Scène III
La Marquise, Bachelin.
La Marquise. Eh bien I mon cher Bachelin ?
soucieusement Mauvaises nouvelles, madame la marquise, et c’est pour moi, vieux serviteur de votre famille, un sujet de vive affliction. Le gain 5 du procès, engagé de son vivant par feu M. le marquis de Beaulieu, votre époux, est gravement compromis.
La Marquise, après un temps. Vous ne me dites pas toute la vérité, Bachelin. S’il y avait encore une to lueur d’espoir, vous ne seriez pas si abattu. Les tribunaux ont décidé ? Le procès est perdu ?
Baclielin. Hélas I oui I madame la marquise . . • {Avec humeur,) La cause avait été mal engagée, et la perte de ce procès est un coup terrible pour 15 la maison de Beaulieu.
La Marquise. Terrible, en effet, et qui entraîne la ruine de mon fils et de ma fille.
Bachelin, après un silence. Oh I plaie d’argent n’est pas mortelle et . . . (iZ s'arrête,) s’il n’y avait 20 que cela . . .
La Marquise. Qu’y a-t-il donc de plus? {Elle regarde Bachelin^ puis avec un grand trouble,) Vous avez des nouvelles du duc de Bligny ?
Bachelin. Oui, madame la marquise. J’avais été 25 chargé par vous de m’enquérir des faits et gestes