FÊTES SOUS HENRI III
Un Bal à la cour Je Hcftui III. — D'après le tabltrau (l« I-rançois Cluiiel, dil J.inel.
' Les folles prodigalités de Henri III , son luxe effréné , fdrcnt l'une des causes les plus énergiques de la haine populaire qui se manifesta contre lui à la fin de son règne. On le voyait saisir avec empressement les moindres prétextes pour donner, au milieu de la misère croissante du royaume, dos félcs ruineuses oii s'engouffraient en quelques jours les revcuusdela couronne — Pour en donner une idée, il suffit de citer au has<«rd quelques-uns des faits consignés dans le Journal ae L'Estoile.
Le 15 mai 1577, le roi donna au Plessis- lès-Tours*, à son Trère le duc d'Alene^on , un festin où tous les assistants étaient vétos de vert , et où les femmes , vêtues aussi de vert , faisaient le service habillées en hommes. La seule dépense des draps de soie verte, faite à cette occasion, s'était élevée à plus de soixante mille francs.
En 1581, aux noces de Joyeuse et de Marguerite de Lorraine, « les habillements du roi eidu marié étbient semblables, tant couverts de broderie , perles et pierreries, qu'il esloil impossible de les estimer ; car tel accoustrement y avoit qui coustoit dix mil escus de façon; et toutefois aux dix-sept lestms qui de ung de jour à autre par l'Ordonnance du roi depuii les noces, furent faits parles princes et seigneurs, parents de la mariée, et autres des plus grands et apparents de la court, tous les seigneurs et les dames changèrent d'acçoofttrement dont la pluspart estoient de toile et^rap d'or et d'argent, enrichis de passements, guimpures, recaneurcs <U broderie d'or et d'argent , et de pierres et perles en grand nombre et de grand pris. Le bruit estoit que le roi n'en serait point quitte pour douze cent mil escus. « Le l)allet compo9é> à cette occasion fut annoncé sous le nom de grand balkt de Circé et ses nymphes. L'invention en était due au sieur de Beaujoyeux; les airs étaient de 13eaulieu et Salmon, et les paroles de Ronsard et de Baïf , qui , pour récompense, reçurent chacun deux mille écns.
Celait surtout au carnaval que Henri III faisait les plus folles dépenses. A celui de l'année 1577, on le vit dans les ballets habiUé en femme, n ouvrant son pourpoint et descou-
ToMt XVl. — Octobre 1848.
vrant sa poitrine, y portant un collier de perles cl trois collets de toile, deux ù fraize et un renversé , ainsi que lors portoient les dames de la cour ; et estoit bruit , que sans le décès de messirc Nicolas de Lorraine, comte dfe Vaudemont, son beau-père, peu auparavant advenu , il eilt despendu au carnaval, en jeux et mascarades, cent ou deux cens mil francs, tant estoit le luxe enraciné au cœur de ce prince. »
Ces prodigalités épuisaient sans cesse le trésor royal que ne pouvaient remplir ni les impôts nouveaux, ni les ventes d'offices, ni les emprunts forcés, et mettaient souvent le roi dans la plus grande détresse. L'Estoile raconte « qu'en 157^, dans un voyage de Lyon à Avignon , l'argent se trouva si court que la plupart des pages du roi se trouvèrent sans manteaux, étant contraints de les laisser en gagé pour vivre par où ils passoient ; et sans un trésorier nommé Lecomte, qui accommoda la roioe-mère de cinq mil francs, il ne lui fust demeuré ni dame d'honneur ni damoiselle aucune pour la servir, comme estant réduite en extrême nécessité. On ne parloit lors à la cour que de ce diable d'argent qu'on disolt estre mort et trépassé. »
LE PI\ÉCEPTEUf\ SANS LE SAVOIR.
irOlTVBLLB.
Suite et fin. — Voy. p. 33o.
— Tout alla bien jusqu'à la ville, continua Jacques Ferroa. L'homme de loi prit mes papiers, promit de faire poursuivre tout de suite l'expropriation, et m'assura que la maison des Lorin m'appartiendrait avant six mois. Je sortis tout joyeux de celle promesse , et je me remis en route avec l'âne et le petit.
Pendant notre halle chez l'avocat, le temps s'était brouillé; le vent commençait à faire tourbillonner la poussière le long du chemin, et de gros nuages arrivaient du côté de^ montagnes. Je me demandai un instant s'il ne fallait point cebrous*
ser à cause de Peufaut; mais la falijjue el reiiinii cominengaieiil à lui venir; il demaudail à relourncr au logis. Je pensai que nous audonsJe temps d'arriver avant Torage, et je indrcliai plus vite.
Ptir malheur, Tânesse , qui avait réglé son allure , n'en voulait pas cliauger. J'avais beau l'appeler par son nom , l'exciter, rien n'y faisait. Etienne lui olTrit un gâteau comme encouragement : elle le mangea scrupuleusement jusqu'à la dernière miette, puis reprit son pas de maître d'école. J'étais lurieux de l'enlètement de l'animal, d'autant que les nuages arrivaient sur nos têtes, el avec eux une petite pluie froide que le vent toujours plus fort nous fouettait au visage. Nous éiions trop avancés pour retourner en arrK're ; puis des liudiM M s qui (.liiit'ciHiiiJn'iit d I iijque instant l'orage m'en laj?<ciicn| tt.'spL'r^•i■ ià ilii.
a^pt-iidaiit IvtJfciiiKN HéUM par te iroid, commençait â greloiitT ; la (iSuic fjviiL'tnut do plus m plus ses habits d'été ; imnm h umx le re|nil , œUi; iTiivine toux dont le médecin aViTrayait ni q%û [miÛMil quinze jours m'avait déchiré la |iOitrliK'. J'iîtab au dé&**jipoir l Je coupai une branche dans ta hdie el je me ma à frapiwi" l âii^sse avec rage ; elle parut h'4|it%ûi!r *H recula ; je ti^uiihldî, elle se coucha à terre.
Au lîKkmciil mému , tous im imiiges crevèrent à la fols, la pluie di:vfnl tin lornul, LViifairt Klacé ne pouvait plus parler î uiA deiils di»quiik*ïitt su uyax :tvait redoublé el lui faisait I^HJsjter des gr»tnissi'meul>* piaiiiiils. J'avais la tète comme perdue. Ne sachant plus que faire , j'enlevai Etienne dans iinf» bras, je le serrai contre ma poitrine, el je courus devant mpi , aveuglé par- la pluie. Je cherchais un abri sans savoir oii le trouver, sans comprendre ou j'allai.*» , lorsqu'un briilt (le chevaux et des cris me firent retourner la tète : c'était une voilure qui >enait de s'arrêter.
la monsieur à cheveux blancs se pencha à la portière. « — (^)u'est-il arrivé? où portez- vous cet enlant? me denianda-l-il.
») — Dans la première maison où il pourra recevoir des soius, répondis-je.
M — Est-il donc blessé ?
• » — Non , mais le froid el la pluie l'ont saisi. Il relève de m.iladie, et il y a de quoi le tuer.
» — Vo>ons, inierrompit vivement l'étranger; je suis médceiu ;. apporte? ici renfanl. »>
Il ouvrit la portière, et rei;ul sur ses genoux Etienne qui riiisselail. Eu apercevant sou visitge el en entendant sa loux douloureuse, il ne put retenir un mouvement.
M ^— Vite , vile l s'écria-l-il eu Se tournant virs les dames ah">ises à ses cùlés ; aidez-moi à lui ôier ces vêlements movul- 3c;i; nous l'envelopperons dans vos pelisses, il y a eu répercussion, le poumon droit commence a se prendre ; il faudrait ramener la vie à Texiérieur.., Alfred , passez-moi le flacon (jue vous trouverez daus la poche de la calèche, là, près de vous. »
En parlant ainsi , il avait déshabillé Élienne , aidé par la plus vieille dame , et il se mit à lui frotter tout le corps avec la liqueur du ilacon. Quand l'enfant parut réchauiïé, il l'enveloppa dans plusieurs vêtements dont se dépouillèrent ses compagnons de roule , iii signe au jeune homme appelé Ahred qui se hàia de descendre, et étendit le petit malade à su place sur les coussins, il se tourna alors vers moi , me demanda si j'étais encof^e loin de ma demeure , et , sur ma réponse, donua ordre au cocher de continuer doucement.
Je suivais près de la portière eu le remerciant, el ne son- ^eaut plus h mon ânesse, lorsque le jeune homme qui avait . quille la voilure me la ramena. Nous conlinuâmes ainsi juscju'à Thaiin. La pluie tombait toujours comme le jour du déluge; mais je n'y prenais point garde ; mes yeux ne quillaieut point l'inlérieur de la calèche où l'en Tant était couchO'. Le monsieur aux cheveux blancs , penché sur lui, Tobseivait avec attcuiioii , suivait ses moindres mouvemenls; euhn il me fit signe que loul allait bien. La respira-
tion du petit commençait à se dégager, des goultes de sueur se montraient sur son visage ,>el , de plus, nous arrivions. L'éiranger porta lui-même le petit malade dans un lit qu'il avait fait chauflér, et au bout de quelques uduutes 11 éuit endormi.
Je cherchais des mots pour le remercier ; Il m'interrompit tout à coup.
« — Ne songez point à cela, dit-il ; mais allez vous-même changer d'habits. Vous permettrez à mou fils d'en f<iire autant; le voici qui monte. »
Le jeune homme rentrait , en effet , chargé de sou portemanteau. Je me rappelai alors qu'il avait fait la rouie à pied près de moi , et ^dc dans mon inquiétude je n'y a?iiis pohii pris garde.
« — Mon dieu 1 si monsieur allait prendre mal l m'écriai-je. I» "- Pourquoi cela ? reprit le médeeiu ; il est jeune et fort : avec des vêtements secs et un peii de ied i il u'y paraîtra plus.
u — Mais pourquoi S'est-il exposé fl iâ pltiteT *. ~ Ne fallait-il paà faire place ? réj^Hl le vieillard en souriant ; et vouliez-Vous que l'homltië bien |)Ortaut laissât dehors renfant malade?
K — La voilure vous appartenait, l'ëpliqdai-je 1014 ému, et quand vous y auriez gardé votre fils de préféneuce au mien, il n'y aurait eu rien k dire : c'élàit jiisiice. » Le médecin nie lêgarda, et« prenant ma hiaiii : a — Ne croyez pas cela, mbnsieu^, dil-ll avec Une gravité amicale ; et so^et èû^ qu'il n'y a jamais de justice oCi il u'y a pas d'humanité. >»
Il tife iiie pérlhlt jias de répondre, et m'envoya quitter mes babils. Je le relins encore une heure avec sa famille, que je forçai à accepter quelques rafraicfiissemeuts ; puis il reparla après m'avoir complètement rassuié sur le compte du peiiL De fait , son souuneil continuait aussi tranquihe. il éuit évident que les soins donnés si à propos avaient arrêté le mal à sa naissance et venaient de le sauver.
Je ne sais si vous avez remarqué ce que produit une grauvle inquiétude suivie d'un grand bonheur : ça vous attendrit et ça vous fait réfléchir ; vous vous sentez comme un besoin d'êlre meilleur pour mériter votre joie. J étais donclà, près du lit du petit , le C(£ur tout brouillé ^ pensaut à celle brave famille et à celle belle maxime qu'ii n'y a jamait de justice là où il n'y a pas d'humaniU, quand lout à coup uu souvenir traversa mou espril I Je venais de penser à la veuve Lorin el à sa petite fille : elles aussi avaient besoin de secours, et, au lieu de leur en apporter, je restais renfermé daus mou droit comme Télranger aurait pu rester daus sa calèche. Le rapprochement me saisit le cœur. J'étais dans uu de ces moments où rémolion vous rend superslilieuN : je uie figurai que si j'étais sans pitié pour la veuve le bon Dieu serait saus pitié pour uion garçon et qu'il ne guérirait pas. Cette idée me prit si bien ù la gorge que, malgré la pluie qui continuait à tomber, je courus à Técurie, je montai à cheval, et j'urnvai à Mulhouse chez l'avocat au moment où il allait se coudier. Quand je lui dis que je venais reprendre les pièces , d me crut fou ; mais peu m'importait : dès que je les eus sous le bras, je tue semis content de moi et tranquille. Je mis ma monture au galop , et j'arrivai à Thann ventre à terre. Élienne continirail à dormir coninte un chérubin.
MAGA8IiN IMTTOJlKSQrF.
mais qui m'a fait semlr ce que c'était que la véritable justice, t»! qui a M ainsi mon précepteur sans le sacoir.
\ PnîftnES INDTRNNRS.
; Ja Croze a publié , dans son ouvrage intitulé Christian nisme de.^ Indes, les deux prières sui vantes, traduites des livres sacrés de Tlnde, et qui Iqi |>araissenl avec raison inspirées par un sentiment pur et élevé de l'unité et de la j^randeur divines.
« O Souverain de tous les êtres , Seigneur du ciel et de la (erre , devant qui déplorerai-je ma misère si vous m'abandonnez? C'est à vous que je dois ma conservation, sans vous je ne saurais vivre; appelez-moi , Seigneur, afin que j'aille vers vous, »
« Seigneur, vqhs m'avez connu lorsque vous m'avez créé; pia|8 je n'ai appris à vous connaître que lorsque j'ai pu faire usage de mon entendement. En quelque état quç je sois, que j'aille ou que je vienne, quelque part où je me trouve, je ne vous oublierai jamais. Vous vqus êtes donné à moi et je me suis donné à vqus; vous êtes venu à moi, ô Dieul comme nu éclair qui tombe du ciel. »
MOYEN D'ENLEVEI\ LES TACHES D'ENCHE SDR LES ESTAMPES ET SDR LES LIVRES (1).
li'encre ordinaire du commerce se compose avec facilité , car son principe constituant est une matière unie à un peu «l'oxyde de fer. Ce noir cède assez promptemont à une application de sel d'oseille (oxalatede potasse) qu'on arrose d'eau bouillante: cette dernière condition est essentielle au succès rapide. LescItHiiistes signalent la propriété que possède l'étain d'aixélérer la décomposition , et conseillent de faire bouillir la dissolution du sel d'oseille dans une cuiller d'étain, ou de mettre au revers de l'endroit taché une feuille de ce métal au moment où l'on verse l'eau bouillante. On réussit encorç mieux avec une dissolution chaude et assez concentrée d'acide oxalique. C'est un sel extrait de celui de l'oseille, dont il pst le principe.
Le chlore ainsi que les chlorures alcalins et plusieurs acides décomposant J'encre, mais sans enlever la tache de rouille, qui sui vit à la teinte noire. Pour éviter une double opération, il vaut mieux recourir de suite à l'acide oxalique chaud.
Les taches d'encre sont assez communes sur les anciens livres. Quand un grand nombre de feuillets ont été traversés , le livre doit èlre découjiu pnur *tre eiisuïîi' relié de nonvr.iu. Si ppiirtant on ne voulait ph,h se rdsntir|r*^îi ic parti (ixtn^iîie, voici ic procédé assez hug h m^'p"^ eu um^v. On aii^njuc isolément chaque feuiiki, oi» \iUo' sutis ïu larht* un»* nnille d'étain , on hum**cle fii puge û'^ckh rïx:iliqne \h\uhk et chaud au moj'cn û'mv. épupi;*' , rî ^\\niiû |e nak h dlsjiïim , on retire Té tain , pîii^ m applique i^n rt-ctt* et nu versn un pnfiier absorbijul , et i'uti ft-rme It^ il vie ^im n'iwnrïi*»[ir<T sur le feiiillel. Si Vm applique In dissolution Hir la lai |jr Maniement, il 9p forme souyéijf m «h là s}^- ^j.7 limites tific y.nne jaiuï.>Te qu] exl^e pour ruait- vu r un mouiïhige gi^néritl de k p^igt- à feau pure.
§i l'on ver^îàii U^ liquide avec Irôp de pti!dpit:itkHi , une partie, s'infihriirit ù travers le dos tjes Çâhiers, irait former a<'s taches (Je ppufeur fauve sur <|'aulres feuillets voisins dij'cllë envahiraii par l'effet de la capillarité. Le livre décousu se nettoierait beaucoup mieux; mais il faut trouver ensuite un habile relieur qui le recouse si exactement qu'une nouvelle rognure soit Inutile.
(i) Extrait de lEssai sur la restauration des anciennes estampes, par M. BoirvAaooT. 1846.
S'il s'agissait, au lieu de plusieurs cahiers, de qnclqnrs pages isolées, on pourrait les s(<parer du livré, et, roncrc effacée, les recoller à leur place. II existe, pour ex'traîie neiieinent les feuillets d'un livre, un expédient fort simple employé quand on veut remédier à une transposition de pages peu compliquée. Lo livre tenu ouvert , on passe, -entre la racine du feuillrt à is«»ler, un bn- fd b]iin m ^i qu'on maintient serré h' plij.^ pii-s |>rtssihle de h mhMmvr du cahier; an trempe daii'i r*Nm l^i p^irtiedii fil qui aéï*a?is,% et tirant doucement, on siit^ilhie peu ît peu la pnrii^- du \t\ mouillée .'i celle qui m- Vi*M pas/puK oii ferme k *lvrr\ Deux ou trois minutes aprrs, phïs mi mnhjs, jM-lon répnisî^eur et le degré d'encollage du featltet^ U; papier est liuiiiortr dans toute sa longueur, et ri\le â la phi^ lé;^ère. n;ici}tM(. t ,i tache d'encre enlevée , on met en prt*sse «u Ton repasse au fer, puis ou recolle le feuillet ù h gomme, nu msïveu d\in nuglet ou bande étroite de papier miiiî!^ , qni ;î pour appui h naissance du feuillet voissTï, (>i onglet est mfimeHOUMint luutile. Ce procédé peut être è^îrit^Min^ut suivi i\mn lous les r.^soù quelques pages isolées* d'un liv)v miiï tnrliei'H d'une inanière quelconque.
11 est ici question de l'encre dont on fait communément usage ; mais il en est d'autres de diverses natures, qui pedvent exiger d'autres remèdes. Si l'acide oxalique ne réussit pas, il faut avoir recours au chlore, h l'eau dv. javriic ou à la dissolution faible d'addc hydrochlorique.
L'encre de Chine, qui a pour base 1'^ noir de Unm'r tj r^adivisé (et non le liquide noir que sécnMi* Iv poisson ïwmmt'^ sèche, comme le croient quelques pf^r^onnen), a 6u^ juk^o par tous les chimistes complètement lndiV<>uifHj?^îdtle. C*' hf^Jr, fraîchement appliqué sur un papier lisse 1*1 hien rnllM, pmi s'effarer avec une éponge humide : dw4c«>Ciis 11 ^\\m% lte?it entraîné mécaniquement; mais aucun a^ent ne p^nU th\mU quement le décomposer ou le dissoudr» qurriri ji 1^1 Tn>** ^^k adhérent à l'épiderme du papier. On peut même le regarde»* comme plus tenace que l'encre d'impression ancienne, qui, en certains cas, est en partie entraînée avec la mati^«re huileuse qui la compose.
11 n'y a qu'à gratter le papier, si l'on veut absolument s'en délivrer. C'est, du reste, le meilleur parti à prendre sur les parties blanclies. Quand le papier est absorbant, le noir le perce d'outre en outre ; il faut alors découper e^ r<*mpla(:er le morceau.
Cette Impossibilité de détruire et même d'affaiblir des taches si aparentes, doit engager |e^ bibliophiles (i ne jimuis se servir d'encre de Chine dans le voisinagç de leurs livres, ni pour y tracer des notes. 11 faut §e garder encore d'en mêler à l'encre commune , puisqu'elle laisserait une trace ineffaçable.
Le véritable état de nature, pour tous les êtres, est le plus haut point de développement où ils peuvent atteindre.
J.-B. Say.
CARLO DOLCL
Dolci ou Dolce est un peintre de la décadence, mais Pun des plus charmants. Né à Florence, il est mort dans ottc ville en 1686, à l'âge de soixante -dfx ans. Il avait séjourné longtemps à Vienneoù l'avait appelé l'empereur d'Allemagne, Sa manière se distingue par une extrême douceur : c'est un taleni pour ainsi dire féminin, inférieur par le style à l'Aibane, il a plusieurs des qualités de ce peintre : comme lui, il est suave à la fois dans le dessin, dans l'expresj>ion et dans lo coloris. [I n'en est pas toujours ainsi chez certains peintres flamands et hollandais, dont les un'rites principaux sont le (ini et la doiiceur. l»ar un contraste qiu inquiète le p'gard sans que l'on s'en explique la cause . ils appliquent souvent cette
délicatesse infinie des touclies, cet art précieux de fondre liarmonieuseinent les teintes, à des sujets qui demanderaient au contraire de la vigueur et presque de la rudesse. On se
D'après Dulci.
demande si, par exemple , il élail bien nécessaire de se servir d'un pinceau si moelleux, si gracioux, si fin, pour peindre un ivrogne, un marchand de poisson, ou une bnlierie de cuisine. Doici, soit dans ses portraits, soit dans les sujets religieux, s'est toujours maintenu dans un ctioix tempéré, aimable, élégant. .Sa i*éputation a survécu aux épreuves du temps, il est aimé en Italie , doajt il rappelle parraitemcnt les iK>cies de second ordre, il Tant ravouer toutefois, comme la plupart de ces poètes, il est souvent doux jusqu'à la fadeur.
FABUICATION DU FElî.
Voy,, sur la Fabi-icalion de Pacier, les Tables de iS'17.