LES ADIEUX
Saluii de 1848; Peinture. — Les Adieux, par Decaisnfc.
On ne peat roir Thomme revêtu il*acicr, prêt 5 marcher k la rencontre de Thomme, retenu dans les bras de sa com« pagne, abandonnant son arme aux innocentes mains d'un enfant, sans se rappeler tant de scènes déchirantes retracées par d'admirables tableaux. Mais depuis que le premier des peintres et des po^^es». Homère, nous a fait voir Astyanax éponvanté de Tédat des armes de son père et Andromaque pieanint snr le sein d'Hector, nul n'a reproduit avec phis d*énergie, de délicatesse et de grâce, les tendres inquiétudes d*Qne épouse , que Shakespeare dans sa tragédie de la vie et de la mort d'Henri Percy, surnommé Holspur (1).
— Ohl monseigneur ! s'écrie lady Percy s'efibrçant de lui arradier son secret, pourquoi demeurer seul ainsi ? Quel aime depuis quinxe Jours m'a bannie du cœur de mon Henri? Dis, cher seigneur, dis, quel mai t'enlève l'appétit, lé repos. Jusqu'à ton précieux sommeil 7 Pourquoi ton regard reste-t-il attaché 5 la terre? l*ourquoi tressaillir si souvent lorsque tu es assis à l'écart? Pourquoi la fraîcheur sanguine de tes Joues s'est-elle eflfacée? Pourquoi me sacrifier, mon Henri, & cette maudite mélancolie à l'œil louche? Tandis que tu dormais & demi je veillais près de toi, j'entendais des mormnres de guerre sortir de ta poitrine haletante ; tes
(t) première partie de Henri ly ToMB XVI. — M AU! 1848.
mots entrecoupés gourmandalcnl ton coursier bondissant: En avants courage! criais-tu ; et lu as parlé de sorties et de retraites, de tranchées, de palissades, de balisles, de canons, de la rançon des prisonniers, de soldats tués, de toute cette houle du combat. Ton âme guerrière luttait en loi avec une toile force que les gouttes de sueur s'amassaient sur ton front , comme les bulles d'air sur le torrent qui bouillonne ; ta figure se contractait par d'étranges mouvements ainsi qu'il arrive aux hommes suffoqués dans leur course furieuse. Oh! quels eifrayants mystères y a-t-il? Quelque terrible affaire est sur jeu, monseigneur, et il faut que Je la connaisse ! il le faut si tu m'aimes ! Mais Hotspur n'entend pas : il appelle ses gens.
— L'homme et le paquet sont-ils partis? Le cheval est-il à la porte 7 Cet alezan sera mon trône I
Et la femme n'est point écoutée ; le bruit des armes noie la douce et mélodieuse voix.
— M'entendez-vous, milord?
— Que dites-vous, milady?
— 0"'esl-ce qui t'entratne et t'emporte?
— Mon cheval, cher amour, mon cheval.
^ Fi, tête folle ! cœur plein de fiel I mais je saurai ce qui se trame. Mon frère Mortimer se révolte, je le crains : U l'appelle h sou aide... mais si ûigiiiiaed by vjOOQlC
MAGASIN I^ÎTtoftteSQlJÉ.
— ...Si loin à pied, mon amour, je serai las!
— Vous raillez au lieu de répondre... oh l Henri, je brise le pelit doigt nerveux que ma main presse, si tu ne parles, si lu ne dis la vérité t
— • Arrière, folâtre enfant, cher amour I hon^ je he t^teime pas ! je ne me soucie pas de tol| KaUi^i Va, ce h'mt (toi Theure de se jouer avec des poupées^ de jouiet dé catlwsei t nous aurons des faces salgnaAteS^ éèi ci^nei écinséè <|aè foulera notre course impétttedi^c.;» Mal^, DIcii m^a»»lstct ' mon cheval I... Que dis-tu, Kàite? que vettx-ht de moit
— Non, vous ne tn^aimet pas, et alors je M m^atme plus moi-même! vofon», dites, parici! est-ce un jeil? une raillerie ?
— Viens < teux-tu me Voir galoper! Uhé Wi feh lellc, je dhai que je Tnltirn à la folle ; mais entendez-moi bien, Kaite: dërtormats J<* ne \itUx plus être questionné ; ne me dcmahdee ni ?ii je pars, ni si je reste, ni le motif, ni s'il le faut, feref, ce fimv je le qulUi% ftta douce Kaite : je te sais sage âtktant s sînun plus, que U femme d'Henri ï^ercy ; constante «1118111 qwfe feQime sur tcrro ; discrète I impossible de Tètl-è rlaVantagev car je répotiiis qde lu ne diras mot de ée que ttt tte sais poiJiU AliisI flonc )usquii-là je me confie h toi^ dbtice Kaiie.
bB LA rAÔnCQÀttON bË l'acUsh.
tin. — Voy. p. 37.
liD syMfiîiê tfé t^cien régime ^ à Pégard de Pacfér , t donc consisté & t^ai-Pisipr fidée que les mines de t'rdhte pouvaient produire des fiHn h aci<vr crunrttc cctiesde SuOdé^ et pûftottsiHj lient h encout^i^rr par 11 n^ IhlcrviêniiDu directe l'étnblls-' ficmeiii d^ toittitl kn U^liirn t|Ut Àtg proposaient de convertir en âtier \e^ M^ tlAtUm^itlx. tjH\ h^ système qui triompha Mil tout pendant la mH'oUlH5h ) âlbliqiit^ l^fiurope, soulevée tout entiùic conli-c h Vtma>s W. |[)errttettdlt pht» ft aiicun produit èLrnnger, et à l'ftdi^t w»tt» <i\\i^\-t qu'à tout autre , de pénétrer dans ce terbitt^it-e blôctinK 11 (htlut t^Xv^ b France tirât de son propre sein tôiit ce ^Itt Itlt M\l nécesènttre pour le matériel des puissantes arhtf^l^ qtil S^armatent d^ totift côtél dans ses provinces, et se portaient AUt froUlH^res )k)ttra!isU«> rer l'indépendance. La mission d'ûrgâhiseir In fhbrtcAtibh de l'acier fut conGée à un comité spécial , sOltS \t dénbmltia» lion de commission des armes, poudres et exploitation del mines, et une instruction dirigée par Monge, Berihollet et Vandermonde, sur l'ordre du comité de salut public, fut répandue dans toute la république* pour stimuler le zèle des industriels. « Jusqu'à présent, disaient les commissaires, des relations amicales avec nos voisins, et surtout les entraves qui faisaient languir notre industrie , nous ont fait négliger la fabrication de l'acier. L'Angleterre et l'Allemagne en fournissaient à la plus grande partie de nos besoins ; mais les despotes de l'Angleterre et de l'Allemagne ont rompu tout commerce avec nous. Eh bien, faisons notre acier... I^endant que nos frères prodiguent leur sang contre les ennemis de la liberté , pendant que nous sommes en secondé ligne derrière eux, amis. Il faut que notre énergie tire de notre sol toutes lés ressources dont nous avons besoin , et que nous apprenions à l'Europe que la France trouve dans son sein tout ce qui. est nécessaire à son Courage. »
Si la nature avait voulu que la fabrication des aciers fins pût trouver en France ses éléments, cette fabrication y aurait assurément pris alors naissance. On fit tout pour elle : avances de fonds, dons de bâtiments nationaux , dispense du service militaire pour les hommes mis en réquisition par les maîtres de forges. Aussi, sous l'influence de ces Instigations puissantes, ainsi que des néctssités dil moment , la France , qui n'avait vu jusqu'alors les aciéries que comme une rareté , se couvrit-elle en un Instant d'établissements de ce genre. Tous les départements oÙ H se faisait du fer eurent des aciéries, et par
l'effet d'une concurrence bien légitime, ce fut à qui donnerait à la patrie les meilleurs aciers. Malgré tant de zèle et des circonstances si favorables, le problème ne reçut pourtant qu'une dethl - solution. On fabriqua tout l'acier nécessaire. Mais on ti'ién fabriqua que de qualité secondaire. Pour vaincre, nos hétioîques soldats n'en demandaient pas davantage ; mais Tindustrle^ plus exigeante pour la perfection de ses instruments, ne put se tenir, comme eux, pour satisfaite. L'Empire, en rétablissant nos communications avec le continent, rendit accès thek tlôus aux aciers dMllemagne, et devant eux tombèrent nos mauvais aciers de la révolution. Notre indifslrie se procura de houveau de bons aciers et à bon compte»
La reHiattration changea tout ce qui s'était fait jusqu'alors. Partant ^ comme l'ancien régime des principes de Réaumur, mais s*engageant dans une voie toute différente, elle prétendit ftltre pt'ospérer les aciéries , non plu» par de simples encouragement, mais en quelque façon de vive force; c'est-à-dire qit'eh éhftVant \H droits de douane , elle empèclia les aciers lîtMtt|etil d'ftvrtVt*!* l*tt France comme Ils l'avaient fait jusqu'alors. Léâ dtiffres disent tout. Le tarif de 166/i portait à d Rr. M Cl les AMVi d'entrée par 100 kilog. d'acier ; celui de 17^1 I » ft". iï t. î celui de l806 à 9 fr. 90 c. ; la restauration porla »ubUt^lht>nt ee dit)it à 92 fr. pour Facicr brut, à 161 fr. pôllr l'ftcli*r fondu» et jusqu'à ^i9l ft*. pour l'acier ouvré. On se h-oUvtt daUH la même slttkatlon qit^il l^époque de la révohttlon \ p^tidttrtt IttqUellé les aciers èli-^ttl^H h*feutraient plus; et, déllM-ées ^ imite concurrence, ki Aciéries durent naïurtlIt^Hnont Ittgiwr ^ Pargent et se mttlllpller. Mais on conçoit qu'Utt dévit^puyement obtenu piir ce moyen artificiel né pouvait chaH^r atl fond teè conditions de l'industrie : l'acier n'était pan mt^lt«Ut t)tt« SQtM l'ancien régime; mais l'acier étranger étant tenu par les droits de douane à des prix exorbitante « H ^^^H^li bien ne contenter de celui du pays. Dotnmage consi(téi*âble 1 prohtnblé senlemeot aux pro- |)riétàires d'usinèil , ptii^tie tft qualité de l'acier faisant lu perfection des outils dans presque toutes les Industries , on M 5eut sacrifier cette qualité sans imposer à tout le travail dé k nation ui)e infériorité Considérable.
\\ est cependant tttiponsible aux industries les plus délicates de i^ passer de b6û% aciers. Le prix n'y fuit rien ; il en faut à totite ibrce , et sMl est Ct)nstânt que les aciéries nationales sont absolument incassables d'en fournir, on est bien réduit, malgré l'exagération des droits de douanes , à en aller chercher à l'étranger. C'est en effet ce qui s'est immédiatement réalisé dès le principe de la mesure prise par la restauralion, et c'est ce qui a lieu encore aujourd'hui, puisque le gouvernement de 1830, par des motifs que nous ne saurions examiner ici , a jugé à propos de maintenir la faveur fuite par son devancier aux maîtres de forge. Les cliiffres, comme l'a remarqué M. Le l^lay, qui a , le premier, jeté une vive lumière sur cette importante question , les chiffres sont plus irréfutables eu cette matière que tous les raisonnements, et d'ailleurs ils disent beaucoup en peu de lignes. L'acier fondu, fabriqué en Angleterre avec les fers de Suède, se vend à Paris 340 fr. les 100 kilog. ; l'acier fondu, fabriqué en France avec nos meilleurs fers, ne se vend que 200 fr. Ainsi la valeur dn second est presque moitié moindre. Qu'arrivè-t-ildonc? C'est qu^n dépit du tarif, nos industries les plus délicates, contraintes par la nécessité, n'en continuent pas moins à aller chercher leur acier en Angleterre ; autrement dit, qu'elles entretiennent chez l'étranger matelots, forgerons, avec toute la population qui s'y rattache, et que tout l'effet de la douane est d'empêcher les industries plus communes de se procurer, comme celles-ci , les aciers de bonne qualité qui leur seraient pourtant si utiles.
Dans cette situation , il était naturel que les aciéries fran<çaises, stimulées par le haut prix des aciers anglais, s'appliquassent à en fabriquer de semblables ; ce qui n'est pas difficile, ainsi que nous l'avons expliqué dans notre second article,
jijA^ASIIH PITTOPJSSQUB.
49rs.df( $uè^-Ç'fîHcneffçi ce q\\\ si'asi pro«|i^ ; d^^HJQMr- (drUui le§ fiprs 4^ Siièt|e çl (Jç SjWvjft e^^Ucm p^uç prç:^ ijÇx^j^
.çcUC'^^ÇQ^idc vçjc , CH fvappam feij|emciU d-uu draii pxar- JUi^irt ces p^éc^c^;|j (vr* cl? S^ièiJc ftY<ec lyscjucisi cm prodiùi 4<^?cij|rsiin». C^'c^i Ih ce qu'il imppjrtei'îiii i\ç cl^^ng^r. c^V
question n'csl pas cnlièrcmc^U v^pl^tî , lovsqi^c les ^ci^rieîj ^- j^osp{:v^)l ^u>H point de vi^ç ^ç lem> prppriél^irci») il ^Pt (^n'eiles 1^ :)]|i-o^^'<^t pj|is n^OjLQS, «^v poûu de vii£ d^
l^.^m.tii de i(\>-|(^^u()!{ éiM()ç# fWK ani(^ (P^^i^fe* rbatûle l^i^uHprçiiiJc (|i4 ijpps a ^^vyl de ÇuicU rtaP^ Ç.^^c csgipsse, H «l PC^P9i>^ <i4e« tout ^q l^JikSfiat |e droit lippo^^ à rçnttée d4ï^ (crsélra^geH^sc^ .géf^érali on fuppfituât cejuj qMi pès^ IfqiT les fevji, i.iB^:ici. Ç^ ^w^it en d^fipi(lve, ç^pAipç U T^^ ^iiti-4, enlever j^ ^s forges^ proportionpçUeipept 4 içur production totale, un ircs-faibic délK)uché que de les priver de celui quelles trouvent dans nos aciéries : Les chiffres prouvent que les aciéries ne prennent au plus qu'un centième de la quantité totale de fer que nous produisons tous les ans : ainsi nos forges s'apercevraient à peine du changement.
Ce serait, du reste, tout en renonçant à favoriser plus longtemps T Angleterre k nos dépens , entier dans la voift qui a si bien réussi à cç pays si inteiligept dans toutes se^ lois de douaqe, çt &i pfll1i«an ()e 1^ proldiniion pour |outes les matières auxquelles \\ (ni est pussiUlc de suppléer par \\\^. même ou par ses colonies. Les «aciéries anglaises ne payf^( à IMmportation que 2 fr. par qMlnti|| de fer de Suède , tancfji qae les n0tres en p^^yem 18. Dç^ ||^ la cherté de nos prQ^lMit| comparativement à ceux de |^çm v(]^^^$. pans d^ telles cq^ditions , il est bien Impossible q^e nq|v^ f^linqitlon pui«iî^ lutter sur les marches étrangfiti {tycç |^ |ç\iv. Hais qi\ç |\m mette nos fabricants sur le f^lif^tç fïtf\ C|ue ceui^ 4^ la Grande-Bretagne, par rappqvl fiW^ wiues ss^ns pareilles 4e la Suède, et, comme le prottve ^n | Pt'V^m |ç travail de quelques-tmes de nos «^q^ries SMV les ^\'i^ de Suède , on vefli) Téquilibre se réiabljts tfâj la piodiÔci^tiqQ 4m tarif et les ^^ marches persévérantes (|e^ H^gf^cif^^d (Vi\nça|s et \\^ f\||ents consulaires mettaient fin au monqpf^iJQ qui, Jmqu^à ce jour, il existé pour Timportalion 49§ houles marques de fer de la Suède , la France , dit M, l^ l%y, i^m\ s^|\s eqr^tifirtJi % «Mf TEurope conlincnta|e, I(i pays le mieux placé pour entrer dans^ la \oit* qui a feit la prospérité du Yorkshirc. n C'est ce qui se verra tôt ou tard. La question est devenue trop claire pour qu'il ne soit pas désormais légitime d'espérer que 1 intérêt général triomphera des résistances particulières qui lullent ^^^ l^f IhÛ ^]f4 V^f meUi'41 dans les mains^ de ses ouvriers d(»;i))^iljtin-^ Aciers que i» Fr^mtce, eC IHintcssera de donner «raçj^f ^ le aom liyurieuK pour toons d'acier anglais.
. , yESGEAPîC^.
. lidqpt^.sor un navire de Lèsbos, le grand-prètre Gléantho mHJt 4'3f rmiQPi^trer Archias , son ennemi le plus détesté. ÇRuc^ S^r la protie, il avait fermé les paupières pour éviter Eon asp^V odieux 9 et le sommeil uc tarda pas à le surpren- ^ AufMier Itti «pparut en songe.
--^ Jg veuK le f#C9iiipenser d'avoir servi vingt années mes dJiM^f !dit te dieu ; que désires-tu ?
. — Mqix lOVb^il sera-l-il exhaussé ? demanda le grand*
r- Stf r-je^hampr , quel qu^il soit l -- EÎi bien l'Je demanda qu'Arclnas fasse naufrage l : li n'a:vâU .pa^ achevé qttQ le navire, frappé de la foudre, s!fiigloD|MSfiir d«His^ les (lots . où lui-même trouvait la mort ^1^. ^Q cmirioi i ^. Je» -pluftai-t:!!!^ hommes i^e rcsbcmblcul-ils i>as à ClOanihc?.
Av^MÇlé^ p^V Icqrs p|#siQ|^s, i|^ 0^bltol |^ lo4» cle |^ sqU,^ (iiuité l^^t^lutr i i!^ 2ioub^ilc^t de^ dési|«tr^ 4«\n^ Tespoir Â> ^«^V ^i^p^V^Uve l'çipJQiou o^ l'iqdividu quMls ^?îs^n^ H apr peilent à gv^H^çri^ içp^fri^UC t< ««P» soï«er qu'ijs inoi\^D| l«WftWv^ij^H\i>
ÉCOIES P'INSTpUpTION PRIMAUIE
AU QUATORZIÈME SIÈCL^ -j
Depuis le treizième siècle, il existait à l'artsde petites écojes soumises h la jtuicliclion du chanirc de |a cathédrale, on les enfanisde tous les habitants de la ville élalent admis moyennant une rétribution fort légère, Ces écoks, divisées eh âeux classes, celle des garçons et celle des fillej*, ^e laL^aiciii pai (jue d'être assez nombreuses au mois de inni de Fatinée 138D. n y en avait quarame pour les garçons, cl vingt poui" les (lUes, On les nommait peliies écoles ou ^otes <k tj^ammairc , ei rinstruction qu'on y donnait, toute resEiT[i*Ee (ju'elle puraltrait de nos Joirts,* répandait jusque pinnil les entnnlsdif peuple les principes de l'éducation liljérale. Ou y enseignait surtout la pratique de la religion catholique, apostolique et romaine; 011 y préparait les enfants à faire leur première oqmmimion ; on leur apprenait à suivre convenablement les offices et à les çl^mter. Le nom des maltresses qui dirigeaient |Ç9^ écoles 4^ ^11^ existant k Paris en J380 est parvenu jusqu'à noi)s, e| , 9^ut£)nt qu'on peut en Juger, ces noms appartiennent ^ 1^ |)ourgeois|^ {%), Il est difficile de savoir à ^uet degré ce q^e ^'W^ appcloq^ aujourd'hui l'instruction p^malfe ét^H poçté d«qs c«| écçile» de fdies ; il est probable imVm peu 4^ e^lc^^l se jol^^^lt à la lecture et & l'écriture. Çfi qu'il f f\ 4^ cerlain , c'est qtie les petites écoles de fdies 4c Pavli fH'Iv^t ^vcc le$ accroissements de Paris un déve- IQPI^WC"^ çftf^sHIériible. f^q ^a(i.5, , on n'en comptait pas moin^4ÇÇ^Al ifiji^^ute-siil m\ ^ Paris que dans la banlieue. A celte #p(^^^, récrhitve , la ieciqrc , le calcul , la connaissance 4^ \\\m^ laljoeii «sjiées dans les offices de l'église , compos^i^pt À pçtt j)r^ tqmç l'instruction pvlmaîre. Us mal- Iressçs avaient s^\m W^'^^ qMaUlé4«ïeurs élèves une grande ipflMe^^ i le pvoi^pleqv de ces écoles Icitt* disait a cet égard : u pQfr^^4(^ les pQt|4te9, torli||ez...., et autres habillements • t^ppdalMIt e| UraY^iies excessives (2). » (Extrait des Femmes çélékr^s 4J» f ancienne franç^^ par M. Leroux de IJncy. — 18^8.)
ÉGRA (Roliémc).
La région qui avoisine h ville 4'%i*a fornie nu p^ys li |)art qui se distingue de ses alentpqrs par des (rails topt particuliers. C'est uiie station moyenne entre la^ Saxe , la Bavière et la Bohême dont les roules s'y réunissetii. C'c^^t la tête de la Bohême sur l'Allemagne, mais en même tc|iips aussi c'est le point par lequel l'Allemagne peut etUref: en. Bohême le plus facilement. C'est aux conséquences Jnuné-. dîates de cette position que se rapporte le dévc|o4>p^iiiepi spécial des instilutions de ce petit canton.
Le pays se compose d'un bassin granitique de quatrç J ciqqlieues de diamètre, élevé de 500 mètres au moins 9u-4e^sus du nlveaii de la mer et bordé tout autoiir de collines arrondies de peu de hauteur eu apparence, niais qui en prent^eot,
(i) Voici cpielques-nnt de» noms de ces in.Mi tutrices : Jeanne (le Vienele, Jeanne Pelletier, Sersive la Bérangère, Marion de la Porte, Jeanne I.1 Mercière, Pcrrclte la Verrière, Jeanne du Déluge, Martine la Tiiomasse, Jacquelle là Deoise^ Jeanne la Morelle, Jeanne I.1 Fci onne , ptiejélc; \s\ ^\iiqle, lAargciente la Cho« q^uullc, Jeanne laJVM'VqVoi*e» Atoh^Mt \i\ pernwde, flç. (Hègleinenl luncltiinl l(S écoles, In dans fa séance dn ù pi^i |39o, |>age 179 des slalnis cl rcglemenls des |)etiu*s écoles, etc.) ~\C11C^
(â; Slalnis el m glemcnl* des |Hiiie.>« ccxilcd. f nli oduclidlï,^ "^^
beaucoup qaand on considère leurs cimes des plaines de la Saxe. C'est Textréniilé de la chaîne du Fichtelgebirge. Ainsi abrité par les massifs qui l'entourent de tous côtés, le bassin d^^ra jouit d'un dimat assez tempéré. L'Égra, qui prend sa source à peu de distance, au pied du Scbneeberg, dans le margraviat de Baireutb , y pénètre et en sort par des gorges étroites. Une multitude d'étangs et plusieurs petits ruisseaux, dont le principal est le Voudra, arrosent en outre le plateau.
Mois les eaux les plus remarquables du pays sont celles qui jaîLliseiiC en divers point du sein du granité sur le cours d^un peiiL ruisKc^u à une lieue au nord d'Ëgra. Ce sont des c;iux fiQides, mais gaze unes et chargées d'une très-forte proportion dé carbonate et de sulfate de«oude. Elles sont propres au trailemeiit d'une muiiilude de maladies et ont été longtemps célèbres sous le nom d'eaux d'Égra. Aujourd'hui on a ëlefé à pojlée des sources un établissement régulier qui a déterminé ta formation d'un village d'hôtels pour les baigneurs sous le nom de I<'ranzensbad ; et les eaux moins com-
munes aujourd'hui en France qa*aa dernier siècle en ont pris le nom. La vallée tout entière est imprégnée de sels, et à tel pohit qu^en quelques endroits, par l'effet de Tévaporation, la surface des taupinières parait tonte blanche comme illy avait neigé. Un petit volcan qui sMlève à on quart d'heure de Franzenbad et qu'on peut bien nommer le nain de son espèce, puisque avec toutes les conditions voulues, laves et scories , il a tout au plus Tingt mètres de haut, se lie sus aucun doute à ces effets si intéressans de la chimie sonterraine. On le nomme Kammerbuhl.
Grâce à la population nombretise de paysans propriétyres qui l'occupent, le bassin d'Égra est assez bien cultivé. U est chargé d'un dépôt de marnes calcaires profeoantdes sédiments d'un ancien lac, et il en résulte, au milieu de oesooB* trées trop exclusivement granitiques, un sol d'une qualité précieuse pour l'agriculture. Le district renferme 139 villages ou hameaux. On y voit beaucoup de prairies et de bonnes terres à céréales, et le bétail ne manque pas. Gesont les bcenfo qui font le service des transports et du labour. Des forêts oa
Costumes du pays d'Égra.
plutôt des bouquets de pins, disséminés çà et là, et dont les troncs largement espacés s'élèvent à une vingtaine de mètres avant de se ramifier, donnent au paysage le caractère qui le dislingue le plus : c'est une sévérité mélancolique.
Ce caractère semble s'être imprimé sur la population. Elle est demeurée catholique, mais dans le sentiment lugubre. A tous les carrefours s'élèvent, non point, comme en Italie, des niches ornées de madones riches et brUlantes ou de sahits mitres et somptueux, mais de rudes croix de bois avec les instruments du supplice et le divin patient. Dans les villages , presque partout , sur la façade principale des maisons sont accolées d'immenses croix dont les bras s'étendent entre les deux étages. L'effet est d'autant plus fort que les maisons ne s'ouvrent sur la rue que par un étroit pignon percé de quelques rares ouvertures. Souvent le corps de logis destiné & l'habitation est surmonté par un petit clocheton de fer-blanc abritant une cloche et soutenant encore une croix. Cet aspect claustrai est encore rehaussé par la disposition des édifices qui, rangés suivant les côtés d'un carré, prennent Jour presque exclusivement sur une cour intérieure ; sauf quelques portes de haute taille , mais bien
closes, et quelques fenêtres mlcroscoi^qiies, on ii*aperçoli pour ainsi dire dans les villages aucune ouverture. On ne rencontre que des murailles de bois ou-de bois et de maçoa-* nerie et de grands toits de chaume ou de merrain* Qui a vu une seule maison avec ses quatre bâtiments renfermés sor eux-mêmes les a toutes vues. L'un forme la grange, l'autre lesétables, le troisième les remises, le quatrième l'habitation de la famille. Toutes ces parties ont des formes oott« venues et traditionnelles comme les pièces du costume; U maison n'est en effet qu'un vêtement à demeure fixe.
Le costume des hommes est extrêmement austère. A les voir le dimanche, au sortir de l'église, on les prendrait pour des gentilshommes plutôt que pour des paysans. Presque tout, même dans la belle saison , sont enveloppés dans un vaste manteau noir à collet, qui ne laisse & découvert que leurs Jambes mimies de grandes bottes de cuir montant au genoa« et leur tête ornée d'un petit chapeau rond à larges bords couvert d'un riche bouquet de rubans noirs. Les vlelUaids affectionnent une grande redingote ou soutane de même €00leur, dont la taille marquée par trois plissements très réguliers remonte jusque dans les épaules. Par-desaoua le manteau,
iOt
se porte une teste noire excessivement coorte avec des braies très amples de même couleary arrêtées an genou. Tel esi souvent l'unique costume des Jeunes gens. Ce costume , malgré son caractère sombre, n'est pas sans une certaine beauté. On ne saurait en dire auunt de celui des femmes. Celui-ci est lourd et sans diarme* Un énorme mouchoir d'une cotonnade bleue des plus épaisses, noué sur la tête de manière à donner deux énormes flots en avant et une longue queue par derrière, en constituée traitdistinctif ; etbiemiull y ait dans ce costume une certaine harmonie avec les formes lourdes et carrées des femmes du pays, le résulut général n'en est pas plus gracieux. Dans les cérémonies et notamment dans celles du mariage, les femmes s'enareloppent, comme les hommes , dans un grand manteau noir tombant Jusqu'aux talons. Mais ce qui, dans la fête du mariage, semble relever d'une manière tout à fait digne et poétique ce deuil de la vie, c'est que les deux époux portent'sur le sommet de la tête une large étoile d'or, qui se tient droite parmi des flots de nibans de couleur.
A en Juger par les noms des villages, tels que Dirschnitx, DolitE, Dobran, Pograd, Lobma, etc., ou des ruisseaux, comme Hlabocza, Prignitz, Snata, la population a dû être autrefois purement slave. Mais les influences germaniques ayant pris le dessus dans le pays, les traiu primitifs n'ont paa tardé à s'altérer profondément; soit que des familles allemandes se soient infiltrées parmi les cultivateurs ; soit que les gens de la campagne aient été peu à peu modifiés par le contact de ceux de la vUle où les mœurs germaniques, par l^eifet de l'assujettissement à l'empereur, furent de bonne heure à la mode. C'est à ce détournement précoce du mondo slave que cette population doit le degré de bien-être et de liberté dont elle jouit. On n'y connaît point les serfo comme dans le reste de la Bohême. Le sol, sauf l'impôt et quelques redevances , est généralement entre les mains de ceux qui le cultivent On peut dire que ce sont des fermes à baux très-avanugenx aux fermiers et indéfinis. Par une conthiua« tion shigulière dcà contrats originaires, les redevances, évaluées ordinairement en sacs de blé, sont attribuées à des
Vue du village d*Unter-Lobmt.
maisons déterminées de la ville. Elles sont en quelque sorte l^ccompagnement obligé de la propriété foncière de Ul dté, et se transmettent avec elle* Cette circonstance curieuse tient k ceqne le pays , parle fait de sa condition de lieu de passage, ayant été eontinuellement foulé par les armées, les seigneurs qui tenaient la terre se virent obligés de bonne heure, pour leur sûreté, de quitter le séjour de la campagne et d'en abandonner & leurs paysans les bénéfices avec les mauvaises chances. Au lieu de se bêtir chacun leur petite forieresse, ils préfèrent s'enfermer ensemble dans une forteresse com<* mune qui devint la ville d'Égra, ville célèbre & plus d'un titre au moyen âge et sur l'histoire de laquelle nous reviendrons.