IX. STATISTIQUE AGRICOLE
1° Superficie.
La superficie de la France (*) est de 527 680 kilomètres 4. carrés, ou 52 768000 hectares. En examinant la nature du sol, on trouve qu'il se divise ainsi qu'il suit :
Terres de labour 25871 COO hectares.
Vergers, jardins 635000
Prés(«) 5160000
Vignes 2i0i000
Miniers 48 000
Oliviers 120000
Oseraics 64000
Châtaigneraies 559000
For(»ts 8 761 000
Landes et bruyères, prébois, pâlis, terres vaines et vaji«es(*), tourbières, rochers
et montagnes incultes 6955000
Carrières et mines 3 500
Propriéti^s bâties, églises, elc 260 000
Routes^ chemins, rues, places 1 102000
Eaux :
Marcs, al)reuvoirs. canaux d'irrigalion . 1 7 000
(Vinaux de navigation 12 000
Etangs 177 000
Marais
Lacs, rivières, cuisseaux.
2" Tableau de la production agricole moyenne et du revenu moyen de l'agriculture.
Valeur.
mé (70000000 hectolitres) H 0-2 000 000 fr.
Autres grains (72000000 hectolitres) . ... 712000000
Avoine (49 000 000 hectolitres) 302000000
Pommes de terre (96000000 hectolitres). . . 202 000000
Châtaignes (3500000 quint, métr.) 13500000
Légumes secs (3500000 hectolitres) 52 000000
Légumes 75 000 000
Fruits 75000000
Vins (45000000 hectolitres) . . 480000000
Eau-de-vie (1000000 hectolitres) 60000000
Houblon (900000 kilogrammes). . ' 1000 000
Bière (4 000000 hectolitres) 58000000
Cidre (11000000 hectolitres) 85000000
Chanvre, filasse ( 67 500 000 kilogrammes ) . . 86 000 000
Lin, filasse (37 000000 kilogrammes). ... 57500000
Betteraves (16000000 quint, métr.) 29000000
Autres racines (3 500000 hectolitres) . ... 3000000
3 393 000 000 fr.
"] Sans la Savoie et le comté de Nice.
Report 3393000000fr.
Plantes oléagineuses 80000000
Oliviers (170 000 quinL métr. d'huile). ... 23000000
Tabac (90000 quint, métr.). 5500000
Mûriers, feuilles .....' 19500000
Soies 100000000
Garance (170000 quint, métr.) 9500000
Diverses cultures 12000000
Produit des pailles 300000000
Produit des diverses espèces de pâturages (*) . 850000000
Produit des forêts 350000000
Produit des animaux domestiques 1350000000
Produit de la volaille 3000000DO
Produit des abeilles 15 000000
Produit des étangs empoissonnés 5 300 000
Total 6812800000 fr.
(•) Le nombre d'hectares employés à la nourriture des animaux est de 15000000, savoir : prés, -5 000 000 ; avoine, 3000000; prairies artiûcieUes, 3 000000; pâtis, 4000000.
(•) Près de 3000000 d'hectares de prébois, pâtis, terres Tigues, appartiennent aux communes et forment les 6/10 des biens communaux ; les quatre autres dixièmes sont en bois et terres cultivées. [*) Prairies naturelles (foin et regain). ... 560 000 000 fr. Prairies artificielles (fourrages secs) . . . 160000000 Jachères, pâtis, communaux 130000000
Suite. — Voy. p. 205, 235, 273.
Exposition universelle de Londres en 1862; vue inlérieure. —Dessin de Bourdelin.
I. exposition de 186!2 était divisée en quatre grandes sections: 1° les minéraux, les végétaux, les matières iinimales, les produits des mines et des usines métallur-
giques, les produits chimiques et les denrées alimentaires; ^'^ les machines en général ; 3^ les meuhles et tous les objets d'ornementation ; 4<' les beaux- arts. Ces quatre
sections formaient trente-six classes, qui elles-mêmes se partageaient en mille variétés d'industries.
En pénétrant dans le palais de l'Exposition par rentrée du sud, s'ouvrant sur Cromwell-Road, on traversait d'abord une salle, senant de vestibule, décorée de divers objets d'art parmi lesquels on remarquait une statue de la reine Victoria, par Durham. C'est de ce vestibule que partaient les escaliers conduisant aux expositions de peinture.
A droite de cette salle, dans une longue galerie, étaient exposées des voitures de toutes sortes, depuis le traîneau de Norvège jusqu'à la volante d'Amérique , depuis le cab anglais jusqu'à l'omnibus parisien ; et dans une autre galerie à gauche, un certain nombre de machines françaises qui n'avaient pu trouver place dans la grande annexe spécialement consacrée à la mécanique.
Une grille monumentale donnait nccés de la galerie de gauche dans le carré français. Cette partie de l'Exposition a été constamment fréquentée par la haute société de Londres, qui a paru y admirer surtout les bronzes d'art, l'orfèvrerie, les bijoux, les porcelaines si fines, si élégamment décorées de la manufacture de Sèvres, les tapisseries des Gobelins et de Beauvciis , et les soieries de nos fabriques lyonnaises. Une Assomption de la Vierge, d'après le Titien, et un portrait de Louis XIV, d'après Rigault, magnifiques reproductions en tapisserie des Gobelins; des attributs de chasse d'après Desportes, et des ameublements de différents styles, fabriqués à Beauvais pour les palais impériaux, attiraient tous les regards. On regrettait de ne pas trouver à côté de chacune de ces œuvres merveilleuses les noms des habiles artistes et ouvriers qui ont concouru à les produire.
Le service commandé à la maison Christofle pour les fêtes de l'hôtel de ville ja été trés-remarqué : la pièce du milieu consiste en un grand plateau de glace, dont l'encadrement est relevé par une moulure à frise nuancée d'or de différentes couleurs. Quatre grands candélabres sont enchâssés dans cette moulure. Au centre est figuré le vaisseau symbolique de la ville de Paris; sur le pont du navire, on voit la statue de la Ville portée par quatre ca-. riatides représentant la Science, l'Art, l'Industrie et le Commerce; le Progrès éclaire la marche; la Prudence est à la poupe et tient le gouvernail. Des groupes de tritons et de dauphins se jouent autour du navire. Aux deux extrémités sont des chevaux marins domptés par des génies.
Une armoire en ébéne sculptée de M. Fourdinois fils, une autre armoire du même bois, aux ornements de bronze argenté, achetée à M . Barbedienne par le vice-roi d'Egypte, et généralement tous les produits de l'ébénisterie parisienne, ont été universellement admirés.
On n'a pas moins apprécié les tissus de Reims, de Sedan, d'Elbtflif, de Louviers et de Saint-Quentin, les papiers peints, les onyx d'Algérie, les tentures, les cuirs repoussés, les cristaux et les porcelaines.
Un grand nombre de montres renfermaient les articles connus sous la rubrique commerciale d* « articles de Paris » . Les produits chimiques, minéralogiques , agricoles, et les denrées alimentaires , étaient exposés dans les vitrines qui garnissaient le pourtour du carré français; enfin, dans la galerie qui en faisait le tour à l'étage supérieur, on voyait les instruments de musique, les produits de la librairie, de l'imprimerie, de la coutellerie, les photographies, les tissus, etc.
En sortant du carré français vers l'ouest, on rencontrait l'exposition, du Zollverein, c'est-à-dire de l'Autriche, de la | Prusse, de la Saxe, du Hanovre, de la Bavière, du Wur- ' tembei^, de Bade, des villes Hanséatiques et des autres { pays qui font partie de cette confédération commerciale de ^ l'Allemagne. Les orgues, les pianos, les peaux, les four- | rures, les minéraux, les produits de la Forét-Noire, etc., remplissaient cette première partie du transept ouest qui '
aboutissait au dôme occidental, où «ivait eu heu la cérémonie d'inauguration. L'Autriche et la Prusse y étaient richement représentées par leurs sucres, leurs vins et leurs soies grèges; les laines dites de Berlin s'y trouvaient en abondance. Les instruments de cuivre et ceux qui appartiennent à la lutherie y étaient fort nombreux. Brun et îlcichemberg étalaient leurs riches étolTes; la haute Autriche, sa coutellerie renommée. La partie centrale renfermait les porcelaines de Prusse et la collection si variée des verreries de Bohême.
L'exposition anglaise occupait le côté de l'est tout entier. Là se trouvaient réunies les étoffes, les meubles, les faïences magnifiques, et toutes lés productions si variées de l'industrie de laGi'ande-Bretagne. Les orfèvres de Londres avaient à l'Exposition des vitrines semblables à des espèces de temples , et de ces temples le métal précieux débordait et ruisselait. Si les orfèvres français emploient moins d'argent et d'or, le goût domine dans leurs travaux : il suffit de citer lés magnifiques pièces exposées par Odiot; quelques-unes ont été obtenues au repoussé, procédé de grand art qu'on ne pratique plus guère.
Au centre de l'exposition anglaise, un trophée dominait tous les antres : c'était un assemblage formidable de toutes les armes modernes, les canons Armslrong, Withvort, et leurs boulets de 250 livres, les plaques de fer de 20 centimètres pour cuirasser les navires, etc., etc.
Toutes les colonies anglaises, l'Australie, Ceyladi l'Inde, la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Ecosse, l'Afrique centrale, etc., avaient envoyé leurs produits spéciaux.
L'Espagne, la Belgique, la Hollande, la Suisse, lé Danemark, la Suède et la Norvège, la Russie, la Turquie et' l'Italie, avaient garni des produits de leinrs industries les bas-côtés de la grande nef. De la Belgique étaient venus de superbes échantillons de tissus et de minéraux. Les soies, les velours, etc., fabriqués dans les établissements d'apprentissage qui appartiennent au gouvernement belge, étaient remarquables. L'exhibition des dentelles belges ne l'était pas moins. La Hollande avait envoyé sa papeterie, ses impressions, ses cuirs et ses voitures, son orfèvrerie et sa bijouterie; la Suisse, ses mousselines, ses pailles, son horlogerie, ses instruments d'optique et ses jolis travaux de bois sculpté ; le Danemark, ses beaux produits céramiques, ses ameublements et ses confections; la Suède et- la Norvège, des fers, des aciers et des cuivres bruts, et, comme œuvres travaillées, des arnmres trèscurieuses; la Russie, enfin, ses charbons, ses fers, ses cuirs et ses céréales, de l'huile, du sucre, de la cire, du miel, des armes, etc.
L'exposition italienne occupait l'espace compris entre le carré français et l'avenue centrale. Elle était remarquable «surtout par ses minéraux , par ses terres cuites et émaillées, par ses bois sculptés et incrustés, par ses parures d'orfèvrerie florentine ou génoise.
L'exposition du Brésil consistait en un trophée colossal de bois exotiques qui eôt suffi au chargement d'un navire.
Arrivé à l'extrémité du transept est de l'Exposition, on pénétrait dans une galerie annexe remplie par les produits minéraux de l'Angleterre et par ses machines agricoles. Le nombre considérable de ces machines suffirait à prouver combien l'agriculture est avancée dans ce pays. Le grand ' concours agricole de Battersea, qui a eu lieu en juin dernier, a permis d'apprécier à «leur valeur ces nouveaux moyens de culture.
En revenant par le bas -côté nord de l'Exposition, on traversait la remarquable expositionf des meubles aurais, parmi lesquels il faut suitout noter les spécimens sortis des ateliers célèbres de Jackson et Graham, de Londres.
— Plus loin, la Chine attirait l'attention par quelques envois originaux.
De Texlréraité de l'avenue centrale, on pouvait jeter un coup d'œil dans le magnifique jardin attenant au palais. On avait devant soi des parterres, des bassins et des pelouses, des escaliers aux riches balustrades, des pavillons pour les musiques militaires ; au fond, une immense serre emj)aumée et chauffée par une machine puissante. C'est là que se font les expositions de fleurs des sociétés anglaises.
La Société horticole de Londres distribue annuellement pour plus de 50000 francs de prix. On payait, pour entrer dans cet Éden, un prix indépendant de celui de l'Exposition. Cependant plus de cent pièces, vases, groupes, statues, appartenant à la France et faisant partie de son exhibition, décoraient ce jardin; on y remarquait surtout les fontaines en fonte de fer de Durienne et Barbezat (voy. page 273).
A l'exirémité de ce bas-côté nord , on trouvait le transept ouest. De cette galerie on passait dans la grande annexe des machines.
La suite à une autre livraison.
Les ordres, les décorations, sont des lettres à vue sur l'opinion publique : leur valeur dépend du crédit de l'endosseur. ÂRTHCH ShOPENHAUER.
.LES TIMBRES-PPSTE.
Suite. - Voy. p. i9i, 223, 251, 270, 287. 318. ROYAUME DE BAVIÈRE.
(23 timbres, 2 types.)
On a affranchi en Bavière les lettres au moyen de timbres-poste à partir du i" novembre 1849.
On a émis d'abord des timbres de 1 , 3 et 6 kreutzers correspondant aux trois degrés de taxe des lettres pesant un port simple, c'est-à-dire un loth (15«'.635); les timbres de 9, 12 et 18 kreutzers sont d'une émission plus récente.
Le nombre de lettres distribuées et expédiées a été de 17007941 en 1858-59 et de 18003398 en 1859-t)0.
L'augmentation dans les correspondances a. été, à cinq ans de distance, de 1858-59 sur 1853-54, de 21 pour 100, et delà période triennale de 1856-57 à 1858-59 sur celle de 1853-54 à 1855-56, de 14 pour 100.
En 1859-60, 78 lettres sur 100 opt été aflranchies.
On comptait dans les 14114 113 lettres alfranchies en 1859-60:2017 845 lettres à 1 krenlzpr, 7408226 à
3 kreutzers, 3 3&9 488 à 6 kreutzers, 1 1()| 028 à 9 kreutzers, 136497 h 12 kreutzers, 94029 à 18 kreutzers.
La population de |a Bavière était de 4 61*5 748 habitants en 1 858 ; le nombre moyen de lettres par habitant a été de
4 dans cette année.
Le dessin des lettres est, h une petite difTérence prés, le même depuis l'origine.
Le timbre a 21""». 5 de côj^; il est carré et gaufré.
L'ancien timbre de 1 kreutzer est imprimé en noir sur papier de couleur. Le timbre actuel de 1 kreutzer et les autres timbres sont imprimés en couleur sur papier blanc ; toutes les parties gaufrées qui forment le dessin ressortent on blanc sur le fpnd de couleur. Le premier est fabriqué (l'aprés le procédé de Pickinson , c'est-à-dire qu'il porte fies fils de soie, de couleur rouge, tendus verticalement.
La valeur est manjuée en chiffres placés dans un cerple ; elle est énoncée en lettres sur les côtés et répétée en chiffres aux quatre angles*, on Ijt en haut Bayern, et au bas frawco. '