ACTE DEUXIÈME
VAREDHA.
Non! Dis-moi que tu fus le jouet d'une erreur!... Je comprends qu'il me repousse ; Je comprends qu'on Taime et qu'il n'aime pas ; .Te comprends tous les cœurs enchaînés à ses pas;
Mais que la voix d'une autre lui soit douce, Qu'aux aveux de cette autre il trouve des appas, Qu'auprès d'elle, ô folie, Il m'outrage, il m'oublie, Non! non! cela, je ne le crois pas!
AMROU
Il l'aime!
VAREDHA.
0 cruauté!
AMROU
Pas de pitié! tu m'entendras.
Il l'aime! Et, dès ce soir, cette autre, entre ses bras, Cédant à ses désirs, les provoquant peut-être. Cette autre lui dira :
Sois mon amant, mon maître!
VAREDHA.
Assez! tais- toi! tais- toi! Cela ne sera pas.
AMROU
Alors, viens ! viens sur mes pas L'arracher de ses bras.
VAREDHA.
Oui, je saurai l'arracher de ses bras!
Varedha remonte Tescalier du fond, avec un élan éperdu. Amrou la suit triomphant. Changement à vue.