‹ Le maitre d'ecole drame en cinq actesChapitre 30 sur 97 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

VAHADE.

Eh bien, d’abord, nous pourrons compter qu’il n’aura pas d’autre héritière qu’Élise.

y. DELLEMARE.

Et après?

VARADE

Après? après?... Mais nous aurons barre sur lui... à mort. Il ne s’agit pas ici de sentiment ! Voyons, vous êtes d’une assez jolie force à l’épée, et vous auriez, pardieu ! bien le droit de pourfendre votre... ex-rival.

DELLEMARE.

Ce Varadeî on ne sait jamais au juste s’il plaisante. Mais vous ne m’entraînerez pas plus loin que je ne veux aller. Si Éverard est mon larron d’honneur et s’il fait l’insolent, il trouvera à qui parler. Sinon...

VARADE

Sinon, vous ferez banqueroute pour l’amour de lui. Oh! oh ! vous oubliez que nous sommes rivés à la même chaîne et que je sauterais avec vous, mon très-cher associé. Nos intérêts dans le présent et dans l’avenir sont liés de telle sorte, que M. Éverard vous offrît-il sa propre fortune avec celle d’Élise, vous ne pourriez en profiter qu’avec moi et par moi. Nous sommes l’un sur l’autre le grappin du diable ; ne nous lâchons pas, ou gare le grand trou ! — Je croyais que. ceci était entendu et compris cent fois pour une !

DELLEMARE.

Sans doute, Varade, sans doute ! Cependant... Ah ! mon Dieu ! la sortie des enfants !

VARADE

Oh l ne nous empêtrons pas dans cette marmaille ! venez fairè un tour d’avenue, que je vous remonte un peu. Si vraiment VOS naïfs scrupules... (assortent, en parlant, par la porte du fond.)

LE MAITRE D’ÉCOLE

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