SCÈNE IX
ARMAND, CECILE. r
ARMAND
Vous ici! mademoiselle.
CÉCILE
Pourquoi cette question ? vous y êtes bien , monsieur.
ARMAND
Moi , c'est différent, mon devoir exige souvent
CÉCILE
Et moi, monsieur, j'y viens attendre quelqu'un
ARMAND
Attendre quelqu'un !
CÉCILE
Certainement , et vous allez m'y laisser seule
ARMAND
Mais , si M. Gerval savait. . .
CÉCILE
Ne suis-je pas un enfant gâté, habituée à faire tout ce que je veux ?
armand , se retournant.
Vous ne pouvez rester , j'aperçois Hubert.
CÉCILE
C'est justement à lui que je veux parler.
ARMAND , étonné.
A Hubert Alors je reste auprès de vous.
CÉCILE
Non... j'exige que vous me laissiez seule avec lui, n'ayez
pas peur j c'est mon bon ami , qu'Hubert ( Souriant. )
Vous n'êtes pas jaloux de lui ?
armand, embarrassé.
Que voulez-vous dire , Cécile ?
CÉCILE
Il ne s'agit pas de tout cela, mais d'obéir , monsieur ; vous n'êtes ici que contre-maître , et moi je suis maîtresse
de forges je représente mon père! Voyons si vous
connaissez la subordination.
ARMAND
Air : Un moment de gêne.
Allons , je vous laisse ; Soyez la maîtresse.
( à part. ) Ne m'éloignons pas ; Restons sur sts pas.
CÉCILE
Monsieur , c'est très-sage D'obéir ainsi; Vous ferez, je gage , Un très-bon mari.