‹ Le magnétismeChapitre 26 sur 43 · LE «CCWPÂS DE ROUTE · texte numérisé non relu

LE «CCWPÂS DE ROUTE

de diminuer rinflùence des causes extérieures qui produisent le»- déviations locales. On a eu la singulière idée de Yoyloit corriger ces erreurs par un cercle concentrique njobile. Il était évident a priori qu'au lieu ' d'une ëorrection yariable avec le cap du navire, on ne pouvait ainsi obtenir qu'un déplacement constant de l'axe magnétique de l'instrument ; aussi a-t-on bientôt renoncé à ces tâtonnements.

Dans les boussoles de M.Duchemin, le cercle d'acier est supporté par une traverse d'aluminium ou bien par un barreau d'acier aimanté. On a pensé que ce barreau aimanté transversal, dont les pôles coïncident avec ceux du cercle, pourrait accroître la fixité de l'axe magnétique de la boussole; mais ce raisonnement est peut-être plus spécieux que fondé. Au demeurant, M. Duchemin a établi au-dessus de la chape de suspension une petite aiguille à pôles renversés qui suit fidèlement la direction de l'axe magnétique du cercle ' d'acier, et qui accuserait immédiatement le déplacement de cet axe, s'il cessait de coïncider flVec le di^ mètre qui passe par les points nord et stid marqués sur la rose.

Depuis quelques années, la boussole circulaire de M. Duchemin est réglementaire sur les navires de l'État, et les marines étrangères ne tarderont psi sans doute à l'adopter également.

La commission des oMipas, instituée auprès de l'amirauté anglaise en 1837, a fait installer à WoolwJch un observatoire spécial pour la vérification des compas de la marine. Dans un pavillon construit en -. bois sont établis trois piliers sur une même ligne pa-

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rallèle au méridien magnétique. Le premier, qui est près d'une fenêtre donnant au nord, reçoit le compas à examiner ; celui du milieu porte une lunette^mobile autour d'un axe horizontal ; au-dessus du troisième est suspendu parallèlement au méridien un aimant collimateur, formé d'un cylindre creux d'acier, d'une longueur de 15 centimètres, qui porte à son extrémité nord une lentille de verre, et à son centre une échelle divisé^ transversale. On poifiite la lunette sur le collimateur pour avoir la direction actuelle du méridien magnétique, puis on la retourne pour la diriger sûr un mur éloigné qui se voit par la fenêtre et sur lequel est tracée une série de divisions verticales. On note la division qui correspond au méridien, puis on pointe la lunette sur le compas qu'il s'agit de vérifier. A cet observatoire est annexé un musée où l'on trouve réunis une foule de compas et d'instruments magnétiques de toute sorte, dont quelques-uns fort anciens.

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