‹ Le maitre d'ecole drame en cinq actesChapitre 87 sur 97 · ACTE Y · texte numérisé non relu

ACTE Y

DELLEMARE.

Monsieur... excusez-moi, mais ma surprise égale ma joiel c’est vous, monsieur Éverard ! vous qui...

Oui, mon cher, remerciez M. Éverard; remerciez-le deux fois. J’épouse ce matin même mademoiselle Élise, que M. Éverard reconnaît dès à présent pour sa seule héritière.

DELLEMARE.

Un tel changement?

VARADE

Je vous l’expliquerai dès que j’aurai eu avec M. Éverard un moment d’entretien, et s’il veut bien me l’accorder?...

ÉVERARD

J’allais, monsieur, le réclamer de vous.

VARADE

Vous plaît-il que je vous suive chez vous? à moins qu’il ne vous convienne de rester ici.

ÉVERARD , avec émotion.

Dans ce lieu deux fois religieux? pourquoi non? Et si M. Dellemare n’y voit pas d’obstacle...

DELLEMARE.

Monsieur, vous êtes chez Élise.

ÉLISE, à Éverard.

Faut-il donc que je vous laisse, mon ami ? Ah ! il me semble à présent que tout me quitte quand vous me quittez.

ÉVERARD

Dès que je serai seul, Élise, revenez, revenez bien vite T ,

ÉLISE, tristement.

Hé! pourquoi m’éloigner? tout n’est-il pas fini?

Non! je lutterai jusqu’à la dernière seconde! J’ai l’espérance invincible 1

LE MAITRE D’ÉCOLE

Il A I. AND] Eli , bas. h Vrnde.

Plus de retard cette fois, ou vous êtes perdu ! il ne vous reste que trois heures.

VAR ADE

Deux heures de tropl — Dellcmare, faites en toute hâte avertir les témoins et l’adjoint au maire.

ÉVERARD

Bux î courez chez Mathieu, et dites-lui d’atteler sur-le-champ et de m’amener ici sa voiture.

ÉLISE, & elle-même, reconduite par Dellcmare.

, Que veulent-ils encore l’un et l’autre, mon Dieu? (tous

■orient.)

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