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LE COMPAS DE ROUTE

à Taide de son nouveau procédé d'aimantation, des aiguilles qui surpassaient de beaucoup en force directrice celles qu'on avait eues jusqu'alors. Les boussoles des navires marchands avaient à cette époque des aiguilles en forme de losange, formées de deux pièces d'acier assemblées par les bouts (fig, 36, n*^l).

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Fig. 36. — Formes des aiguilles.

Ayant examiné une vingtaine de ces aiguilles, Knight trouva qu'aucune n'indiquait exactement le méridien, et que la force directrice était en général très faible. Les vaisseaux de la marine avaient des aiguilles faites d'une seule pièce, plus larges vers les extrémités que vers le centre (n® 2), et pointues aux deux bouts. Cette forme n'est pas avantageuse non plus ; Knight s'assura que les aiguilles avaient souvent des points conséquents, — six pôles au lieu de deux, — qui les affaiblissaient. En définitive, il trouva qu'une lamé

rectangulaire, placée de champ, répondait le mieux à toutes les exigences.

En 1821, le capitaine Kater reprit ce sujet; ses expérieoces le conduisirent à cette conclusion, que la meilleure forme à donner aux aiguilles était celle d'un losange évidé (n* 3). Selon lui, cette forme procure une force directrice plus grande que celle que donne le losange plein, l'ellipse pleine ou l'ellipse évidée (n®4). Plus récemment, les recherches très étendues de Lamont paraissent avoir démontré que les aiguilles étroites et minces présentent plus d'avantages que les aiguilles larges et épaisses. D'après M. Lamont, la meilleure forme serait celle d^une lame étroite, rectangulaire ou taillée en losange (n°* 5, 6); on peut d'ailleurs avec avantage former un système de plusieurs lames parallèles, rendues solidaires. Musschenbroek a fait des expériences avec des disques circulaires, Vassali avec des disques elliptiques. Tout récemment, M. Duchemin a proposé de substituer à l'aiguille un cercle d'acier trempé.

Dès 1873, M. Duchemin soumit sa nouvelle boussole à l'Académie des sciences et au Ministère de la marine, qui ordonna des essais pratiques à bord de l'aviso-école le Faon et de la frégate cuirassée la Sa-voie, en permettant à l'inventeur de suivre personnellement une partie des études, dirigées par des officiers de la marine française. Pour les expériences qui furent faites en 1874, à bord du Êaon, on pritcomme termes de comparaison une boussole ordinaire de la marine dont l'aiguille, préalablement aimantée à saturation, avait 20 centimètres de longueur, et un cer-

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