SCÈNE VI
Les mêmes, ÉLISE.
ÉLISE
Où est-il? où est-il? — Comment, pas encore arrivé!...
PÉ RI NETTE
Non, mais sois sans crainte, il nN a pas eu d’accident: M. Fabien a vu la voiture.
ÉLISE
Ah !... merci, Périnette, - merci ! (a Fabien, qui la salue.) Donsoir, monsieur Fabien. — Alors, il ne sera ici que demain?
LE MAITRE D’ÉCOLE
PÉRINETTE
C’est présumable.
Ah bien î il ne risque rien ! il sera joliment grondé 1
PÉRINETTE
C’est ça, demain. Mais ce soir, puisque monsieur n’y est pas, il faut rentrer tout de suite au château, ma mignonne.
ÉLISE, soupirant et s'asseyant sur un tabouret aux pieds de Permette.
Oui, oui, partons
FABIEN, l'uwyaiit sur un tabouret de ('autre côté.
Partons.
PERINETTE, le* regardant.
Ah! c’est cela que vous appelez partir, vous!
ÉLISE
Tu ne veux pas que je te demande des nouvelles de Périnet, mon petit page?
PÉRINETTE
Oh! câline!
FABIEN, vivement.
Périnet! il a été bien triste, le cher enfant, pendant ces quinze jours... où vous n’avez pas quitté le château, mademoiselle.
ÉLISE
Ne m’en parlez pas ! je suis venue encore ce soir en cachette. Mon père me retenait.
FABIEN
Et puis, il y avait votre nouvel hôte de Paris.
ÉLISE
Ma Périnctte, vous m’avez appris, mon ami et toi, à ne haïr personne; mais je peux bien dire, n’est-ce pas? qu’il me déplaît affreusement, notre nouvel hôte de Paris!
En vérité?
FABIEN, joyeux.
PÉRINETTE
Tout cela est bel et bon! tu nous conteras demain le reste!