‹ Le maître de forges; pìece en quatre actes et cinq tableauxChapitre 25 sur 120 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

CLAIRE, LA BARONNE, puis LA MARQUISE.

CLAIRE, avc> éclat (*).

Tu le savais, toi, qu'il allait se marier. Pourquoi ne m'as-tu rien dit?

LA BARONNE

Clairel

CLAIRE (*)

Trahie ! Délaissée ! Pour elle ! Et vous m'avez laissé l'apprendre de sa bouche (s) 1 Elle a pu librement me porter un pareil coup! Mais vous étiez donc ses complices? Il n'en est donc pas un seul parmi vous qui m'aime (*)?

LA BARONNE

Par grâce!... Tu me fais peur... Voyons, ma chérie.

CLAIRE, éclatant en sanglots.

Et lui! lui! Oh! malheureuse que je suis!... Malheureuse!

LA MARQUISE, bouleversée, entrant par le fond.

Oh! mon Dieu! ma pauvre enfant (•) I... Clairel

CLAIRE

Vous savez, ma mère?...

Le père, à l'instant, m'a tout appris.

CLAIRE

Ah! c'est fini! Ma vie est brisée!... Cet abandon pèse^i toujours sur moi, et si, après l'humiliation qui m'atteint, j'étais assez folle pour penser à me marier, qui donc voudrait de moi, maintenant?

LA MARQUISE

Qui?... Mais tu choisiras! Et ici même, M. Derblay accepterait ta main à genoux.

CLAIRE, s'arrtttant au milieu de ses pleur».

M. Derblay...?

LA MARQUISE

Oui. Et je ne te parle de lui que pour rassurer ton esprit. Qui pourra rapprocher sans t'aimer? Veux-tu que nous repartions pour Paris? Veux-tu que nous voyagions? Parle, je suis prête à tout ce qui pourra te satisfaire et te consoler. Que décides-tu?

CLAIRE, avec désespoir.

Ah 1 le sais-je? Je voudrais disparaître en un instant, uir les autres et moi-même. J'ai tout en-haine et en mépris. Hélas 1 que ne puis-je mourir?

LA MARQUISE

Glaire!

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