les instincts essentiels do l'àme humaine, nous leur aurons donné un bel instru*
1. L'idée de nécessité, de fatalité, était, contrairement h l'opinion encore accréditée en France, enlièrement inconnue aux Grecs avant l'invasion de la ptiilosoptiie. Il n'y a anetin mot dans Homère qu^on puisse traduire par la nécessité, la fatalité, le destin; eeot qu'on traduit généralement ainsi doivent se traduire par la fortune, la eliance, le sort, et sont g.^néralement au pluriel dans le texie. ( Voy, Louis Ménard, ta Morale avant le$ philosophes). Les dieux les Jettent , les pèsent, les décident, on ne Jette pas, on &s pèse pas, on ne décide pas ce qui est fatal. Quant au Ihé&tre d*Eschyle et de Sophocle^ non-seulement la fatalité en est absente, mais aussi ces idées de chance et de sort de l'époque liomérique ont presque disparu. Elles sont remplacées par les décisions des dieux, qui votent dans la cité céleste comme les hommes dans' les cités terrestres. Ce n'est pas contre la fatalité que Promet hée et OEdIpc s'indignent et protestent avec tant de hauteur, on ne proteste pas, on ne s'indigne pas contre une loi nécessaire, c'esttonlre les dieux qui auraient pu décider mieux qu'ils ne l'ont fait, et qui ne l'ont pas voulu. Ils prédisent que dans un avenir plus ou moins éloigné, l'Olympe reviendra sur une décision qui est mauvaise, comme il arrivait si souvent à la cité d'Athènes qui se plaisait mfime à se contredire afin de se mieux prouver sa liberté. Le sauveur que Prômétbée attend, ce n'est pas le Christ, comme on a été Jusqu'à le dire, ni tout autre dieu qui renveraérait Jupiter, mais un fils de Jupiter, ou mieux Jupiter lui-même revenant sur sa décision.
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ment, et en les initiant à la foi scientifique, nous leur aurons appris à bien en jouer. Ils seront mûrs alors pour la vie sociale, acquerront facilement toute connaissance spéciale qu'il leur plaira d'acquérir, et seront pénétrés de la nécessité d'en acquérir.
Ainsi donc, la vie sauvage donne à l'âme humaine la grâce naïve, la sérénité, la délicatesse nerveuse et la plénitude des sensations animales. {Les Taîiiens quand Cook les découvrit.) — La vie nomade donne à l'âme humaine l'instinct de la grande poésie. {L'IUiade^ Job et la Genèse.) — La vie militaire donne à l'âme humaine l'instinct de l'harmonie dans l'ordre naturel, dans l'ordre civil, dans l'ordre divin {le Théâtre d'Eschyle)^ et aussi l'instinct de la beauté plastique et le respect du corps. — La vie 'pacifique donne à l'âme humaine l'instinct de constatation et d'expérimentation, et l'instinct industriel. Alors nait en elle l'instinct scientifique qui maintient l'intégrité et guide la manifestation de tous les grands instincts qu'il a découverts.
Celui chez qui l'éducation n'a pas développé ces cinq instincts principaux, jouet des circonstances, incapable de réagir sur le milieu social où il vit, ni par ses convictions, ni par ses conceptions, ni par ses actes, dépouillé de toute liberté morale, intellectuelle, physique, celui-là pourra par hasard être un homme distingué, mais il ne sera jamais qu'un malade. C'est, sauf erreur, l'état de tous les hommes existant actuellement en Europe.
N.OUS disions au début que la science positive devait désormais diriger la métaphysique, la théologie et la morale, avons^nous réussi à montrer que cotle direction, loin de les mutiler ou de les abaisser, les complète et les élève?
' Nota. Nous croyons devoir faire observer, bien que cela soit iniiUle pour fes esprits éclairés qui lisent ce recueil, qu'en ouvrant le Magasin de Librairie aux spéculations de la science , nous laissons aux auteurs toute la responsabilité de leurs opinions et de leurs système?. Chacun les Juge et le bon sens public prononce. {Note de r Éditeur,)