ACTE QUATRIEME II
PHILIPPE
J'avais des comptes très importants à arrêter...
SUZANNE
Eh bienl il fallait prendre un jour de plus et ne pas veiller (').
PHILIPPE
C'était impossible, (il sa lève.) Où vas-tu ce matin?
SUZANNE
Je vais faire une tournée... C'est mon jour de pauvres (*)...
PHILIPPE
Tiens... tu leur donusras mon aumône avec la tienne.
Il lui donne an billet de banque.
SUZANNE, l'embrassant sur une joue.
Merci pour eux... (L'embrassant sur l'autre.) Merci poUP
moi (').
PHILIPPE
Écoute encore, avant de t'en aller [^)... Claire m'a dit hier quelques mots de tes projets et de tes espérances...
se Z AN NE. confus*.
Philippe...
PHILIPPE, trè» tendrement.
Pourquoi n'es-tu pas venue m'en parler à moi, le \.^emier? Est-ce que je te fais peur, maintenant?...
SUZANNE
Non, mais ces aveux-là semblei. l pi s fables a faire à one sœur qu'à un frère.
PBILIPPE, à part.
A une sœur! (Haut ) Tu aimes bien Claire?
SUZANNE
Ohl tendrement.
PHILIPPE
Et Octave? Depuis quand l'aimes-tu?
SUZANNE
Je crois, Philippe, que je l'aime depuis le jour où je l'ai
vu pour la première fois... 11 m'a plu tout de suite... U disait toujours tant de bien de toi I... Et cela m'est allé au cœur... Enfin, il pai'aissait ne se plaire que dans ma compagnie, et moi, de mon côté, quand il était là, je me «en- *^is joyeuse...
PHILIPPE, avec émotiou.
Bien, mon enfant!... Tn sais que mon but unique a été de te rendre heureuse... Le bonheur pour toi est là... Tu épouseras celui que tu aimes.
SUZANNE
Ohl Philippe I comment te remercier!
peiiippE.
D'une façon bien simple, ma chérie... En t'en allant, ta vas passer devant l'église... Entres-y... et dis une toute petite prière pour moi... Je serai payé.
SUZANNE
De tout mon cœur... Adieu (')...
PHILIPPE, la rappelant et lai tendant les bras.
Suzanne (') !
SUZANNE, elle Tt^mbrassa.
A tout à l'heure...
Elle tort.
PHILIPPE, la suivant des yeax.
Adieu, chère enfant, qui as été la joie de ma vie. (n
passe la main snr son front.) Allons!
Il va à son bureau et s'assied sur le fauteuil qui est à gaucli**