SCÈNE X Les Mêmes, DÊ PELFRÈNE, BONFANÏ
DE PELP^RÈNE, à Bonfant.
Ton sauvage, l'ami, semble s'humaniser Et qui donc accomplit ce miracle?...
LINDOR, à part.
Un baiser !
BONFAKT
Ma femme !
DE PELFRÈNE
Que madame est bonne ! ... Je suppose Qu'il s'est bien conduit!
LA PRÉSIDENTE
Nous en ferons quelque chose...
LENDOR, à de Pel frêne.
Je n'ai fait qu'obéir!
LA PRÉSIDENTE
Il est délicieux !
[A Lindor.)
A bientôt donc. Je vous laisse avec ces messieurs i
[Elle sort au fond.)
BONFANT, serrant la main de Lindor. Jeune homme, permettez que je vous complimente!
{A de Pel frêne.) Il est en bonne voie !
LINDOR
En son âme clémente, La Présidente a bien voulu m'encourager Mais ça ne prouve rien.
BONFANT
Nenni, jeune étranger, Mon épouse, vertu qu'en elle je préfère, Est femme de parole... Et quand elle veut faire De quelqu'un quelque chose, elle le fait. . J'en sais La preuve... Bravo donc pour vos heureux essais! Votre gloire, partout, demain, soit célébrée!... Allons, Pelfrène, viens faire une « bête hombrée! »
DE PELFRÈNE
Volontiers!
LE PRÉSIDENT, à Litidor,
Jouez-vous, chevalier?
LINDOR
Non, hélas!
LE PRÉSIDENT
Oui : Que vous font Argine et Judith et Pallas? Bicéphales dondons, et toutes leurs séquelles! Plus tard, vous y viendrez! Moi, je n'aime plus qu'elles.
{Ils jouent.)
. LINDOR, son mouchoir su?' les lèvres. Elle m'aime 1... J'en vais, je crois, devenir fou.