ACTE I
FABIEN, s'arrêtant.
Périnette, dites donc, vous n’attendez plus personne?
P É R I NETTE , travaillant.
Moi! à cette heure! Mon Dieu! qui voulez-vous que j’attende?...
FABIEN
Eh! ne vous effrayez pas! Du moment que nous espérions M. Éverard pour aujourd’hui, je réfléchis, Périnette, à ce qui se passe tous les soirs quand il est là. Aussitôt que les voix et les pas des gens de la veillée s’éloignent sur la route, il y a, dans l’allée du parc qui touche au jardinet d’ici, une personne qui ouvre la porte de communication et qui, sans jamais manquer, vient souhaiter le bonsoir à son ami.
PÉRINETTE
Élise? Eh! son père va lui dire que M. Éverard n’est pas revenu.
Croyez-vous, Périnette? il me semble cependant entendre des petits pas courir dans le jardin. Ils montent l’escalier à présent. Et tenez !...
PÉRINETTE
Eh ! oui, c’est mon Élise !... ( Entre Élise, un gros bouquet à la main.)