‹ Le mageChapitre 26 sur 41 · SCÈNE IV zarAstra, VAREDIIA · texte numérisé non relu

SCÈNE IV zarAstra, VAREDIIA

VAREDHA.

En es-tu sûr ?

ZARASTRA.

Toi, Varedha ! C'est donc Ahriman qui t'envoie? Que viens-tu faire ici?

VAREDHA.

Ah l de quel Dieu je suis la proie, Ouei sentiment s'agite en mon cœur obscurci, •

Hélas ! je l'ignore moi-même.

Car j'ai cru te haïr, et pourtant je t'aimais,

Et je ne sais plus désormais

Si je te hais ou si je t'aime.

ZARASTRA.

Mo), Varedha, je te plains !

De larmes et d'effroi tes tristes yeux sont pleins. Kt si tu viens à moi le repentir dans l'âme, Étant le serviteur du Dieu de charité,

.le te pardonne, ô pauvre femme.

VAREDHA.

Oui, je me repens du mensonge infâme Qu une jalouse ardeur contre toi m'a dicté.

Je me repens, puisque ta voix m'est douce, Puisque tu ne fais plus le geste qui repousse, Puisque la pitié pleure en tes yeux apaisés. Ah 1 ma folie et mon mensonge, Tu les a sans doute excusés !

S'ani niant pe i à peu.

Songe combien je t'aimais! Songe Qu'une autre femme allait me ravir tes baisers. Rien qu'à m'en souvenir, dans mon sein qu'il dévore, Renaît le feu que mon repentir étouffait. Je suis toujours jalouse, et toujours je t'adore. Je ne puis regretter le crime que j'ai fait ; Et pour t'avoir à moi, je ferais plus encore.

ZARASTRA.

Femme, l'esprit du mal dans ton âme est rentré.

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