‹ Le Magasin de librairieChapitre 71 sur 180 · Raynald. Cont, Annal, ecclesicist., ann» 12i · texte numérisé non relu

Raynald. Cont, Annal, ecclesicist., ann» 12i

prince anglais parvint à fléchir le pape^ en se reconnaissant son vassal et en s'engageant à lui payer un tribut de mille marcs d'argent. Mais ni les barons, ni le peuple, ni même le clej^ d'Angleterre ne ratifièrent cette concession, et, tout en arrachant au roi la charte de leurs libertés, ils défendirent contre le pape leur indépendance nationale.

Les limites du monde chrétien avaient reculé à la voix dlnnocent III. Les ducs de Pologne et de Silésie portèrent TÉvangileJusqu'aux extrémités de la Prusse, et l'institution des chevaliers de TEpée ou Porte-glaive, enLivonie, était une croisade permanente dans le nord de l'Europe. Grfice à la fondation de l'empire latin à Constantinople, l'Église grecque était rentrée sous l'obéissance de Rome. Partout les hérésies étaient poursuivies avec une rigueur inflexible. De nouveaux ordres religieux étaient fondés, pour défendre les doctrines et les droits de l'Église. Dans le grand concile de Latran qui termina son pontificat, Innocent m dicta des lois à toute l'Europe chrétienne, et, plus heureux que Grégoire Vil, il mourut dans la plénitude de sa puissance au temporel comme au spirituel.

(La suite i la prochaine lÎTraison )

Page 1