SCÈNE Xil
AMILCAR
Venez ; cachons-nous. Vous me servirez de rempart.
BOCLARD, au dehors.
Louise î...
(Amilcar et le chevalier se cachent dans la petite ruelle du lit au fond à droite.)
LOUISE , de la chambre.
Me voilà ! me voilà ! [Elle repousse les meubles en sortant.) Ah ! il arrive à propos...
(Elle ouvre la porte du fond.) BOCLABD , paraissant.
Réflexion faite , je pars demain pour Versailles ; lu pourrais être compromise.
LOUISE
Parle plus bas !
BOULARD
Donne-moi la victime ; je l'emporterai.... (Amilcar et le chevalier tremblent comme la feuilU. Ils se serrent la main.)
LOUISE
Mon mari est arrivé. !
BOULARD
Oh!
Mais je ne le voit pas là !... il sera descendu sans doute.
BOULARD
Hâtons-nous , de crainte de surprise î...
(Louise ouvre le cabinet.) AMILCAR , au chevalier.
J'ai les symptômes d'une gistraigie. Et vous?
LOUISE , descendant la sciuie.
Ah ! je suis bijn malheureuse... Il faut (pir- je le
dise... mais (u ne le dénonceras pas... je ne veux plus rester avec mon mari... J'ai surpris un sccrcl dans son rêve... c'est un assassin !...
(Le chevalier repousse Arr.ilcar avec épouvante.) A*)iiLC.4R , à part.
Un assassin !
BOULAED.
Un assassin !
LE CHEVALIER j à part.
Un assassin !
AMiLCAR , bas au chevalier qui s'agite. Ne bougez pas î ne bougez pas!
BOULARD
Viens , viens ! ne tremble pas ! je te sauverai... plus de danger maintenant....
(Ils s'acheminent vers le cabinet de la victime ) LOUISE , écoutant.
Chut!
Chut!
Chut!
Chut!
BOULARD
AMILCAR , au chevalier.
LE CHEVALIER , à AtïiUcar.
LOUISE
On monte l'escalier. C'est lui! c'est mon mari !
BOULARD
Du calme î...
(11 entre dans le cabinet. — Amilcar , voyant que le
chevalit^r s'est plcicé derrière lui, le remet devant
pour qu'il lui serve de rempart.;
AMILCAR, bas au chevalier.
Je plains celui qui arrive! c'est peul-ê!re un autre actionnaire. Ils vont l'exterminer.