ACTE Y
DELLEMARE.
Monsieur... excusez-moi, mais ma surprise égale ma joiel c’est vous, monsieur Éverard ! vous qui...
Oui, mon cher, remerciez M. Éverard; remerciez-le deux fois. J’épouse ce matin même mademoiselle Élise, que M. Éverard reconnaît dès à présent pour sa seule héritière.
DELLEMARE.
Un tel changement?
VARADE
Je vous l’expliquerai dès que j’aurai eu avec M. Éverard un moment d’entretien, et s’il veut bien me l’accorder?...
ÉVERARD
J’allais, monsieur, le réclamer de vous.
VARADE
Vous plaît-il que je vous suive chez vous? à moins qu’il ne vous convienne de rester ici.
ÉVERARD , avec émotion.
Dans ce lieu deux fois religieux? pourquoi non? Et si M. Dellemare n’y voit pas d’obstacle...
DELLEMARE.
Monsieur, vous êtes chez Élise.
ÉLISE, à Éverard.
Faut-il donc que je vous laisse, mon ami ? Ah ! il me semble à présent que tout me quitte quand vous me quittez.
ÉVERARD
Dès que je serai seul, Élise, revenez, revenez bien vite T ,
ÉLISE, tristement.
Hé! pourquoi m’éloigner? tout n’est-il pas fini?
Non! je lutterai jusqu’à la dernière seconde! J’ai l’espérance invincible 1
LE MAITRE D’ÉCOLE
Il A I. AND] Eli , bas. h Vrnde.
Plus de retard cette fois, ou vous êtes perdu ! il ne vous reste que trois heures.
VAR ADE
Deux heures de tropl — Dellcmare, faites en toute hâte avertir les témoins et l’adjoint au maire.
ÉVERARD
Bux î courez chez Mathieu, et dites-lui d’atteler sur-le-champ et de m’amener ici sa voiture.
ÉLISE, & elle-même, reconduite par Dellcmare.
, Que veulent-ils encore l’un et l’autre, mon Dieu? (tous
■orient.)