SCENE IX
AMILCAR, caché; LOUISE.
LODisE , sans voir Àmilcar.
La voilure s'est éloignée! C'est singulier! c'est une folie, une faiblesse d'esprit... Mais, seule ici, avec celle victime dans le cabinet , jai peur... Cependant depuis quinze jours j'ai l'habitude de ne voir que ça.
A.MiLCAR, à part.
Quel horrible métier !
LOUISE
Le chevalier s'est échappé : il a bien fait ! S'il revient, je veux le Irailer de la bonne manière !...
(Elle va vers la première chambre à gauche et en ouvre la porte, elle regarde à l'intérieur en l'éclairant de la chandelle.)
AMILCAR, à pari.
Une victime qui leur est échappée, qu'ils veulent repincer à cause de son or. Que j'ai le front brûlant! je crains l'apoplexie... je crains... Tu crains, malheureux! mais, si tu avais un peu de raison lu te dirais : c'est encore ce qui peut t'ariiver de plus agréable...
(Il descend doucement l'escalier du lond et pousse la porte derrière lui.)
LOUISE
Oui, oui, il esl parli, sans doule landis qae j'allais chercher mon frère... [Elle dépose le chandelier.) C'est clair , il n'est plus ici... {Regardant sa main.) Qu'est-ce que j'ai donc là ? je saigne. Ah ! je me suis déchiré la main dans l'escalier, ce n'est rien , allons , je vais fermer ma porte... [Elle ferme la porte du fond.) et me coucher , je durs tout debout... [Elle revient en scène. On frappe à la porte du fond.) Ah ! mon Dieu ! qui est là ? AMiLCAR , en dehors.
C'est moi î
LOCiSE, à part, avec effroi.
Mon mari ! un quart-d heure plus tôt il surprenait mon frère ici... Ah 1 qu'il ne s'aperçoive pas de mon trouble !
AMILCAR, toujours dehors, frappant.
C'est moi I c'est moi-même ! j'arrive ! ... *
(Louise ouvre.) EySEMBLE.
Am :
Après une lon^jue absence Eutin Ijg^JJ^^ de retour,
Et maintenant ^^ présence Me rend la joie et l'amour.
A.Mii.cAR ,à part.
Cacli')ns la p6ur qui me î;lace j Surtout, ne permettons pns, Que ia farouche me passe Autour du cou ses grands br: s.
(Reprise de l'Enserablc.) " Amilcar. Louise.