ACTE DEUXIEME
CLAIRE, tremblante d'émotion contenue, à part.
Us ue me verront pas pleurer.
▲thénats donne le bras à son père et sort, suivie par le duc. LA MARQUISE ("), venant à Claire.
Allons, ma chérie!... il faut nous quitter... Mon rôle de mère est terminé. Tu vas être maîtresse de ta vie... J'ai bien fait, n'est-ce pas, tout ce qui dépendait de moi pour que tu sois heureuse ?
CLAIRE, avec effort.
Oui, mère chérie... N'aie aucun souci, aucune inquiétude. (D'une voix étouffée.) Xe m'attendris pas... On pourrait croire (*")... Retire-toi , val A demain. (Elle embrasse s«
mère ("), puis la marquise sort avec Octave. A part.) J'étoufie(**) !... SUZANNE, s'approchant.
Ma sœur, on croit, dans notre province, que la fleur détachée du bouquet d'une mariée que l'on aime porte bonheur. Je vous aime bien tendrement. Voulez-vous me permettre de prendre une de ces fleurs ?
CLAIRE, avec amertume.
Si ces fleurs portent bonheur, elles me sont inutiles. Tenez, les voilà, prenez-les toutes.
Elle arrache son bouquet, le donne à Suzanne, puis remonte. SUZANNE, avec émotion.
Vous paraissez n'y pas tenir, à ces fleurs... Et pourtant c'est mon frère qui vous les a données.
LA BARONNE (*^)
Laissez-la, ma chère petite... Elle a besoin d'un peu de calme... Ne vous faites pas de chagrin, et emportez voire bouquet... Il vous servira certainement de modèle un de ces jours.
SUZANNE (**)
Bonsoir, madame.
LA BARONNE {*')
Bonsoir, ma chère enfant.
Suzanne sort, la baronne referme la porte.
LE MAITRE DE FORGÎîS