‹ Le magnétismeChapitre 15 sur 43 · LA FORCE DES AIMANTS. B · texte numérisé non relu

LA FORCE DES AIMANTS. B

fois son propre poids. On peut également accroître le

pouvoir portant des aimants naturels en les garnissant

d'armatures de fer doux.

On applique sur deux

faces parallèles, taillées

aux endroits des deux

pâles, deux plaques de

fer doux que l'on assujettit par des bandes de

cuivre; ce sont les ailes

ou jan^s de l'armature. La plaque inférieure se termine par deux pieda p, p', auxquels on suspend le portant C (fig. 29), muni d'un crochet où s'attachent les poids. Nollet a aussi armé de cette manière des aimants artilîciels. Herâenne et de Lanis citent des exemples ' d'aimants naturels qui,

grâce 8 une armature Fig.î8. - Ain«nienf.ridie..i. convenable, pouvaient

soutenir deux cents et trois cents fois le poids qu'ils portaient avant d'être armés.

D'après Parrot, le musée Tyler, à Harlem, possède un aimant naturel qui, avec l'armature, pèse 307 livres et porte ainsi au moins 230 livres. Le cabinet de l'Académie des sciences de Lisbonne renfermait un ai-

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mant tout aussi puissant, que le roi Jean Y avait reçu en cadeau de Tempereur de Chine ; il pesait 39 livres et portait d*abord 176 livres; puis, après qu'on eut nettoyé Tarmature, qui était venue avec la pierre et qui s'était fortement rouillée, on pouvait suspendre au portant jusqu'à 202 livres.

L*abbé Le Noble, vers 1770, construisait des aimants en fer à cheval qui, convenablement armés, présentaient une force portative considérable. Des aimants d'un poids de 15 livres pouvaient porter jusqu'à 200 livres, et soulever un plateau où piétinait un homme.

La vigueur de l'aimant s'accroît, si on l'abandonne à lui-même, le portant lesté d'un poids. En effet, le contact étant placé et chargé du poids maximum qu'il peut porter, si on le laisse en adhérence pendant un jour, on peut ajouter un nouveau poids sans le faire tomber ; le lendemain on peut en ajouter un second, et ainsi de suite. La force portative augmente ainsi progressivement. Cependant il y a une limite qu'on ne peut dépasser : il arrive un moment où le contact tombe, et alors, si on essaie de le replacer, on s'aperçoit que l'aimant a brusquement perdu le surcroît de force qu'on était parvenu à lui donner par une surcharge graduelle ; il peut même descendre au-dessous de sa force primitive. 11 faut alors réaimanler à saturation et recommencer à charger peu à peu le portant.

La forme du portant a une grande influence sur la limite de charge. On a trouvé qu'il était avantageux d'arrondir les extrémités, et de donner à la surface

Ik FORCE DES &IIIAMTS. 11

qui touche lea pôles la forme cylindrique, afin de diminuer les points de contact aTec les pôles de l'aimant.

Pour évaluer la force portative des gros aimants,

on les suspend à une traverse de bois soutenue par deux montants, et l'on accroche au portant un plateau que l'on charge de poids progressils, ou bien on y rattache un levier le long duquel on fait glisser un poids mobile juttqu'à ce que le portant se détache.

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Pendant longtemps, MM. Logeman et Wetteren, k Harlem, ont eu le privilège de fournir les aimants artificiels les plus forts. Un aimant en fer à cheval qui pesait 1 livre en portait 26. Voici les limites atteintes par ces constructeurs :

POIDS KOnBB rORCE

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