‹ Le maître de forges (volume 2)Chapitre 40 sur 122 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

mariée qui, sous ses voiles blancs, avait l'air d'un spec tre , ces assistants qui semblaient des ombres. . Brrou(<5)!...

LA BAP.ONNE, au dao.

J'avoue que les orgues me produisent un efîet terrible... Quand elles se sont mir-es à chanter ('), des larmes me sont venues aux yeux. Une tristesse immense s'est emparée de moi, accompagnée de pressentiments...

LE BARON

Ohl... vous êtes trop impressionnable.

LA BARONNE, de même.

Sans mon flacon anglais, j3 me trouvais mai.

MOLLINET, au duc.

Et puis, je vous ferai encore remarquer, sans vouloir offenser personne, qu'il n'y a pas, pour les gens de la noce, le moindre souper.

LE DUC, sévèreiiieat.

iMonsieur Moulinet (")!...

MOULIiNET.

Chez nous autres bourgeois, une noce comme celle-là î'appelle une noce sèche. Pour votre mariage, il y aura un diner,vous verrez ça !... Cent couverts à quatre-vingts francs par tète. Et quand on s'en ira, on n'aura pas, comme aujourd'hui, l'estomac dans les talons

LE DUC

Monsieur Moulinet, vous parlez trop. Dans notre intérêt à tous, soyez, je vous prie, moins expansif.

MOULINET

Mais, mon gendre...

LE DUC, sèchement.

D'abord, je ne suis pas encore \otre gendre.

MOULINET

Ohl vous avez ma parole...

LE DUC

Et quand je le serai, ne m'appelez pas ainsi. Si c'est possible même, ne m'appelez pas du tout (>*).

MOULINET, vexé.

. Monsieur le duc ! (a part.) On aura beau faire des révolutions, nous ne serons jamais les égaux de ces gens-là...

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