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LES PHÉNOMÈNES D'INFLUENCE

La rupture d'un barreau aimanté ordinaire donne toujours des aimants complets, semblables à l'aimant primitif^ mais plus faibles que ce dernier (fig. 12). On peut inversement faire un aimant nouveau avec plusieurs aimants réunis bout à bout par les pôles de noms contraires ; les deux pôles extrêmes se trouvent ainsi renforcés. Au lieu d'assembler ainsi bout à bout une série de barreaux aimantés, on peut aussi prendre un seul aimant et le prolonger par un ou plusieurs barreaux de fer doux qui se touchent parles bouts. On appelle /!?r doux un fer bien pur, recuit au feu, et qui à froid se laisse aisément plier et tordre sans casser ; le fer dans cet état est généralement dépourvu de magnétisme, ce que l'on reconnaît en constatant qu'il ne retient pas la limaille de fer neuve. Si on les rapproche d'un aimant, comme nous venons de le faire, les barreaux de fer doux s'aimantent euxmêmes par influence, et l'on a une série d'aimants

4t LE HiGNÉTlSHG.

temporaires attachés les uds aux autres par leurs pèles opposés ; mais, dès qu'on éloigne l'aimant qui leur a communiqué sa vertu, ils perdent leur magnétisme et cessent de s'attirer.

On peut rendre visible l'aimantation passagère des

Fig. K. — Cbalnn magniliqDo,

bari'eaux de fer doux à l'aide du fantôme magnétique, en projetant de !a limaille sur une feuille de papier étendue sur les barreaux juxtaposés.

Une autre expérience qui démontre le même fait est celle de la chaine magnétique, déjà décrite par Lucrèce. On suspend à un aimant un anneau de fer doux, à celui-ci un second, au second un troisième, el

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