ACTE TROISIEME
Ah ! laisse-moi rêver tout haut ce que j'espère ! Si tu veux être à moi, voici, grâce à mon père.
Ce qu'en retour je t'offrirai.
Mon père, travaillant dans l'ombre,
T'a fait des partisans sans nombre
Et des conjurés sans effroi.
Tu n'as qu'un mot à dire, et sa voix les entraîne : Et, le roi renversé, c'est toi qui seras roi
Avec ta Varedha pour Reine !
Z A R A s T R A , majostneuscmont.
Mon rêve est un rêve divin !
Je suis le Mage.
VAREDHA.
Ah ! je le vois enfin, Va, tu me hais toujours ! A présent, j'en suis sûre.
Eh bien ! blessure pour blessure !
Tu connaîtras aussi la hideuse morsure Que fait la jalousie en un cœur ulcéré. Apprends qu'Anahita...
zarAstra.
Ne me parle point d'elle.
Tais-toi !
varedha.
Si, si, je parlerai!
Sache, à ton souvenir, comment elle est fidèle...
ZARÀSTRA.
Je ne veux rien savoir... Tais-toi, monstre exécré!...
Il lève la main sur elle.
YAREDHA, à genoux, su traînant et le contemplant avec adoration.
Ah I... Frappe! Frappe!...
Sous les coups tu peux briser Tout mon corps qui t'aime.
Il est. tien! Ta peux briser.
Dans mon cœur veux-tu puiser Tout mon sang qui t'aime, Dans mon cœur veux-lu puiser?
Ce sera comme un baiser
Pour ma cliair qui t'aime.
Ce sera comme un baiser.
Z A R A s T R A , la repoussant.
Va-t-en! Épargne-moi l'horreur de cette ivresse; Car je préfère encor ta haine à ta caresse.
V ARE DU A, se traînant à Icrro et lo suivant.
Ton outrage en vain me mord,
Qu'importe! Je t'aime.
Ton outrage en vain me mord.
Frappe donc, et sans remord,
La folle qui t'aime !
Frappe donc et ?ans remord.
Dans la vie et dans la mort
Je t'aime, je t'aime!
Dans la vie et dans la mort.
ZARÂSTRA.
Ni dans la mort ni dans la vie Ta soif ne doit être assouvie.
C'est Anahita que j'aimais.
Et toi, je te fuis pour jamais.
Il h'éloignejd'elle et veut s'enfuir.