SCENE XV
CLAIRE, PHILIPPE, LA MARQUISE, LA BARONNE et UACHtl.lN.
CLAIRE, à Philippe, qui s'avance timide et respectueux (').
Monsieur, notre vieil ami, M. Bacbelin, a dit à ma mère que vous me faisiez l'honneur de désirer ma main. (Philippe •'incline sans parler.) Je VOUS crois galant homme. Je pense donc que, pour avoir formé de tels projets, vous saviez, comme tous ceux qui m'entourent, et, depuis longtempi déjà peut-être, que le duc de Bligny...
PHILIPPE, avec émotion (*).
Oui, mademoiselle, je le savais. Et croyez bien que.
même en ce moment, s'il dépendait de moi d'assurer votre bonheur, en vous ramenant le duc, je n'hésiterais pas, fût-ce au prix de ma vie.
CLAIRE
Je vous remercie. Mais tout lien entre la duc et moi est à jamais rompu. Et la preuve la plus certaine que j'en puisse donner, c'est que, si vous avez gardé les mêmes sentiments (^), je suis prête à vous tendre la main (♦).
PHILIPPE
Mademoiselle... (ll prend la main de Claire, et s'inclina avec
tdoration.) Oh! VOUS me rendez bien heureux!
BACH ELI. N, au fond.
Leduc!
On entend la vois de Moulinet parlant au duc. CLAIRE, voyant Philippe hésiter sur ce qu'il doit faira.
Restez, monsieur (»).