ESSE}-' BLE
Quelle affreuse aventure î Quelle sanglante nuit!
J'en perds l'esprit.
Ami, je vous conjure.
Sortons tous deux sans bruit , Sortons sans bruit De ce réduit.
(Il s'appuient l'un sur l'autre.— Au moment où ils vont descendre, on entend dans l'escalier la voix de Boulard.)
BOULARD , da7ïs Vescalicv.
Louise !
ÀMiLCAR, 'prenant le chevalier par les anglaises de son habit.
Arrêtez î
BOCLARD , de même.
Louise !
AMILCAR
Grand Dieu ! vous reconnaissez celte voix maudite 1 c'est la voix d'Orsini !
LE ciiEVALîtR , effaré.
D'Orsini!
A.MILCAR.
Oui, d'Orsini... et pas d'armes pour nous défendre.
LECîiLVALiER , Criant.
Ah ! Seigneur , que devenir I
AMILCAR
Taisez- vous, ou nous sommes perdus.
LE CHEVALIER , cvianl loujours.
Au secours !
AMILCAR , le saisissant à la gorge.
Taisez-vous, ou je vous étrangle.
LECUEYALiER, vïvcment.
Je me tais.