‹ Le maître de forgesChapitre 13 sur 119 · ACTE I : SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I : SCÈNE VI

• . . Je l’ai si soigneusement élevé !... J’ai été une seconde mère pour lui ... Et voilà comment il m’en récompense I Oh I l’ingrat !... l’ingrat I Le Baron. Ma chère tante I

La Marquise, se calmant. C’est fini. {Elle se lève, 5 puis, avec fermeté,) L’important, c’est que nous prenions de grands ménagements vis-à-vis de Claire. Vous la connaissez : elle est fière, emportée. Son père était ainsi : cœur d’or, mais tête de fer. Elle parlait encore de Gaston tout à 10 l’heure. Elle va être frappée en pleine sécurité !

Le Baron. Ma chère tante, ne croyez- vous pas qu’une démarche faite auprès de Bligny ?... Il a été entraîné ... Il serait peut-être possible de le ramener ... Et si vous y consentiez, je serais, moi, tout 15 entier à votre disposition.

• La Marquise. Non, nous ne sommes pas de ceux qui s’humilient et qui implorent. Notre position, pour triste qu’elle soit, est nette et digne. Il ne me plairait point de la changer. 20

Le Baron. Advienne donc que pourra ! Le heau rôle est de votre côté. Et si vous avez l’occasion de verser quelques larmes en cachette, du moins vous n’aurez à rougir devant personne. Je n’en dirais pas autant de Bligny. 25

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