LA FORCE DES ADUNTS
dait que le magnétisme correspondant à l'étendue réelle de ses surfaces polaires. Aycc un moins grand nombre de lames, assez petit pour que l'aimant total soit imparfaitement rempli^ on ne trouve plus de différence entre le premier arrachement et les suivants.
Nous avons déjà dit aussi qu'en superposant des lames aimantées séparément on arrive bientôt à une limite de force portative qui ne peut être dépassée par l'addition de lames nouvelles, parce que l'aimant est plein. Mais si l'on applique les mêmes lames contre deux armatures de grande surface» on peut considérablement augmenter l'épaisseur du faisceau et sa force portative parce qu'on ouvre un débouché aux extrémités des filets magnétiques.
Dans ces derniers temps, comme je l'ai déjà dit, M. Camacho a obtenu de grands effets avec des électro* aimants tubulaires, dont le noyau magnétique se compose d'une série de tubes de fer introduits les uns dans les autres, et munis chacun d'une hélice magnétisante^ Comme le magnétisme ne pénètre pas à une grande profondeur dans le fer, la division de la masse en couches minces sur lesquelles agissent directement les hélices doit favoriser l'aimantation à peu près comme les chaudières tubulaires favorisent l'action de la chaleur sur l'eau. Toutefois, d'après M. du Moncel, ce n'est pas seulement à l'action plus directe et plus efficace de l'hélice magnétisante que ces électro-ai*
^ Avec des noyaux de 20 centimètres de liauteur et de 12 centimètres de diamètre, formés de quatre tubes concentriques, et un courant de 10 éléments Bunsen, la force attractive dépassait 700 kilogrammes à 12 millimètre^.
maiits doivent leur supériorité, c'est surtout à la réaction des noyaux tubulaires les uns sur les autres , une fois qu'ils sont aimantés. Chaque tube magnétise tous ceux qu'il enveloppe, et les actions se superposent de telle façon que la force résultante est double de la somme des forces individuelles des tubes. La plus grande force magnétique se concentre ici dans le noyau central. C'est l'inverse de ce qui se produit avec les noyaux massifs.
Des rondelles ou semelles de fer adaptées aux extrémités polaires de ces sortes d'élcctro^aimants sont toui ours nuisibles, parce qu'elles les replacent jusqu'à un certain point dans la condition des noyaux massifs^ et il faut en dire autant des bagues de fer qu'on introduirait entre les tubes. Ces espèces d'armatures ne serviraient donc qu'à diminuer la force des électroaimants tubulaires à noyaux multiples, tandis que des bouchons de fer dans les noyaux tubulaires simples produisent des elfets avan^n<j;eux.