‹ Le maître de forgesChapitre 61 sur 119 · Scène IX · texte numérisé non relu

Scène IX

Les Mêmes, Philippe.

Philippe. Marquise . . • On vient de me dire que vous étiez arrivée.

TL lui baise la main,

La Marquise. Merci, mon cher enfant, pour mes orphelins.

Philippe. C’est votre fille qu’il faut remercier, marquise. Je ne suis que la main qui exécute, elle est le cœur qui commande.

La Marquise, V emmenant à V écart. Maintenant, voici

ce que vous m’avez chargée de faire venir de Paris. Tenez, offrez-le vous-même.

Elle lui donne u/n écrin,

Philippe, à Claire, Claire, voici mon présent de fête 5 ... {Claire se lève avec un mouvement de joie et

prend V écrin que lui présente Philippe,) Etant choisi par votre mère, je pense qu’il vous fera plaisir,

Claire^ à ces mots, baisse la tête avec découragement, lo sans ouvrir V écrin,

La Marquise. Eh bieur^ tu ne regardes pas ? Mais, ma chère, c’est un cadeau princier. {Claire passe au premier plan milieu et ouvre V écrin,) Allons, Philippe, attachez-le lui vous-même, ce signe d’es- 15 clavage . . . Philippe descend à droite de Claire tremblante, prend le collier, le lui passe autour du cou et Vy attache ; la marquise prend V écrin et va le porter sur la console, puis revient, ) Eh bien 1 voyons, embrasse donc ton maril . . . Est-ce moi 20 qui te gêne? . . . Tiens I Je ne regarde pas. {La marquise se détourne gaîment, Claire penche la tête du côté de Philippe, qui, aussi ému qu'elle, V embrasse dans les cheveux,) A la bonne heure I ... (A Philippe) Eh bien I qu’est-ce qu’il y avait 25 donc? . . .

Elle remonte, avec lui, vers Octave et Suzanne qui arrivent par le fond,

Claire, avec tristesse. Triste baiser, qui ne vient pas du cœur, et que les lèvres seules ont donné I

Page 1