LES PHÉNOMÈNE^ D'INFLUENCE
ainsi de suite tant que le poids total des anneaux ne dépasse pas celui que l'aimant peut porter; la chaîne sera d'autant plus longue que l'aimant sera plus puissant» La figure 15 représente la même expérience faite avec une série de petits cylindres. L'attraction qu'ils exercent les uns sur les autres et qui fait qu'ils restent pendus au-dessous de l'aimant prouve qu'ils sont eux-mêmes devenus des aimants ; mais^ si l'on détache le premier, leur vertu factice disparait, toute la chaîne se disloque et tombe.
On a imaginé bien d'autres expériences destinées à mettre en lumière l'aimantation passagère du fer doux par influence. Une des plus connues consiste à rapprocher du pôle d'un aimant qui porte un objet de fer, le pôle contraire pig. i6. — influence d'un autre aimant de même force : neutralisée.
'aussitôt l'on voit l'objet se détacher, l'influence du second aimant ayant détruit celle du premier (fig. 16). L'influence qui produit l'aimantation temporaire se fait d'ailleurs sentir à distance, — à une distance d'autant plus grande que l'aimant d'où elle émane est plus puissant ; on peut la constater par l'attraction qu'un morceau de fer doux exerce sur la limaille de fer lorsqu'on en approche un aimant de plus en plus près (fig. 17). Les grains de limaille eux-mêmes, dans ces expériences, sont tous de petits aimants temporaires qui s'attachent les uns aux autres par leura pôles contraires.
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Gilbert suspend verticalenteot deux brinn de Gl de fer à deux cordons parallèles, et en approche en dessous le pôle d'un aimant : aussitôt tes deux brins semblent se fuir ; ils se repoussent parce qu'ils viennent d'être aimantés tous deux de la même manière. Les extrémités inférieures s'écartent moins que les extrémités supérieures, parce qu'elles sont attirées par le pôle de l'aimant.
Une expérience curieuse, citée par £pinus sous le
nom de paradoxe magnétique, consiste à semer sur une table des grains de limaille et à frapper de petits coups sur le bois pendant qu'on tient, d'abord audessus, ensuite au-dessous du centre de la table, un aimant vertical, le pôle sud en baut, le pâle nord en bas. Dans le premier cas, la limaille marche vers le centre, et vient s'accumuler au-dessous du pôle nord de l'aimant; dans le second, elle s'éloigne et semble fuir le pôle sud, et cependant les deux pôles l'attirent également dans les deux cas. Pour expliquer ce phénomène, il faut suppser que les grains de limaille,