‹ Le maitre à aimer; comédie en un acte, en vers [par] Pierre Veber & Hugues DelormeChapitre 15 sur 19 · SCÈNE X Les Mêmes, DÊ PELFRÈNE, BONFANÏ · texte numérisé non relu

SCÈNE X Les Mêmes, DÊ PELFRÈNE, BONFANÏ

DE PELP^RÈNE, à Bonfant.

Ton sauvage, l'ami, semble s'humaniser Et qui donc accomplit ce miracle?...

LINDOR, à part.

Un baiser !

BONFAKT

Ma femme !

DE PELFRÈNE

Que madame est bonne ! ... Je suppose Qu'il s'est bien conduit!

LA PRÉSIDENTE

Nous en ferons quelque chose...

LENDOR, à de Pel frêne.

Je n'ai fait qu'obéir!

LA PRÉSIDENTE

Il est délicieux !

[A Lindor.)

A bientôt donc. Je vous laisse avec ces messieurs i

[Elle sort au fond.)

BONFANT, serrant la main de Lindor. Jeune homme, permettez que je vous complimente!

{A de Pel frêne.) Il est en bonne voie !

LINDOR

En son âme clémente, La Présidente a bien voulu m'encourager Mais ça ne prouve rien.

BONFANT

Nenni, jeune étranger, Mon épouse, vertu qu'en elle je préfère, Est femme de parole... Et quand elle veut faire De quelqu'un quelque chose, elle le fait. . J'en sais La preuve... Bravo donc pour vos heureux essais! Votre gloire, partout, demain, soit célébrée!... Allons, Pelfrène, viens faire une « bête hombrée! »

DE PELFRÈNE

Volontiers!

LE PRÉSIDENT, à Litidor,

Jouez-vous, chevalier?

LINDOR

Non, hélas!

LE PRÉSIDENT

Oui : Que vous font Argine et Judith et Pallas? Bicéphales dondons, et toutes leurs séquelles! Plus tard, vous y viendrez! Moi, je n'aime plus qu'elles.

{Ils jouent.)

. LINDOR, son mouchoir su?' les lèvres. Elle m'aime 1... J'en vais, je crois, devenir fou.

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