SCÈNE II Les Mêmes, OCTAVE, en costume de chasse, BACHELIN
OCTAVE
Entrez donc, monsieur Bachclin (').
BACUELIX.
Mesdames... madame la marquise... tout mon respect(*).
LA MARQUISE
Bonjour, mon cher Bachelin. (a OctaTe.) Tu es parti de grand matin?... Je ne t'ai pas entendu... Tu as fait bonne chasse?
OCTAVE
Oui, ma mère, grâce à M. Derblay qui m'a conduit dans sa réserve...
LA MARQtMSE.
Décidément, il te plait, le maître de forges.
OCTAVE
Ma mère, il serait impossible de trouver un meilleur compaL;non. 11 viendra dans la journée, m'a-t-il dit, avec sa sœur, qui sort du couvent, et qu'il désire vous présenter (•).
s LE MAITRE DE FORGES
LA. MARQUISE
Mon cher Bachelin, il y a une éternité qu'on ne vous il vu.
BACHELIN
J'ai été fort occupé, madame la marquise... par une grosse affaire,., la venie de La Varenne (*).
OCTAYE.
Ah! les d'Estrelles ont er. in trouvé un acquéreur?
BACHELIN
Et qui a payé un prix de convenance, je vous en réponds. Mais il tenait tout particulièrement à cette terre. C'est un gros fabricant de Paris ; il m'a dit même avoir riionneur de connaître la famille de madame la marquise. C'est sans doute la raison qui lui a fait rechercher le voisinage de Beaulieu.
lit peut-on savoir le nom de ce monsieur?
BACHELIN
11 s'appelle M. Moulinet.
LA BARONNE, se livant.
M. Moulinet!
CLAIRE
Le père d'Athénaïs (»)!
LA BARONNE, avec vivacité.
Oui, certes, il nous connaît (^j... Sa fille a été notre camarade,au couvent... notre adversaire, notre rivale (')... Il y a tout un passé de querelles et de batailles entre elle et nous. Les élèves étaient partagées en deux camps : ce lui des bourgeoises et celui des nobles... A la tête de l'un, mademoiselle Moulinet, à la tête de l'autre, mademoiselle de Beaulieu... Et on était méchant, et on se déchirait... !
BACHELIN
Le monde en petit.
LA BARONNE
Du reste, fort jolie, Athénaïs, très intelligente.., et vin