LA MAISON OU JE DEMEURE
La nudêon o4 Je demeure est un bâtiment très-curieux , un des plus curieux qui existent, non qu'il soit le plus grand, le plus beau , le plus coûteux ou le plus ancien , non qu*il renfmne le plus grand nonibre de chambres ; cependant c'est une structure remarquable par la sagesse et l'habileté du
Grand Ouvrier qui Ta construite. Vous ne pouvez en examiner aucune partie sans être frappé de la toute-science qui s'y révèle, sans que votre âme s'élève en contemplant la bonté parfaite qui a pourvu à ce que chaque objet fût le mieux approprié à l'usage auquel il doit servir.
J'ai dit que ce n'était pas un bâtiment de grande dimen<* sion ; loin de là : il y a beaucoup de bâtlmenu, de châteaux, de palais, d'églises , de cathédrales, de maisons et de fabriques qui sont mille , dix mille , même cent mille fois plus grandes que la maison oi^ Je demeure , et même on ne peut trouver dans aucun pays barbare ou civilisé une habiuition humaine, depuis la hutte du sauvage jusqu'au palais du roi, qui n'occupe un plus grand espace que la maison que Je veux vous décrire. En vérité, elle n'a que peu d'étendue en u>us sens ; et quoiqu'on puisse dire qu'elle a deux éuges surmontés d'une espèce de d6me ou coupole, elle attebit rarement la hauteur de six pieds.
Ce n'est pas un bâtiment très-ancien. Les Pyramides d'Egypte , élevées il y a trois mille ans , sont d'orgueilleux monuments de l'architecture de leur siècle , et semblent défier le temps. Les monuments sépulcraux découverts en Ëtrurie,
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)e9 l)lqgDiflg^e^ temples et é4iflçe« À AibènpS» W il^lPP^ 5»gai^iesqups de Paimyrq, de Lwiwr fil de J^pruâk, iW ca^ern^s immensjîset admir^^lejnenî Jray§i||éq§ d'i^y^phanlil, PCMV^I "^^^ BlPripP)-' <i'fme hcjqlc pi^lquiié. Beapcoqp (r^glj^f, dP p))ae^M?c e^ dp PQlftifii ^yec do inoindres praicni»P,n« k m 4ie aY^pc4, rpn^ontenf cppendaju ù qnplquc» cepiajn^îs d'ai^néc^. iiC? ponls et 9UH'P^ consirMCliops q^e pqiis voyon» d|e\cr 9utQ^r de i^Qpg poqt destjnéa à dwipr pendant de |pog;ti^ fipnée» ; mais le J)àUrflcpl dpnl je ypms pntrcijens ne diup PMP Ipnglemps, cqpapar^iiveinent ^ d-aHHp§, et m »csjp g^èrp fjebQut plus de iroj^ quariç de sièp|(>.
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Quant au nombre de ses occupants, on ne peut la comparer qu'à quelque JuUte dPS sauvages de la Nouvelle-Hollande : elle ne contient qit'pne seule personne , et cette personne c'est moi-mêqie. Mais cette comparaison avec les
misérables huttes des IHqu veaux- Hollandais pp pP^i^ "ous servir longtemps : elles ^ont faites avec Técorce d*un seul • arbre plié qu ipilleq, pt dopt |p8 deux bouts se plantent en terre. Qqand np des naturels s'en est servi aussi Ippglcmps qu'il Ip (léhjvp , il J'abandonne , va chercher un ftUlre Ucn , lifiiii nui* uûuvcilc hiiUe, et laisse la vieille au premier venu.
^H\^ jl^ it^il^* itia iiKuspn partout avec moj, dans tous les {>av*i^ r|i|f^ I^His les rlirnats, ^aus totales les sqji^ns; elle est l'*"J'MK^ prèle jk me rt« lîvoir; p|Iq n^ peut servir qu'à moi, <■! ^i i^i i^{ tmiW' i^lk- ^t' 'MiruU d'e'Ic-mème.
A SliUMt \^^ m»iîaiDiis ^m\ posées sur des piliers, parce que )n p.iy^ ei^t plfti tu îiOini flt ipondé, el ftjpsi elles sont préservées de Vv.m ^ VPnisfl P| â ^msterdapi^ elles sont MUes sur p\\t\\\s, pour ka di^finuirp dP It» W\\ Mft P^isop, CpniPîP
\m^ w viMKv, est iM[s:.i §nv rfps \\}\m\ mm pps pijjprg §pv-
vent à la transporter où je désire ^lloj-, Iflnriis (jM'upn Pl'iisQR d'Amsterdam ou de Venise ne peut changer de place, et que celle des Siamois ne le peut sans de grands dommages.
La maison où je demeure est surtotit remarquable par sa commodité : îiticune aqlre ne me cop'viepdrait aussi i)ien.
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