SCÈNE III
DELLEMARE, VARADE, BAL ANDIER, FABIEN, PÉRINETTE et PÉRINET.
. __ DELLEMARE, à Permette.
Vous ôtes la personne qui garde la maison de M. Éverard en son absence? Vous vous nommez Périnette Chambrun?
PÉRINETTE
Oui, monsieur.
DELLEMARE.
Du vivant de ma femme, il y a de cela quelque dix-sept ans, vous avez été, je crois, pendant un de mes voyages, attachée à son service... (Hourement de périnette.) je veux dire vous aviez la confiance de madame Dellemare. Ma fille vous affectionne beaucoup et me parle souvent de vous, de votre fils... que voici, sans doute?
PÉRINETTE
Oui, monsieur, un bon et gentil petit garçon. M. Éverard ne lui fait qu’un reproche, c’est de travailler trop.
VARADE
Ma brave femme, nous aurions, dans votre intérôt, à causer avec vous seule.
, FABIEN
Périnette, je vais dans la chambre de M. Éverard achever
de ranger ses papiers, (tl salue Dellemarc et sort par la droite.)
PÉRINETTE.’
Et toi, va dormir, Périnel.'
Bonsoir, mère. (Bas, à permette.) Est-ce qu’il faut absolument que tu entendes ces messieurs-là?... Écoute, celui qui rit toujours me fait peur I
PÉRINETTE
Va, ne crains rien ; va, mon enfant !
(Elle conduit Permet, qui sort par la gauche.)
DELLEM ARE , bas A Varade, lui montrant Balandier, qui» depuis son entrée, s’est assis immobile et muet à l’écart.
Varade, votre taciturne ami va-t-il donc assister à notre entretien avec cette femme ?
V A R A DE , s’approchant de Balandier.
Monsieur Balandier?
BALANDIER, bas.
Je vous gêne? Soit, je vais vous attendre au dehors. Je sais qu’il y a une autre issue par le parc du château, mais elle est surveillée.
VARADE
Vous êtes trop bon I («s se saluent. Balandier sort. Revenant à Dellemare.)
C’est fait 1
DELLEM ARE.
Bien ! Prenez garde maintenant à ce que vous allez dire, Varade.
VARADE
Soyez calme 1 Combiner prudemment, jouer hardiment, c est mon affaire.