‹ Le maître de forgesChapitre 22 sur 119 · ACTE I : SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I : SCÈNE X

Et puis, je tiens à vous le dire, madame la marquise, comme opinions, je suis libéral, mais comme relations, je ne comprends que l’aristocratie I La Marquise. Croyez, monsieur, que je suis très touchée des sentiments que vous m’exprimez avec 5 cette simplicité pleine de rondeur . . .

Moulinet, à sa fille, bas» Tu vois !

La Marquise. Ils sont dignes d’un homme arrivé à la position que vous avez su vous faire par votre intelligence. 10

Moulinet, avec abandon» Voilà comme je suis I Et si mon caractère vous va, madame la marquise, je crois que nous pourrons trouver quelque agrément à voisiner.

La Baronne, à part» Mais, c’est un monstre que cet 15 homme !

Moulinet. Vous connaissez sans doute La Varenne? Vous savez que le château est historique ? J’y habite la chambre dans laquelle l’empereur Charles-Quint a couché, à ce qu’on prétend. Oui, madame la 20 marquise, je couche dans un lit impérial I Et je n’en suis pas plus fier pour ça.

Athénaïs, ne pouvant se contenir» Mon père I Moulinet, à voix basse, à Athénaïs» Laisse donc . . .

ça va très bien I 25

Athénaïs. Demande donc à madame la marquise de nous montrer la terrasse du château. La vue, m’at-on dit, y est merveilleuse.

Elle remonte vers le fond»

La Marquise, à part. Elle rompt les chiens I La Marquise. Mais, volontiers.

Moulinet, sortant, La vue, à La Varenne, est exceptionelle, madame la marquise; si vous me faites 5 l’honneur de venir chez moi, nous pourrons comparer.

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